avis sur GTA IV

Immoral oui, mais jouissif aussi, je ne vais pas revenir sur la polémique, mais c’est un fait, le nouvel opus de la saga fétiche de Rockstar est terriblement addictif, tour d’horizon de cette dernière mouture.

Par quoi commencer ? Aucune idée en fait. Par la liberté que nous offre le soft peut être ? Ou sa diversité qui fait que GTA nous scotche une fois de plus à notre pad ? Beaucoup de choses à dire.

Niko, c’est le nom de l’anti-héros de cette épisode qui prend ses quartiers à Liberty City. Auparavant engagé dans la marine marchande, cette escale dans la grosse pomme made in Rockstar permettra à notre héros de revoir son cousin, expatrié depuis déjà belle lurette. C’est le début d’une épopée mafieuse pleine de crack, de voitures volées et d’assassinats en tout genre et introduite de fort belle manière via un générique très cinématographique.

Dès les premières minutes, l’habitué des Grand Theft Auto sent que la moteur n’est plus du tout le même. Niko, malgrès sa démarche particulière, se déplace de façon plus réaliste, et ce constat s’impose un peu plus à la suite du premier tour en voiture. Ce dernier vous fera complètement perdre toutes vos marques acquises avec le temps. Les véhicules sont dans l’ensemble plus lourds, les freins sont moins performant et la conduite est donc moins arcade, si je puis dire. Attention, ça n’en devient pas de la simulation pour autant, mais cette fois, si vous voulez négocier un virage correctement le freinage sera obligatoire. Exit le virage en fond de cinquième sous peine de traverser le pare-brise et de s’éclater sur le mur d’en face.

Concernant la plastique, c’est beau ! Même si un certain flou et un clipping indissociable de la série traine encore. En dehors de ça, c’est une ville de Liberty City tout en beauté qui nous est livrée. Pour s’en convaincre, un simple tour en hélicoptère suffit : le reflet d’un couché de soleil sur l’océan fera pétiller les rétines. Le jeu est cependant loin de transcender le must de cette génération, mais le graphisme reste de bonne facture et se place enfin au niveau du standing de la saga. Les bugs divers et variés des anciens opus sont, pour la plupart, gommés, même si d’autres leur ont pris la place. L’œil non-averti ne sera donc pas choqué au premier abord et il s’agit déjà un très bon point positif. Mais LE point sur lequel la plastique du jeu révèle un grand changement, concerne l’ambiance. Fini les couleurs flashy à la Vice City et bienvenue dans un univers plus sombre, plus réaliste, en bref plus adulte. Cette maturité se ressent aussi dans le gameplay et dans l’histoire, mais je reviendrais la dessus plus tard.

Pour finir avec le coté technique du jeu, la bande original est toujours fantastique, même si elle reste à mon goût en deçà de celle de San Andreas (après les goûts et des couleurs…). Un plus grand nombre de stations de radio sont dispos et font toujours autant dans la variété. En vrac on trouve de l’electro, du jazz, du hip-hop, du reggae et du rock avec des artistes comme Iggy Pop, Justice, etc. De quoi prendre son pied pendant les nombreuses missions que Niko devra accomplir.

Comme tout bon GTA qui se respecte, ce quatrième épisode se devait d’être fun, et c’est une fois de plus le cas, pari remporté haut la main donc. Ce fun est en grande partie dû à deux points : la variété et la ville grouillante de vie. Mais si cette les missions (principales ou annexes) souffrent toutefois d’une certaine répétitivité (livraisons, courses poursuite, assassinats…), le système reste toujours le même et l’intérêt de les terminer toutes reste à poser pour les possesseurs de Playstation 3 – qui n’ont donc pas les succès a déverrouiller – et pour ceux qui ne poussent pas forcément les jeux dans leurs derniers retranchements. La trame principale est bien réglée, la difficulté suffisamment bien dosée pour ne pas décourager et ne laisse pas d’arrière gout âpre dans la bouche du hardcore gamer, comme certains jeux ont pu le faire dernièrement. L’histoire principale se dévoile par des cinématiques reflétant assez bien ce qu’on a déjà connu dans la série, le second degrès en moins (ou beaucoup plus dissimulé, avec des persos moins barrés qu’avant).

En plus de ces missions “officielle”, d’autres possibilités s’offrent à vous. Des NPC secondaires – non indiqués sur la map – vous offriront la possibilité de vous faire un peu de cash ou viendront simplement vous demander votre aide. Et oui, GTA devient en plus un vrai petit jeu video simulateur de vie. Au cours de vos missions vous vous lierez d’amitié avec certains acolytes et entretenir de bonnes relations ne se fera pas sans quelques efforts de votre part. N’hésitez donc pas à sortir régulièrement au restaurant, faire un billard, aller en boite et s’enivrer. Dans la même veine, et conformément à ce qu’on a pu voir dans San Andreas, vous allez avoir l’occasion de draguer et même de vous mettre en couple. Comment cela ? Tout bêtement en suivant le fil des missions, ou se rendant sur un site de rencontre pour les plus chauds.que vous trouverez, Sortir avec votre amie vous fera gagner des points au près d’elle, et il va sans dire que plus vous serez appréciés, et plus la donzelle sera compréhensive et généreuse avec vous.

Afin de gérer tout ces contacts, professionnels ou non, un téléphone portable fait son apparition. En plus du classique répertoire, il est possible de recevoir des SMS, de prendre des photos, et le mobile sera votre passerelle vers le mode multi-joueurs (je ne m’attarderais pas sur ce mode pour le moment, un autre article devrait voir le jour prochainement).

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