test jeu Stuntman : Ignition

Si ma mémoire est bonne, le tout premier Stuntman (il n’y a eu que deux épisodes ceci dit) est sorti il y a quelques années, sur Playstation 2 et Xbox.
Original mais bourré de défauts, cet opus n’avait pas forcément fait l’unanimité (loin de là). Aujourd’hui, c’est donc sans prétention que débarque Stuntman : Ignition sur Xbox 360 et PS3, en espérant que les erreurs du passé auront su être gommées.

Bienvenue à Hollywood !

« La cascade est très simple : D’abord tu fonces à plus de 300 km/h, en contre sens sur cette autoroute ravagée par le tremblement de terre. Ensuite tu traverses l’immeuble en flammes pour retomber 40 mètres plus bas dans un champ de blé envahie de moissonneuses batteuses incontrôlables. Enfin tu finis ta course en plongeant dans le cratère du volcan en éruption. » Bon, j’exagère un peu, mais c’est à peu près ce qu’on va vous demander de réaliser dans Stuntman : Ignition.

C’est bien simple : Une fois que vous aurez maitrisé l’ensemble des différentes missions de la campagne solo, n’importe quel cascadeur aura l’air pilote de tricycle à coté de vous. Cette campagne justement, se définit par la réalisation de cinq films bien distincts. Vous êtes engagé par la production et devez séduire le réalisateur en réalisant des figures qui l’impressionneront et feront de son film, un chef d’œuvre d’action qui tiendra en haleine des millions de spectateurs. Chacun de ces films comporte six scènes de cascades plus ou moins longues pour lesquels vous serez noté, de une à cinq étoiles. L’intérêt c’est qu’aucune scène du jeu ne se ressemble. Les films sont très différents, donc propose des environnements et des véhicules variés, mais même au sein d’une même production, chaque scène vous demandera de réaliser des figures nouvelles ou de piloter un autre engin (voiture, moto, camion…). Le joueur n’éprouve du coup pas trop de lassitude, même si la répétition des épreuves pour obtenir une note satisfaisante se fera dans la douleur.

Pirouette, cacahuète

En effet, vu que le joueur découvre la plupart des cascades à effectuer au fil de sa progression, il est souvent (pour ne pas dire à chaque fois) nécessaire de refaire une scène, cinq, dix, vingt, voire trente fois pour parvenir au résultat que notre orgueil nous dicte (passer les épreuves en un ou deux étoiles juste pour progresser ne devait pas être trop délicat). La conduite des différents véhicules est très arcade, même s’il faudra toujours prendre en compte la taille de l’engin et son nombre de roues, paramètres déterminants dans la façon de les piloter. Les nombreuses cascades à effectuer son variées et au fil de votre progression, il ne sera pas rare de faire un petit tour par les studios de répétition pour apprendre un nouveau mouvement. Ces cascades sont parfois peu évidentes à gérer en pleine action, mais avec un minimum d’entraînement, on finit par les passer toutes avec deux doigts dans le nez et le coude sur la portière (sauf pour les motos… à cause de l’absence totale de portière).

stutmanLa principale difficulté tient dans le fait que les cascades sont à réaliser dans un temps imparti. Chaque précieuse seconde de perdue est synonyme de score qui régresse et si vous en ratez trop dans une même scène, le metteur en scène y mettra fin avant que vous n’ayez pu la mener à son terme. Mais, outre les cascades souhaitées par le réalisateur, il vous est vivement conseillé d’accroitre votre score en multipliant les combos. Attention, ne défoncez pas toutes les voitures que vous croisez pour votre bon plaisir car vous serez rapidement Game Over, mais rien ne vous empêche de les frôler, d’enchainer les dérapages ou, en moto, de faire du wheeling.

Maudite debug

Graphiquement le jeu n’en met pas plein la vue. Le level design est plutôt réussi et le montage des films est amusant. Ce n’est pas moche non plus, l’ensemble est cohérent et ne brûle pas la rétine. Mais comparé aux autres jeux du genre, Stuntman est clairement un ton en dessous. Bref, cela n’a rien de dérangeant mais pourrait heurter la sensibilité des technoboys qui ne jurent que par la qualité incommensurable du rendu du jeu sur leur écran Full HD d’un mètre de diagonale pour se la péter devant leur copains pauvres qui sont restés à l’époque de la SuperNes, faute de moyens (vous pouvez à nouveau respirer). Coté bande son, les acteurs donnent dans la caricature outrancière et appuie peut être un peu trop sur le cliché de leur personnage. Mais ceci étant, l’ensemble reste assez convaincant et, contrairement à certains autres jeux du genre, il est tout à fait possible de jouer en laissant le son activé sans que cela nous tape sur le système. Un déjà bien bel exploit. Enfin, sachez qu’il est possible de sauver ses meilleurs cascades pour se les visionner en boucle à des fins purement masturbatoires, et que quelques modes de jeu en ligne permettent l’affrontement à plusieurs. Malheureusement, THQ, à qui on ne peut reprocher de ne pas nous fournir les jeux à l’avance, n’a pas pu nous fournir de versions tournant sur une console commerciale (le jeu testé tourne sur debug). Du coup, impossible pour nous d’avoir un quelconque aperçu de l’intérêt du multijoueurs. Disons qu’on vous laisse le soin de le découvrir par vous-même…

Technique
Pas désagréable visuellement, on est cependant très loin de ce qu’on peut attendre d’un jeu sur Xbox 360 aujourd’hui ; surtout lorsqu’on sort le même jour que Bioshock. D’autant plus qu’il arrive au titre de peiner niveau framerate à quelques rares moments.
Gameplay
Varié grâce à une multitude de véhicules différents et de nombreuses cascades à réaliser, le plaisir de jeu s’en trouve dès lors sans cesse renouveler. La conduite très arcade est appréciable mais malheureusement on devra sans cesse recommencer chaque épreuve une bonne trentaine de fois avant d’obtenir un score honorable. Ça peut en lasser plus d’un…
Ambiance sonore
Les voix sont plutôt dans le ton humoristique du jeu, très caricaturales. Cela ne mérite pas un oscar pour autant, mais elles n’ont rien de désagréables, c’est déjà ça. Les bruitages sont par contre assez banals et les musiques rentrent parfaitement dans le cadre qui leur est assigné.
Durée de vie
En solo, le jeu est vite bouclé. Cela prendra par contre beaucoup plus de temps pour sortir les cinq étoiles (score max) à chacune des scènes de cascades proposées. L’éditeur de niveau est une excellente idée pour se la jouer Remy Julienne et les différents modes multi (que nous n’avons pas pu tester faute de version adéquate) devraient rallonger quelque peu cette durée de vie.
Intérêt
Voilà un jeu de bagnole très original, offrant un gameplay très plaisant et un univers caricatural non dénué d’humour. Pour tous ses atouts, Stuntman ne peut qu’attiser les curiosités… mais il ne plaira sans doute pas à tout le monde.

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