Test de Gears of War 3 sur 360

Longuement attendu par de nombreux joueurs aux quatre coins du monde, il est enfin là. Gears of War 3 est d’ores et déjà disponible et vient clôturer une saga qui s’est imposée comme véritable porte-étendard de la Xbox 360 et du genre TPS, démocratisant son système de couverture des plus efficaces. Prêts à tout casser, Marcus Fenix et l’équipe Delta sont de retour dans un monde dévasté par la vermine Locuste et Lambent. Etant le dernier volet de la trilogie créée par Cliff Bleszinsky et Epic Games, Gears of War 3 se devait d’être à la limite de la perfection afin de rendre hommage à ses prédécesseurs et pour laisser aux fans un beau cadeau d’adieu. Est-ce réussi ou bien aucune nouveauté n’est-elle venue pointer le bout de sa tronçonneuse ?

Gears of War 3 : Mange ma chaussure s’il te plait

Pour ceux qui débuteraient avec ce dernier opus ou bien tout simplement pour les joueurs qui ont la mémoire courte, sachez qu’un résumé en vidéo des deux jeux précédents est disponible via le menu d’accueil. C’est indispensable pour comprendre de nombreux détails de l’intrigue de ce nouveau volet et de ce fait, une petite piqûre de rappel s’impose. Souvenez-vous, l’équipe Delta avait pris la décision de détruire la ville de Jacinto, dernier rempart de la résistance humaine, afin de noyer les tunnels Locustes, une bombe lumière surpuissante n’ayant pas suffit à les éradiquer. Cette solution s’est avérée efficace, les forces ennemies étant maintenant divisées, retournées à l’état sauvage et leur reine ayant du mal à organiser une armée efficace. Malheureusement, les Lambents eux sont plus puissants que jamais. Comment oublier ces Locustes mutants durs à cuire, modifiés à cause de l’émulsion (le carburant du futur pas si écolo que ça), qui explosent dès qu’ils sont éliminés ? Deux ans après les événements de Jacinto, ils ont évolué et s’avèrent être une menace encore plus grande que les Locustes.

Les énormes tiges Lambents jaillissent régulièrement de terre à l’improviste et font apparaître d’horribles mutants fluorescents et explosifs. Le bateau sur lequel se trouvent Marcus et son équipe permet de ne pas affronter trop souvent ces bestioles, mis à part quand les vivres viennent à manquer. Qui aurait pu se douter que les radis de Dom ne suffiraient pas à nourrir une armée de Gears en même temps ? Un jour, le Président, qui avait disparu dans la nature il y a des mois de cela, débarque et n’y allant pas par quatre chemins,remet à Marcus un enregistrement dans lequel il voit son père qu’il croyait mort depuis belle lurette, même si les joueurs savaient qu’il ferait partie intégrante de cet opus après le teasing à la fin du second volet. Ce dernier lui apprend qu’il a réussi à inventer un remède contre la mutation Lambent qui permettra aussi d’éliminer tous les Locustes. Cependant, papa Fenix est retenu prisonnier par la reine Locuste sur une île top-secrète créée au départ par la CGU (la Rapture du soft) et il a besoin d’aide pour mettre son plan à exécution. Même si cela peut s’avérer un peu niais au premier abord, les fans seront contents d’enfin découvrir Adam Fenix, même s’il est amené dans l’histoire assez vite et brutalement.

Pas besoin d’en dire plus pour que le fiston parte au secours de son père. Le Parrain a raison, c’est important la famille. Même si des hordes déchaînées de Lambents attendent gentiment leurs casse-croûtes sur pattes à terre. Beaucoup plus nombreux que dans Gears of War 2, ils ne laissent aucun répit au joueur et c’est là que le mode coopération révèle toute sa saveur, donnant l’occasion à son équipe d’encercler les ennemis, de couvrir un ami qui court chercher des munitions en plein combat ou même d’exploser les tiges Lambents pour que les adversaires ne puissent plus s’en déverser tandis que ses coéquipiers mitraillent la vermine. Il en faut du monde pour pouvoir mettre en place ces techniques de jeu direz-vous. Heureusement, de nouveaux personnages sont là pour nous prêter main forte, comme Anya, qui était juste conseillère dans les deux premiers opus. Jesse, aperçu dans la BD tirée de la saga, a aussi rejoint Marcus, Dom, Cole et Braid, accompagné par la jolie Sam.

Et n’oublions pas Carmine, le petit dernier de la famille, prêt à venger la mort de ses deux frères. Succombera-t-il lui aussi ? Vous le découvrirez par vous-mêmes. Ce qui est sûr, c’est que cette équipe de choc est déterminée à sauver la planète et à botter les jolies fesses de la reine Myrrah au passage. Même s’ils seront souvent séparés en deux équipes (permettant de jouer en splitté avec un ami ou en ligne avec trois autres personnes), il sera donné de côtoyer à plusieurs reprises tous les personnages de la bande, ce qui permet de retrouver le ton bourru de Marcus, mais aussi l’humour bien lourd de Braid et Cole. De plus, on découvre certains détails concernant le passé de différents protagonistes en visitant leurs villes d’origine, ajoutant une certaine profondeur à l’histoire.

Ils rencontreront aussi quelques autochtones et certains ont vraiment une dent contre la CGU, responsable à leurs yeux d’un tel carnage. On pourrait se dire que la présence de femmes dans l’équipe viendrait apporter une touche de légèreté aux combats mais pas du tout, Anya étant la première à sortir sa tronçonneuse dès qu’un ennemi la colle de trop près.