test Quake 4

Qui dit suite de Quake II, dit retour de nos bons vieux amis Strogg. Les Strogg sont une race d’aliens venus de l’espace venu dézinguer tous les petits humains. Heureusement en nouvelle recrue que vous êtes, vous allez sauver le monde. Mise à part un (petit) changement au cours du jeu, autant vous dire que le scénario tient sur un post-it. John Carmack a sans doute dû utiliser le même que celui dont il s’était servi pour Doom 3… Enfin, là n’est pas le principale puisque le gameplay est d’une profondeur sans précédent, jugez plutôt : j’avance, je dézingue, j’avance, je dézingue, j’avance, je prends un véhicule, je dézingue encore plus, je descends de mon véhicule, j’avance… Quake IV fait clairement dans le simpliste et le bourrin. Ceux qui n’apprécient pas ce genre de FPS peuvent donc s’abstenir, de même que pour ceux dont la sensibilité est effleurée par des effusions de sang.
L’IA est digne des bons et mauvais chasseurs : « je vois quelque chose qui bouge, je tire ». Cette « intelligence » est valable aussi bien pour vos alliés que pour vos ennemies. C’est d’ailleurs ce qui rend Quake IV facile. Lorsque vous vous déplacez avec un ou plusieurs marine(s), il suffit de les faire entrer dans la pièce où les adversaires se trouvent et d’attendre dans la salle précédente qu’ils aient fait tout le boulot pour vous. Bon il y a bien des phase où l’on est tout seul, comme pour combattre les énormes boss, qui soit dit en passant ne sont pas si coriaces que ça.

Pour les graphismes, le jeu utilise le moteur de Doom 3 adapté pour Quake IV. Enfin adapté… On a un peu l’impression d’avoir Doom 3 devant nos yeux, tant l’esthétique et les environnements sont similaires. Le début de l’aventure fait directement pensé à la planète Mars de Doom 3. Une ressemblance accentuée par le fait que la plupart du temps, vous serez « coincés » et guidés dans des couloirs que l’on croirait directement sortis de la fameuse base martienne du frère de Quake IV. Globalement le jeu est plutôt beau, rien de sensationnel. D’autant qu’il y a des inégalités techniques, certains endroits bénéficient, par exemple, de textures à la limite de l’acceptable. Enfin, on regrette le fait que la lampe des armes ne génère pas des ombres entièrement dynamiques. Une chose est sûre, Quake IV ne tire pas vraiment parti de la puissance de la Xbox 360. Il n’y a qu’à voir les nombreuses chutes de framerate pour s’en convaincre…

Côté son, les bruitages sont corrects et les voix anglaises convaincantes. Le gros défaut c’est la localisation du son. En stéréo, on a du mal à entendre les personnages qui nous parlent. Enfin, en 5.1 les cinématiques n’exploitent clairement pas l’ensemble home-cinéma. On se consolera avec une ambiance en in-game qui dépote sévère.

Le Xbox Live permet seulement à 8 joueurs de s’affronter, voilà le défaut de ce Quake IV en multijoueurs. Où est passé l’esprit de Quake III Team Arena avec des parties remplies de joueurs plus bourrins les uns que les autres. Personnellement j’ai trouvé le live divertissant mais manquant de saveur. Il n’y a plus le charme d’antan qui avait fait toute la réputation de la série.

Technique
Décevant sur ce point, entre des textures par-ci par-là indignes de la next gen et les nombreux ralentissements, le jeu a tout pour déplaire graphiquement. D’autant qu’il faut aimer l’esthétique Doom 3…
Gameplay
Basique de chez basique. Il faut aimer…
Ambiance sonore
L’ensemble est correct, mais souffre des problèmes de localisation
Durée de vie
Le solo est très court, de l’ordre de la dizaine d’heures. Le live allonge un peu la durée de vie mais là encore, pour ceux ayant connu Team Arena, il manque quelque chose…
Intérêt
Il faut aimer le gore, puis il faut aimer le jeu bourrin et enfin il faut aimer les jeux basiques. Si vous remplissez ces conditions alors Quake IV vous intéressera peut être.

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