Alien Hominid
Déroulement à la Metal Slug
Le jeu s’ouvre sur une cinématique qui plante le décor. Vous êtes un petit Alien qui s’est écrasé dans une grande ville américaine. Découvert par le FBI qui veut étouffer l’affaire, vous partez à la recherche de votre vaisseau mais également d‘un dangereux extra-terrestre de votre race qui s‘est échoué sur la Terre. Dans votre quête, vous serez aidé par des enfants qui vous fourniront des armes. Alien Hominid propose trois zones divisées chacune en cinq niveaux. On trouve tout d’abord la ville américaine, puis la Sibérie soviétique et enfin la Zone 51 Chaque niveau est découpé plus ou moins de la même manière avec un sous-boss à mi-parcours et boss final à la fin. La durée de vie du mode solo est très faible : 2 heures suffiront pour finir les quinze niveaux. Mais l’intérêt est ailleurs. Ainsi, le multi-joueur à deux prolonge de quelques heures la durée de vie. Enfin, des mini-jeux sont proposés dont l’excellent Missile Masta avec ses graphismes très Atari 2600 et le Pinata Boss où il faut récolter des bonbons.
De la 2D colorée
Behemoth a voulu garder le visuel flash du jeu sur le net. Ainsi Alien Hominid PS2 propose des graphismes 2D très colorés et très détaillés. Le character design est simple, mais respecte l’univers de Dan Paladin. Ce dernier est un designer, également connu sous le pseudo de Synj. Il a également travaillé sur de nombreuses animations flash. Ainsi à la manière d’un David Perry (Aladdin et Earthworm Jim), Dan Paladin s’est occupé de l’animation sprite par sprite. Mention spéciale aux nombreux boss de fin de niveau dont la beauté égale leur grandeur. Le visuel est magnifique et fourmille de détails. Les soldats ont des petites mimiques comiques. Le background est truffé de gags visuels. Les explosions sont impressionnantes et les effets des armes sont très travaillés. En fait, ce souci du détail rappelle le travail des graphistes de Metal Slug. Quelques défauts subsistent. La multitude de détails donne parfois une surenchère graphique et une impression de fouillis qui rend le jeu brouillon. De plus, lorsque beaucoup de sprites sont à l’écran, le jeu a tendance à ralentir. Pourtant, la surenchère graphique rend le visuel attachant et attrayant.
Matraquage stylé
A l’instar de ces aînés, Alien Hominid propose un gameplay simple et intuitif. On retrouve les classiques du genre. Pas de auto-fire dans AH, il faut matraquer le carré pour tirer sur ses ennemis. Le jeu propose également une plus grande dimension plate-forme que Metal Slug ou que Gunstar Heroes. Le saut avec croix sert également à esquiver la majorité des tirs. Rond ne sert pas à grand chose, tant le système de grenade est mal pensé. Avec L1 et R1, il est possible de faire des roulés-boulés. Comme dans Metal Slug, il n’y a pas de tirs diagonaux pour corser le gameplay. Et contrairement à Metal Slug, l’aspect véhicule est très basique. Certes, il a quelques niveaux en vaisseaux mais ils sont soporifiques et frustrants. Aspect fondamental du système de jeu, chaque boss a sa routine qu‘il faut trouver pour triompher. Cela va du très classique (éviter un rayon laser) au très original (le Simon où il faut mémoriser une séquence). Enfin, le gameplay recèle une nouveauté qui rend le jeu très excitant. Il ne suffit plus d’avancer en tirant dans le tas, il faut également jouer avec style. Ainsi il est possible de monter sur les épaules des ennemis et de leur bouffer la tête. Plus subtil, vous pourrez les balancer d’un côté à l’autre. A la Solid Snake, vous pourrez vous dissimuler sous le sol et éliminer vos ennemis furtivement. Enfin, en restant appuyer sur Carré, l’Alien charge un tir très puissant capable d’anéantir plusieurs ennemis. Cette dimension supplémentaire rend le jeu plus excitant et le Style est récompensé en fin de niveau.
Manque de précision
Un shoot pédestre propose forcément gameplay basé sur les réflexes du joueur. Il faut savoir gérer la totalité des éléments à l’écran afin de ne pas se prendre une balle perdue. Malheureusement, Alien Hominid manque de précision. Contrairement à Metal Slug et son gameplay nerveux, Alien Hominid paraît un peu lourd. Il est très difficile d’anticiper les tirs des ennemis. Très handicapant pour le High Scorer qui sommeille en vous. De plus, le masque de collision entourant votre alien est trop important et imprécis. Perdre une vie à cause d’une balle qui ne vous a même pas touché, est rageant et frustrant à la fois. Fort heureusement, ce problème de masque de collision est réciproque. Enfin, les scorers vont être déçus : le jeu est très difficile à One-Créditer (finir le jeu sans perdre un seul continue). La faute à un placement des ennemis aléatoires et à des boss souvent impossibles à battre sans perdre de vie. Cependant, n’allez pas croire que Alien Hominid est un sous-Metal Slug. Sa facilité permet aux novices de s’amuser et de ne pas lâcher la manette. Si vous n’avez jamais touché un shoot pédestre de votre vie, Alien Hominid est une très belle entrée en la matière.
Source: www.play-attitude.com
La 2D n’est pas morte ! Personnages, décors, armes, explosions… Tout a été animé avec soin par Dan Paladin. Le souci du détail du créateur donne parfois une impression de fouillis à l’écran.
Malgré son manque de précision, Alien Hominid reste fun et amusant. Les routines des boss sont parfois bien trouvés. Les points de style cassent la monotonie du matraquage du bouton carré.
La bande-son fait dans le sobre. Les musiques sont anecdotiques même si elles rythment bien l’action. Les bruitages des ennemis sont à mourir de rire. Mais la claque est plus visuelle que sonore.
Moins de 3 heures pour boucler le jeu, c’est peu mais c’est le genre qui veut ça. Le jeu à deux offre quelques heures de délire. Les mini-jeux en solo ou à plusieurs sont appréciables.
Le shoot pédestre est une espèce en voie de disparition sur consoles. A part les Metal Slug et Contra, le genre peine à trouver ses références. De plus, Alien Hominid est proposé à moins de 40€.











