Avis sur PRINCE OF PERSIA : RIVAL SWORDS

Tout d’abord, il faut savoir que le jeu est très identique aux “POP les Deux Royaumes” sorti sur les autres consoles, ce qui veut dire que si vous possédez déjà le titre sur une autre plate-forme vous pouvez passez votre chemin à moins d’être vraiment un mordu de la série. Il faut tout de même avouer que la Wiimote donne un tout autre sens au gameplay (par exemple avec ZELDA) et va même jusqu’à nous émerveiller. Je ne m’attarderai pas longuement sur l’histoire du Prince au travers des anciens épisodes. Néanmoins, il est toujours plus prenant de connaître les deux premiers épisodes de la série avant de prendre en main Rival Swords Wii, mais ce n’est pas indispensable. Vous retrouverez beaucoup de personnages des anciennes versions et serez donc plus dans votre élément en ayant déjà visité ses premières aventures.

L’histoire de RIVAL SWORDS

Ne voulant pas vous laisser dans le doute plus longtemps, je peux vous garantir que l’histoire est haletante. Il faut dire qu’on nous avait acclimaté un peu à cela avec les précédents titres, il n’est donc pas étonnant de voir le défi relevé. Une histoire très prenante, bien que certains la trouveront assez courte, vous attend. Alors que le Prince est de retour à Babylone en compagnie de cette chère Kaileena (nb : l’impératrice du temps), il constate que sa cité à été ravagée par les flammes… Pas de chance pour ce pauvre Prince qui pensait pouvoir prendre une retraite bien méritée. A peines le temps d’admirer la beauté de l’immense cité que vous vous faites déjà attaquer de toutes parts par des ennemis qui s’en prennent à votre embarcation. Dès lors, tout s’enchaîne à une vitesse inimaginable. Tout d’abord séparé de Kaileena, le Prince se lancera éperdument à sa recherche dans les immenses ruelles de Babylone et finira par la retrouver après plusieurs heures de déambulation… accompagnée du méchant de l’histoire, un grand vizir qui se fera une joie de l’assassiner immédiatement sous vos yeux ébahis. Non content d’avoir agit de telle sorte, il ira jusqu’à libérer les sables du temps dans le but de devenir invincible pour mettre à sac Babylone et d’en prendre l’ultime contrôle. Le fils du Roi, assiste impuissant à la scène et se fait contaminer par les sables du temps.

Comme dit précédemment, le jeu existait déjà sur d’autres consoles et cet épisode Wii est donc à la traîne, ce qui pouvait laisser présager un titre réchauffé. mais le changement de titre annonçait implicitement une ère de changements et d’innovations. Comme tout le monde le sait, le défi pour Ubisoft était de proposer un jeu encore plus palpitant grâce à la combinaison Wiimote / Nunchuk de la Wii. Le challenge était difficile car il n’est jamais donné à tout le monde de réussir un jeu d’aventure maniable avec ces accessoires. Encore une fois, Prince of Persia est l’incarnation de cette possibilité : voir à ce sujet l’interview d’Anthem : Taking Flight with the Development of Anthem  . La prise en main du titre est un peu compliquée au début, je dois avouer que j’ai mis un peu de temps à m’adapter au système, mais une fois tout ça acquis, vous semblez avoir été épéiste toute votre vie.

gameplay de Prince of Persia

Vous contrôlez votre Prince à l’aide du joystick et au bout d’un certain temps de jeu, vous serez doté d’une arme permanente : la dague du temps. Prince of Persia n’est pas un jeu facile à manier, surtout dans les séquences de combats. Même si elles sont grandioses et qu’une multitude de combos sont à votre disposition (consultables dans le menu) pour vous mesurer à vos adversaires, la maniabilité est quelque peu perfectible. Pour entrer un peu dans les détails, nous disposons de trois sortes de combats. Le combat sans armes, peu spectaculaires, quoique, le Prince nous exécute quelques jolies vrilles afin de propulser ses adversaires… Les combats à une arme, déjà plus époustouflants, sont un peu plus intéressants. Mais le must reste les combats à deux armes. Là, tout est possible ! Des périlleux, des vrilles, des roulades, des roues à tout va. Il faut toutefois savoir qu’il vous sera impossible de manier deux armes avant de posséder la dague du temps, la première étant votre arme habituelle et la seconde récupérée au sol sur les dépouilles de vos ennemis vaincus. A noter que vos armes secondaires ont une jauge d’usure, il vous faudra donc les gérer habilement. Enfin, sachez que vers la fin de l’aventure, vous n’aurez plus ce problème, vous récupèrerez l’ancienne épée de votre père défunt et pourrez vous en servir comme bon vous semble, sympa le papa.

Là où le bas blesse, pour exécuter un combo, il faut balancer un certain nombre de fois le Nunchuk dans un certain sens, et un certain nombre de fois la Wiimote dans un autre sens. Chaque attaque a sa combinaison de manipulations à faire à l’aide de vos deux mains. Malheureusement, il est bien plus probable qu’au lieu de vouloir réaliser telle ou telle attaque, vous balanciez vos deux bras dans tous les sens pour faire, certes n’importe quoi, mais des attaques portées. Il existe tellement d’attaques différentes que vous en réaliserez au moins deux ou trois différentes par ennemi, si celui-ci à survécu aux précédentes… On pourrait donc montrer du doigt les phases de combat qui seraient trop “dé-coordonnées”. Malgré cela, elles n’en sont pas moins impressionnantes. Surtout quand vous passez en mode ralenti (manuellement grâce à la dague ou automatiquement lorsque vous exécutez une belle attaque) et que vous pouvez admirer les prouesses techniques du Prince… et du jeu ! D’autant plus que vous pouvez souvent interagir avec le décor, c’est à dire quand par exemple vous courez sur un mur pour ensuite faire un salto pour atterrir derrière l’ennemi et lui trancher la gorge. Vous l’aurez compris, notre Prince n’est pas un débutant en ce qui concerne la haute voltige.