Virtua Tennis 3
De retour, et pas à moitié
Il est vrai que dans mon petit cerveau je craignais un épisode « de trop » avec ce Virtua Tennis 3, du moins un épisode qui n’apporte absolument rien à la série si ce n’est des graphismes au goût du jour et un mode en ligne (du moins sur 360). Certains diront que ça leur aurait suffit, moi ça ne m’aurait pas fait lâcher un Virtua Tennis 2 toujours très bon (il m’arrive de temps en temps de décrocher ma Dreamcast du mur, devenu objet d’art, pour me faire quelques parties). Heureusement tout le monde est content puisque des innovations intéressantes ont subtilement été ajoutées, ouaip.
Abordons directement le gameplay, précédemment passé maître en accessibilité il aurait été choquant de transformer ce qui a fait le succès de la série en une approche plus simulation, à la Top Spin. On reprend donc les mêmes bases à savoir une prise en main très simple, dans le plus pur esprit des salles d’arcade. Un bouton de lift, un de slice, un de lob et c’est torché, il ne reste plus qu’à jongler avec la pression des boutons, le timing et la direction et nous voilà face au bon vieux Virtua Tennis des familles, pas de chamboulement de ce côté-là. Là où on y gagne c’est point de vue animations, nombreuses et criantes de réalismes, mais aussi en profondeur. Oui j’ai bien dis en profondeur. On a beau être devant de l’arcade, la marge de progression est croissante et notre niveau de jeu se verra bien amélioré au bout de plusieurs heures intensives à se renvoyer la balle. Tout ça grâce au fait que l’on puisse premièrement croiser suffisamment ses frappes sans avoir à charger son coup comme un taré (à se défourailler le pouce) et, deuxièmement, parce qu’on peut frapper bien comme il faut la balle en bout de course sans être nécessairement obligé de plonger. Ca parait anodin comme ça mais le gameplay s’en retrouve par extension un bon chouilla plus profond que Virtua Tennis 2, disons plus souple. Encore une fois, c’est de l’arcade donc quand je parle de profondeur de jeu c’est toute proportion gardée. Ici c’est de l’échange de bourrin, de la frappe de champion de boxe, les fautes sont rares et tout va très vite qu’on se le dise. Virtua Tennis c’est du spectaculaire avant tout, des échanges de super héros qui peuvent vite devenir interminables et d’une intensité pleinement jouissive. Pour en remettre une couche concernant le côté profond (je sens que ça vous excite cette histoire), ceux qui n’ont joué que quelques petites parties diront certainement que les plongeons sont utilisés à outrance mais une fois que l’on est dans le bain on se rend compte qu’il ne s’agit en fait que d’une histoire de placement, en gros plus vous vous placez mal, plus vous allez passer votre temps à sauter comme un ouf sans même penser à vos pauvres petits genoux tout nus.
Et je coupe le soooooooooon
Pour ce qui est des modes de jeux on reprend les mêmes et on recommence, Exhibition pour jouer un match de 1 à 4 (que l’on peut enfin jouer en 5 sets), Tournoi pour refaire le fameux mode de la borne d’arcade à la maison, World Tour (sur lequel je reviendrai) et les petits nouveaux à savoir un mode qui permet de jouer quelques mini jeux du mode World Tour mais à plusieurs (jusqu’à 4) et bien entendu le mode Xbox Live (sur lequel je vais revenir aussi, et oui, j’suis trop un fou).
Le mode World Tour (« Tour Mondial » dans le jeu mais j’suis un puriste) est évidemment celui qui suscite le plus d’intérêt, il est d’ailleurs mis plus en avant qu’avant (j’suis assez fier de cette fin phrase) dans l’interface du menu de départ. Premier changement, il faudra choisir de faire une carrière homme ou une carrière femme, les deux ne sont plus fusionnées comme c’était le cas pour Virtua Tennis 2 et c’est tant mieux, en tout cas à mon avis. Le système de création de personnage est ultra basique et environ à des années lumières de ce qui se fait de mieux, le paramétrage est très simpliste et vous risquez de vous retrouver face à un type ou une nana presque identique sur le Live (oui on peut jouer avec son joueur perso sur le Live, mais j’y reviendrai j’ai dis, impatient va). Une fois son avatar du pauvre modelé, les habitués de la série se retrouveront en terrain connu avec leur petite maison à situer sur un globe terrestre au milieu des mini jeux étalés partout, des tournois etc… On doit toujours gérer sa carrière dans le but de devenir numéro 1 mondial au classement fictif STP inspiré de l’ATP. Toujours aucune véritable licence pour les courts ainsi, par exemple, Roland Garros devient la coupe de Paris mais au final on s’en contrefout, ça reste de la terre battue. Surtout que le graphisme des décors tient relativement bien la route sans défourailler sec non plus, correct quoi. Un rapide coup d’œil vers le calendrier permet de voir quand ont lieu les tournois auquel notre classement nous permet de participer, il faut donc faire attention à ne pas rater la bonne semaine. Pour faire s’écouler le temps en attendant rien de plus simple, il suffit de participer aux minis jeux, une participation à un mini jeu est équivalente à une semaine qui s’écoule. Ces délires toujours assez amusants permettent d’améliorer les skills de notre personnage, divisés en 4 catégories (volée, coup, service, jeu de jambe) elles même divisées en sous catégorie. Ils sont donc essentiels à votre progression et leur difficulté augmente au fur et à mesure. Encore une fois les joueurs de l’époque reconnaîtront de vieilles connaissances, au milieu de nouvelles.
Au milieu de tout ça on découvre avec plaisir l’apparition d’une école de tennis, elle permet d’apprendre les différents coups disponibles tout en faisant progresser notre personnage de la même manière que pour les minis jeux, les challenges sont de plus en plus difficiles et donc intéressants. Les joueurs pro que l’on rencontre lors des matchs (13 véritables joueurs chez les hommes de Federer à Monfils, 7 chez les femmes de Shaparova à Mauresmo, tous à la modélisation plus ou moins réaliste mais tous au style de jeu différent) peuvent nous proposer des défis sur les minis jeux et des matchs d’entraînement qui nous feront progresser à contrario des matchs « classés » qui eux, bizarrement, n’ont aucun effet sur les capacités de notre porteur de raquette. Certains tournois se font en double, ici plus questions d’acheter son partenaire, on le sélectionne tout simplement, gratuitement, parmi la totalité du panel que propose le jeu. S’il n’y a plus de gestion d’argent, la customisation de son avatar pourri se fait toujours grâce à des accessoires, qui ne s’achètent plus mais qu’on nous offre après une belle performance. Gare au grand moment de bonheur lorsqu’on va vous dire suite à un tournoi victorieux « vous avez gagné un serre poignet », wah… Enfin, grosse innovation, une jauge d’endurance fait son apparition. On va devoir la gérer en même temps que son calendrier. Boire une boisson énergétique la remplira sans vous faire perdre une semaine d’entraînement ou de compétition mais elle ne reposera pas vos membres. Et si vos membres ne se reposent pas de temps en temps sur une saison entière, la blessure sera inévitable et vous fera rater plusieurs semaines de compétitions (ou d’entraînements, vous avez compris maintenant hein ?) selon la gravité du bobo. Il devient donc impératif de rester chez soit de temps en temps et donc de perdre une semaine ou carrément de prendre des vacances et de perdre 3 semaines. Mais bon 3 semaines sans rien faire et revenir en pleine forme valent mieux que 6 semaines d’indisponibilité non volontaire. Ca rallonge un peu la durée de vie de manière habile, durée de vie déjà assez conséquente pour ce mode Wolrd Tour puisqu’il vous faudra une dizaine d’heures pour réussir à devenir numéro un mondial et encore si vous ne perdez aucun match ce qui sur la fin est presque impossible, sympa. C’est dure la vie de sportif. Autre aspect important : Couper d’urgence la musique dans les options du menu de départ. Le compositeur devait être un grand habitué des fonds musicaux pour ascenseur avant de se mettre à Virtua Tennis 3, horrible.
Titre de paragraphe à insérer soit même (parce que moi j’ai pas envie de chercher là)
Vient enfin le mode Xbox Live, soit on joue entre amis (jusqu’à 4) en paramétrant tout le toutim y compris le nombre de jeux et de sets, soit où joue des matchs classés en simple mais aussi en double (y compris mixte et chacun chez soit). Il est également possible d’organiser des petits tournois de 4 joueurs en classé, bien sympa. Malheureusement pour les parties classées c’est un seul set de trois jeux et basta, impossible de paramétrer. De même impossible de directement enchaîner sur une revanche après une partie endiablée, dommage. Pour continuer dans les petits défauts du mode on ne peut pas choisir qui affronter, c’est un choix automatique fait par l’ordinateur donc priez pour tomber sur un type qui a une bonne connexion. Comme dit plus haut on peut choisir son personnage du mode World Tour pour botter le cul du monde entier mais pensez bien à avoir fait atteindre un niveau correct à votre avatar sous peine de vous faire humilier. Dans le cas contraire il reste les 13 vrais joueurs et 7 vraies joueuses professionnels à disposition. Reste la possibilité d’assister en tant que spectateur à des matchs en direct joués par les autres joueurs via la VT TV, bien sympa mais entre nous, inutile. Mais sympa hein c’est chouette tout ça, on le fait une fois dans sa vie pis après c’est tout mais c’est sympa… Le code réseau est sans encombre ou presque, il arrive de rencontrer un léger lag dans les animations de l’adversaire qui provoque un temps d’écart entre sa frappe et le retour de la balle mais rien de bien rageant une fois qu’on y est habitué, en double ça saccade un peu par moment, à part ça rien à signaler de mon côté. Forcément c’est un jeu convivial par excellence, comme tout jeu de sport ou presque, donc lorsque vous n’avez pas la possibilité d’avoir 3 potes chez vous, une petite partie sur le Live fait bien plaisir. Pour finir la vibration de la manette s’enclenche dans les options lors des matchs mais ne s’avère pas franchement puissante. Ca s’explique sans aucun doute par le fait que c’est l’AM3 qui était en charge du développement de la version de base, autrement dit sur PS3, et que sur PS3… Y a pas de vibration, comme y a 10 ans… Sumo Digital en charge de l’adaptation sur 360 n’a visiblement pas donné plus d’importance que ça aux vibrations mais au moins elles y sont donc on ne va pas chipoter.
Source: www.xbox-attitude.com
Si les graphismes sont d'un niveau correct (on est assez loin du jeu le plus beau du monde malgré tout), ce sont les animations, nombreuses et réalistes à mort, qui épatent. A noter un temps de chargement désagréable d'une dizaine de secondes avant chaque mini jeu et chaque match...
C'est du grand art, mieux que le précédent volet grâce à un peu plus de profondeur mais toujours autant d'accessibilité. Ceux qui aiment le tennis arcade ne trouveront pas mieux.
D'un côté on a des voix d'arbitres qui parlent dans la langue du pays où ils se trouvent (très sympa), de l'autre on a des bruitages de pas merdiques et une musique incroyablement détestable. De l'ascenseur style à très vite couper dans les options.
Le mode tournois hérité de la borne d'arcade (où l'on pourra débloquer deux personnages cachés dont le fameux King qui plaira aux puristes) se fini vite mais il reste le mode World Tour qui prend une bonne dizaine d'heure à torcher de fond en comble (et encore c'est si on est du genre super fort), le mode Xbox Live et bien entendu la possibilité de jouer jusqu'à 4 sur le même écran pour des parties endiablées. Du tout bon.
C'est juste le meilleur jeu de tennis arcade qui existe donc à partir de là je ne vois pas qui pourrait s'en passer. Même moi qui n'aime pas particulièrement le tennis je suis fan du jeu... Et puis sur cette version on peut jouer online.



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