test du jeu Atlantica Online

  • Editeur : NDOORS Interactive
  • Développeur : NDOORS Interactive
  • Type : MMO / Stratégie
  • Support : En téléchargement
  • Multi-joueurs : Uniquement
  • Sortie France : Avril 2010
  • Classification : Déconseillé aux – de 12 ans

Les MMORPG coréens free-to-play vont bon train et il y a de quoi se perdre tellement le choix est grand. Pourtant, on se rend bien compte que peu d’entre eux ne se démarque vraiment, ennui et lassitude arrivant bien vite, prémices d’une désinstallation prématurée. Sorti en 2008 outre-Atlantique, Atlantica Online n’arrive chez nous que maintenant… N’est-il finalement pas trop tard ?

L’univers persistant dans lequel Atlantica Online nous emporte est certes joli dans le fond, les couleurs sont judicieusement bien choisies et les lieux et cultures sont respectées. Il est donc logique de voir des temples et autres maisons traditionnelles japonaises à Sapporo, des piliers et arches de pierre à Rome ou encore une mosquée à Istanbul. La mappemonde est tout simplement immense au point que Ndoors a dû la découper en sept grandes zones (Amérique du Nord, Asie du Nord, Asie Centrale, Inde/Asie du Sud-Est, Asie du Sud-Ouest, Europe du Nord et Europe du Sud). Toutefois, dans la forme le jeu n’est pas très beau pour ne pas dire moche. Les éléments en 3D se chevauchent, que ce soit durant les combats ou pendant que vous vous baladez. Il n’est ainsi pas rare de se retrouver avec la tête dans un mur ou un autre élément du décor, ou bien d’avoir les jambes plantées dans le sol. Les environnements sont inégaux et alors que certains décors sont assez vides, d’autres sont assez fouillis malgré des textures baveuses ou floues. Soyons clair, l’aspect graphique est la première et principale victime de son retard. Fortement inspiré par Lineage II et Final Fantasy XIII , Atlantica Online n’arrive cependant pas les surpasser alors que ce sont deux jeux sortis en 2004 et 2007. Cela est d’autant plus regrettable qu’un soin flagrant a été apporté aux PNJ, notamment ceux de sexe féminin.

Outre les graphismes, d’autres soucis viennent gâcher l’aspect visuel du jeu. En premier lieu, les fautes dactylographiques et de français présentes dans la bêta fermée n’ont pas été corrigées. De ce fait, Atlantica Online dégage un air d’inachevé, avec des espaces inégaux entre les mots, des phrases décalées par rapport aux autres. En second lieu, le HUD est vraiment à vomir, l’interface n’est pas agréable ni pratique et même si certaines parties sont rétractables, il n’en demeure pas moins que les informations à l’écran prennent beaucoup trop de place. Lors des combats, enlever les têtes de la troupe ainsi que toutes les informations complètement inutiles n’aurait pas été de refus. Pour finir, de gros soucis de pathfinding sont à noter. S’il n’est pas passé à travers la roche, votre avatar n’est pas capable de contourner un mur de 3 mètres de long pour parler à un personnage.

atlantica2Concernant les quêtes, ce qui frappera le joueur dès les premières minutes, c’est l’assistanat abusif que propose le jeu. En plus d’une flèche qui vous désigne la direction à prendre pour continuer la quête, un simple clic sur une icône fera automatiquement avancer votre personnage vers l’objectif suivant ! De ce fait, si vous devez parler à un personnage en particulier, il vous suffit de cliquer et vous pourrez boire un café, fumer ou soulager une envie pressante alors que votre avatar se gambadera comme un grand. Alors certes, vous n’êtes pas obligé d’utiliser cette fonction mais force est de constater qu’après quelques heures de jeu, la tentation est plus qu’énorme.

Malgré la forte présence de quêtes de récolte, marque de fabrique des MMO coréens, très rébarbatives et peu appréciées des joueurs européens, Atlantica Online tente de se démarquer et propose d’autres choses comme des quêtes de convoi ou d’assassinat par exemple. Quoiqu’il en soit, votre première mission sera de recruter des mercenaires. Si vous ne pouvez en choisir que 3 au début du jeu, vous finirez avec une équipe de 8 mercenaires dont il faudra s’occuper de l’équipement, magies, pouvoirs et autres spécialisations.