Full Auto 2 : Battlelines
Un jeu d'action à 4 roues
Full Auto fait partie de cette nouvelle race de jeux qui n'ont de course le nom que sous le vague prétexte qu'ils se déroulent à bord de voitures. Si course il y a dans Full Auto il s'agit plus de course à l'armement ou de course contre la mort que de pilotage au sens strict du terme. Dans la lignée de ces jeux de bagnoles post-moderne Burnout en tête, Full Auto 2 met en effet bien plus l'accent sur l'aspect grand spectacle que sur la conduite à proprement parler avec des effets pyrotechniques par milliers et une vitesse ahurissante une fois la jauge de boost enclenchée. En même temps le bébé de Pseudo Interactive assume clairement ce choix avec des bolides sur-rarmés et des décors destructibles pour un gameplay mélangeant courses et batailles en arènes à la manière de 187 Ride or Die ou de Jak X sortis il y a peu sur PS2.
Le choix des armes
Le but vous l'aurez compris est donc de participer à des courses où la courbure du virage, l'intensité du freinage ou encore l'aspiration compteront moins que le coup de fusil à pompe avec lequel vous dégommerez un concurrent. Le système est plutôt bien pensé avec deux armes (une à l'avant et une à l'arrière) que vous choisissez avant chaque épreuve après les avoir débloquées lors des missions précédentes (tout comme les véhicules), car oui le gros du jeu se fait dans un mode carrière avec un pseudo scénario d'un méchant gang de chauffeurs du dimanche qui foutent le dawa dans la ville fictive de Meridian et qu'il vous faudra mettre hors d'état de nuire en vous infiltrant et en étant encore plus méchant et destructeur qu'eux. Pour chaque épreuve il faudra donc choisir un véhicule (rapide pour les courses et résistant pour les arènes) et des armes selon votre affinité personnelle et le type d'épreuve ou le décor. Un choix autant affectif que stratégique puisque certaines missions s'avèrent bien plus faciles avec telle ou telle arme, mais ça on le sait qu'après avoir échoué plusieurs fois. Car oui, la difficulté devient assez vite rebutante dans le jeu et on doit se retaper la même mission avec chargement à la clé autant de fois que nécessaire pour remplir l'objectif primaire et ainsi débloquer l'épreuve suivante. Les missions comportent en effet des objectif principaux (terminer premier, éliminer tel adversaire, protéger un allié...) qu'il faut réussir pour passer aux étapes suivantes, et des objectifs annexes (ne pas mourir, tuer x ennemis...) qui permettent d'accéder à de nouvelles armes ou déco de bagnoles.
Voitures à remonter dans le temps
L'originalité du titre c'est que la désormais classique voire incontournable jauge de boost permet également de remonter le temps de quelques secondes afin de corriger une erreur façon Prince of Persia. Vous vous êtes fait explosé par concurrent, vous avez foncé comme un con dans un camion au bord de la route ? Pas de problème, on rembobine tout et on recommence ni vu ni connu. La fonctionnalité fait un peu gadget au début, mais deviendra très vite votre meilleur ami au fil du jeu. Une utilité qui devient même presque gênante puisqu'on en vient à penser que cette touche retour rapide est plus là pour corriger les défauts du jeu qu'autre chose. On a déjà connu ça avec la plateforme 3D; pour gommer l'imprécision des sauts en 3 dimensions on a affublé les personnages de gadgets pour encadrer leurs déplacements et limiter les erreurs de visée (cheveux hélico de Rayman, JetPack de Mario, boule de lévitation dans Psychonauts...). On a donc la même chose ici avec jeu de course arcade; la voiture va trop vite, on voit pas bien les décors (surtout qu'on doit tirer en même temps et faire gaffe aux objectifs sur le radar), donc on a ajouter cette fonction pour corriger ces imperfections qui rendent le jeu moins jouable, moins contrôlable.
Où finit le spectacle et où commence le n'importe quoi ?
Si il fallait vraiment classer le titre, il serait en fait plus à ranger dans le genre jeu de chasse ou de poursuite. Full Auto 2 : Battlelines est en effet plus proche de Serious Sam (le FPS cartoono-chaotique) que de n'importe quelle simulation automobile. On se trouve bien dans une voiture, on roule bien sur un circuit face à des adversaires devant lesquels il faut passer la ligne d'arriver, mais le gameplay repose quasi intégralement sur une action frénétique à base de destruction d'ennemis et d'éléments du décor qui oscille entre le joyeux bordel et le chaos le plus total. Le pilotage existe pourtant, mais il relève plus de celui d'un astronaute le cul posé sur une fusée que celui d'un as du volant. Il y a bien pourtant un zeste de subtilité avec des chemins multiples pour accéder à des raccourcis ou à des bonus à récupérer, mais le jeu dans son ensemble souffre d'un trop plein d'action et en devient donc un peu trop bordélique.
Source: www.play-attitude.com
Full Auto avait fait bonne impression lors de sa sortie sur 360, mais son petit frère à peine remanié accuse un peu son année de retard. Un réalisation honorable pour un jeu de lancement sans plus.
Le mélange course/action tant à la mode penche ici clairement d'un coté, du coup l'élément conduite devient un peu secondaire alors que la vitesse et le spectacle sont exacerbés jusqu'à l'excès.
Des bruitages et une bande son musclée efficaces auxquels on ne prête pas trop attention car nos yeux sont assez occupés pour deux sens.
Le mode carrière propose de nombreuses missions, mais se montre aussi difficile et répétitif. Le mode online permet lui de vraiment prolonger l'aventure et de profiter des éléments débloqués lors de courses plus équilibrées que dans le mode offline.
Un jeu de course/action spectaculaire un peu trop bordélique.








