Avis sur le jeu Bladestorm : The Hundred Years’ War special histoire de France

Bladestorm est un de ces jeux produits par Koei qui apparaissent de temps à autre et qui ne sont pas du tout reliés avec l’histoire de la Chine ou du Japon. Ici, le sujet est l’histoire de France et en particulier  la guerre de cent ans entre la France et l’Angleterre. Comme le nom le mentionne très bien, cette guerre s’est éternisée pendant plusieurs générations tellement les deux armées étaient de force égale. C’est alors que les mercenaires prirent un rôle important dans cette bataille. Ils étaient majoritairement mal vus par le reste de la société, mais ils avaient un code d’honneur, celui de remplir leurs contrats à terme. Au fil des batailles, les mercenaires se sont brillamment illustrés pour obtenir la reconnaissance des commandants. Quel côté choisirez-vous ?

Scénario de Bladestorm

Vous l’aurez certainement deviné,dans cette histoire de France  vous jouez le rôle d’un mercenaire, donc vous pouvez choisir votre camp comme bon vous semble. Votre point de départ est une taverne où son propriétaire a une affection incroyable pour les mercenaires. C’est également l’endroit où il sera possible de choisir ses missions, d’acheter de l’équipement, de recruter des troupes spécifiques et d’entendre quelques ragots provenant des habitués de la place. Les missions sont pratiquement toutes pareilles : il faut conquérir la ou les cibles. Avant d’entrer dans l’action, une carte est présentée pour montrer les alentours de la cible ainsi que les courants de batailles. Si on veut être efficace, il sera donc avantageux de commencer la mission dans une ville qui possède des unités déjà en route. La plupart des missions ont une limite de jours et chaque jour compte dix minutes de jeu.

      Lorsque notre mercenaire est sur le terrain, il doit absolument prendre en charge une unité car seul il n’est rien. Avec une unité en main, il peut alors se précipiter vers la bataille dans cette guerre de cent ans. De prime abord, les similitudes avec Dynasty Warriors sont élevées : on voit notre personnage qui court dans un monde vaste parsemé d’ennemis, mais votre première bataille vous montrera comment Bladestorm est différent. C’est simple, on ne contrôle pas les combats. On peut bouger le personnage, mais on n’aura pas le contrôle sur les coups qu’il va donner. Les combats dans Bladestorm sont plutôt une variante du roche, papier, ciseau. Par exemple, si vous contrôlez des archers, les chevaliers auront beaucoup de difficultés contre vous ; cependant, les unités avec des assassins ne feront qu’une bouchée de vos soldats. Il y a beaucoup d’unités à contrôler et si vous suivez les courants de batailles (c’est-à-dire que vous ne partez pas tout seul dans votre coin), d’autres unités seront disponibles et vous pourrez ainsi faire tourner les combats en votre faveur. Pour conquérir une ville, il faut tout d’abord éliminer toutes les unités qui la protègent et ensuite entrer dans le cœur de la cible avec une unité alliée. Lorsque c’est fait, le commandant de la ville va apparaître et il suffit que de l’éliminer pour contrôler la cité.

Gameplay et graphismes

Dans cette histoire de France, les combats sont simples, car en plus d’être basé sur roche, papier, ciseaux, il suffit de déplacer ses soldats vers l’ennemi et de maintenir le bouton R1 enfoncé pour entrer en mode combat. Lorsque votre groupe se bat, des habiletés spécifiques à l’unité choisie sont offertes. Par exemple, les soldats équipés d’un javelot pourront le lancer sur l’ennemi et les chevaliers peuvent charger un groupe d’ennemis pour les déstabiliser. Certains joueurs n’aimeront pas le fait de ne pas pouvoir contrôler le personnage principal, car il faut avouer que le jeu aurait pu être comme Kingdom of Fire et offrir la chance de contrôler le mercenaire tout en contrôlant les unités autour. Par contre, d’autres joueurs aimeront participer à des batailles épiques où des centaines de soldats y mettent leur vie en péril. Dépendant de l’intérêt qu’on y portera, Bladestorm peut être un jeu extrêmement répétitif, tout comme cette même redondance peut plaire avec des batailles où l’objectif est toujours le même, mais où le déroulement est différent.

      Graphiquement, Bladestorm est assez irrégulier. D’une part, on peut voir près d’une centaine d’unités simultanément en action sans ralentir le taux d’images par seconde, ce qui rend les batailles très intenses, mais de l’autre côté, les paysages sont plus qu’ordinaires et si ce n’était pas des personnages, on ne verrait pas de différences entre un jeu PS2 et PS3. En ce qui concerne les sons, il est très surprenant que les textes et dialogues soient en français et la qualité des voix est très bonne! La trame musicale comporte de très bonnes pistes qui concordent très bien avec l’action à l’écran. L’intensité des batailles est grandement rehaussée par la qualité de la musique.

Bref, si le contexte de la guerre de cent ans vous intéresse moindrement, un coup d’oeil sur Bladestorm ne sera certainement pas un geste que vous pourrez regretter. Bien entendu, si tout ce qui vient de Koei ne vous intéresse pas, Bladestorm ne changera rien à cela, mais il reste que le concept des unités roche, papier, ciseaux jumelé avec des batailles intenses peut être extrêmement divertissant. Bladestorm est un excellent exemple d’un jeu sur l’histoire de France qui peut surprendre.