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Batman Begins



Il était une fois Batman
Batman, c’est le genre de gars parfait, le héros par excellence, prêt à défendre la veuve et l’orphelin au prix de sa vie. Si Batman en est là aujourd’hui, c’est sans doute parcequ’il a eu un passé douloureux le garçon et ce 5è film est là pour nous en apprendre davantage à son sujet. Reste qu’il vaut mieux aller voir le film avant de jouer au jeu puisque ce dernier suit la trame scénaristique de son homologue sur bandes, ce qui vous gâcherait un peu le plaisir, vous en conviendrez. Ainsi, Batman n’est autre que Bruce Wayne, fils d’en entrepreneur qui a su réussir sa vie en bâtissant un empire colonial sur Gotham City. Lors d’une sortie en famille, les parents de Bruce subissent la folie d’un bandit armé sous les yeux impuissants de notre futur Batman. Désireux de se venger, il part à l’aventure et rencontre Henri Ducard, son mentor qui le fera rentrer dans « La Ligue des Assassins ». Après une formation qui l’initie à différents arts martiaux et suite à un contentieux avec cette Ligue aux méthodes expéditives, Bruce retourne dans un Gotham ravagé, prêt à sauver le monde ! C’est à ce moment qu’il fera la rencontre d’un personnage peu commun : l’épouvantail. Utilisant des toxines à effet hallucinogène, cet épouvantail va devenir l’ennemi juré de Batman, l’empêchant de mener à bien sa mission. Pour éviter de trop vous en dire sur le scénario, surtout si vous comptez aller voir le film, je m’arrête là.

Une réalisation léchée
On pourra dire ce qu’on veut mais la réalisation de ce Batman Begins est une vraie réussite. Les graphismes sont vraiment fidèles à l’univers de l’homme chauve-souris. Dès le début du jeu, on se retrouve devant des décors colorés, détaillés et pour peu que vous ayez vu le film, des décors familiers. Les premiers pas dans la peau de Batman se déroulent plutôt bien, les sticks étant utilisés à leur juste valeur. Poussez lentement le stick et Batman avancera doucement et discrètement, poussez le à fond et Batman se mettra à courir bruyamment. Ayant appris le déplacement furtif des ninjas avec son mentor, Bruce est donc capable de se déplacer discrètement afin de surprendre ses ennemis. A ce propos, les animations sont plutôt réussies, notre homme chauve-souris se déplace avec beaucoup de souplesse, utilisant grappin et autres gadgets pour se déplacer au nez de l’ennemi. La motion capture ayant dû bien aider les développeurs pour réaliser les différents mouvements de Batman. Au niveau des sons, on retrouve les doubleurs officiels du film, ce qui aide encore plus à l’immersion globale du titre (même si je trouve la voix de Bruce en Batman tout à fait ridicule mais bon ça, c’est personnel). Les musiques aussi tirent leur inspiration de l’univers sombre de Batman.

Un gameplay varié mais une progression dirigiste
Electronic Arts a décidé de mélanger les genres pour tenter d’obtenir un met succulent. Pour cela, prenez une pincée de Splinter Cell, 2 cuillères à soupes de Burnout, quelques grammes d’un classique Beat’em all et vous obtiendrez Batman Begins. En effet, Batman a un style de combat très particulier, ne pouvant se risquer à défier des ennemis armés de face, il devra user de stratagèmes pour terroriser l’ennemi afin de pouvoir l’attaquer. Lors de votre arrivée dans une nouvelle zone, un radar vous indique la présence d’ennemis : rouges, ils sont armés, verts, ils ne le sont pas. Les ennemis désarmés peuvent être attaquer directement dans un combat des plus classiques style Beat’em all comme je le disais précédemment. Les ennemis rouges eux, doivent être désarmés avant tout combat, si vous ne le faites pas, vous n’avez que très peu de chances de survivre à une rafale de balles. Pour cela, Batman doit utiliser les éléments du décor pour faire peur à ses ennemis. Une barre de peur se remplit alors et vous pouvez attaquer vos ennemis. Plus vous ferez peur à vos ennemis, plus une barre, dite de réputation, grimpera. Sachant qu’elle évolue tout au long du niveau, si vous arrivez au summum de cette barre, tous les ennemis vont craindront en essayant de vous échapper coûte que coûte. L’idée est bonne mais mal exploité puisqu’il n’existera qu’une seule façon dans chaque zone pour effrayer vos ennemis, certes, il faut la trouver mais on aurait tellement aimé pouvoir choisir notre façon de leur faire peur, après tout, on est Batman !
On appréciera, par ailleurs, les phases en Batmobile utilisant le moteur de Burnout 3 : Takedown qui est une véritable bouffée d’air frais à l’avancée dirigiste et linéaire du jeu, reste qu’elles sont trop peu nombreuses puisqu’on en compte seulement 2 sur toute la longueur du jeu… longueur qui est, par ailleurs, toute relative.

Les choses qui fâchent
Même si la réalisation de ce Batman Begins dépasse nos espérances, il faut quand même avouer que le jeu est loin d’être parfait. La première chose qui fâche et non des moindres, c’est la durée de vie du titre qui atteint au bas mot, les 8 heures de jeu. Chaque niveau débloqué vous rapporte des bonus qui seront, au grand damne des fans, vraiment très maigres. A 60€ le jeu, on est en droit de s’attendre à quelque chose de plus consistant, surtout que, il faut l’avouer, ce Batman Begins est d’une facilité déconcertante. Le jeu est tellement linéaire, un seul chemin mène à votre objectif qu’on a parfois l’impression d’assister à une cut-scene géante ponctués de « Quick Time Event » à la Shenmue. Il suffit d’appuyer sur le bon bouton au bon moment pour voir la fin du niveau, c’est un peu déconcertant.

Source: www.play-attitude.com

Graphics
Une très bonne réalisation, des graphismes soignés qui retranscrivent fidèlement le film.
Gameplay
Un gameplay varié mêlant divers genres, rien de bien original au final.
Sound
Les doubleurs sont ceux du film, ce qui aide à l’immersion, reste qu'on aime ou pas.
Longevity
Une durée de vie très courte compte tenu de la relative facilité du jeu. Pour 60€, on est en droit d’espérer mieux.
Lasting appeal
Les fans accrocheront sans hésitation, les autres seront peut-être découragés par une trop grande linéarité.
Au final, ce Batman Begins n’est pas mauvais, la réalisation est très réussie et les fans plongeront sans trop de problèmes dans l’univers si particulier de notre chauve-souris humaine. Reste que la linéarité du titre associé au côté dirigiste enlèvent une bonne partie du plaisir de jeu qui aurait pu devenir le mix parfait entre tous les blockbusters donc il s’inspire. A conseiller d’abord aux fans, les autres préféreront attendre que le jeu passe en occasion.


Game details

Publisher : Electronic Arts
Developer : Vicarious Visions
Genre : Action
Release date : 30 Novembre 1999