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Phoenix Wright : Ace Attorney Justice For All



Souvenirs

A l’origine des temps, Phoenix Wright était déjà une série mettant en scène un jeune avocat de la défense. Sauf qu’en ces temps immémoriaux, la DS n’existait pas encore. C’est donc sur GameBoyAdvance que notre jeune loup du barreau fit d’abord ses preuves. Du moins c’est ce qu’en disent les historiens, qui auraient trouvé une relique de GBA datant de plus de 2.000 ans avant J.C. dans le sarcophage d’Imhotep. Cependant pour donner crédit à cette théorie extravagante, il faudrait admettre que les Egyptiens avaient déjà à l’époque des connexions avec le monde asiatique, et plus particulièrement le Japon, puisque ces épisodes baptisés là-bas Gyakuten Saiban, ne s’exportaient alors pas.


Bref, tout ça pour dire qu’après le remake sorti l’année dernière sur DS, c’est au tour du deuxième remake de Gyakumachin 2, précédemment sorti, lui aussi, sur GBA de voir le jour sur la petite console tactile de BigN.


L’histoire de ce deuxième volet débute par deux coups, l’un de téléphone, l’autre sur la tête. Devenu momentanément amnésique, notre jeune avocat va devoir réapprendre les bases de son boulot. Une bien belle façon de pouvoir offrir un didacticiel relativement complet aux pauvres hères qui découvriraient cette formidable licence avec ce deuxième opus, sans pour autant jurer avec l’histoire et le fait que notre bellâtre a déjà résolu cinq affaires bien compliquées auparavant (Convenez qu’après tant de succès, il serait mal convenu de faire croire que l’avocat ne sait plaider).


Bref, c’est donc amnésique et avec un look un brin plus djeun’z que vous entrez dans l’arène, la fosse aux lions, le champ de bataille, le purgatoire… bref, le tribunal !


Pour votre première affaire, vous retrouverez une vieille connaissance en la personne du procureur dégarni, qui subira une nouvelle fois une déconvenue face à votre talent ineffable. Vous y défendrez une jeune officière de police, accusée à tort du meurtre de son petit ami.


Bien entendu, tout ceci n’est qu’une mise en bouche, un apéritif léger destiné à vous mettre en appétit avant le plat principal et votre véritable première affaire. Une affaire qui, comme toujours, devrait vous donner du fil à retordre.
Le Psyché-lock

Comme son prédécesseur, ce Justice for All vous entraînera dans des endroits variés et originaux, tels qu’un sanctuaire spirituel ou un cirque, et vous demandera d’opérer en plusieurs phases bien distinctes.


Premièrement, une affaire commence toujours par une petite cut scene résumant les faits. Puis vous vous engagez dans l’affaire à proprement parler et commencez à prospecter les lieux et interroger les témoins afin de récolter un maximum d’informations et de preuves pouvant vous servir durant le procès. Une fois ceci fait, le premier jour d’audience peut commencer où votre esprit vif et vos talents d’orateur ne seront pas de trop pour sauver les fesses de votre client.


A la suite de ce premier jour, les choses se compliquent généralement et vous retournez sur le terrain collecter de nouvelles preuves, découvrir de nouveaux secrets et ainsi de suite jusqu’au deuxième jour d’audience, etc.


De ce point de vue là, ce deuxième volet ne change guère du premier. La seule variante qu’il m’ait été donné d’observer de mon œil aguerri (l’autre est un raté), c’est la transformation des points d’exclamations illustrant le nombre d’objections mal venues possibles par une jauge diminuant en fonction de la gravité de votre erreur.


En vérité, la seule grande nouveauté dans cet opus (si ce n’est le scénario bien entendu) c’est l’introduction dans l’aventure du Psyché-Lock.


Sous ce nom barbare se cache en fait une sorte de mini-jeu de la vérité dans lequel vous allez devoir découvrir les secrets de vos interlocuteurs. Ces secrets sont représentés par des chaînes cadenassés, où le nombre de cadenas définit la grandeur du secret. Pour les briser, vous allez devoir mener votre enquête pour pousser votre allocutaire dans ses derniers retranchements afin qu’il crache le morceau.
Une leçon de character design

Tout comme son prédécesseur et son homologue GBA, Phoenix Wright 2 se décline en un point & click animé par des écrans fixes où se meuvent des personnages au look très souvent charismatural (Contraction de charismatique et caricatural). Certes, les accros de la technique pleureront sur l’absence d’une 3D de ouf ou d’effets pyrotechnique de la mort, mais si la série se contente de ces écrans fixes, c’est que le talent de ses designers le lui permettent.


En effet, que ça soit les lieux ou les personnages, il est impossible de ne pas admettre la qualité du travail des graphistes qui nous plongent à chaque fois dans un monde à la fois noir, malsain, merveilleux, drôle et débile. Et croyez-moi, pour réunir tout cela, il en faut du talent !
Lors des phases d’enquête, vous vous déplacerez de lieu en lieu pour dénicher des indices en les examinant simplement à l’aide du stylet sur l’écran tactile. Il en va de même pour les conversations où d’une simple pression, vous pourrez choisir un sujet ou montrer un objet précédemment acquis afin d’obtenir des informations ou confondre votre interlocuteur.
Pour les audiences, le gameplay change radicalement puisque votre principal objectif sera de découvrir la vérité cachée dans les dépositions des témoins, en les pressant avec vos questions, ou en les confondant avec une preuve.


Bref, vous l’aurez compris, je suis de nouveau tombé sous le charme de ce nouveau Phoenix Wright, véritable perle d’un genre qu’on croyait perdu à jamais : Le Point & Click.


Malheureusement, s’il est une perle, il faut tout de même admettre qu’il n’est pas dénué de défauts. Son premier étant le peu d’innovation qu’il apporte par rapport au précédent opus. Son second c’est de n’être qu’un remake de l’épisode GBA. Son troisième c’est de ne pas mettre suffisamment à profit les fonctionnalités de la console. Enfin son dernier c’est sans doute sa linéarité qui lui confère une rejouabilité absolument nulle et le destine donc à retourner en rayonnage d’occasion, ou trôner sur les étagères de votre ludothèque une fois la dizaine/quinzaine d’heures nécessaires pour en arriver au terme, dépassées.


Mais bon, même avec tous ces défauts, je l’aime moi Phoenix Wright…



Source: www.nintendo-attitude.com

Graphics
Si le titre n’est qu’une succession de plans « relativement » fixe, le design et la qualité des graphismes sont quant à eux indéniables. Les personnages sont toujours aussi délirants et caricaturés à outrance et les environnements variés et originaux.
Gameplay
Le gameplay n’a pas changé d’un iota ou presque, si ce n’est l’apparition du Psyche-Lock et le changement des points d’objection en jauge. Relativement simpliste et pas très original, il est pourtant terriblement efficace et suffisant pour se laisser aller à un plaisir sans borne. Comme quoi le classique ça a toujours du bon…
Sound
Les thèmes sont agréables et variés et les bruitages quasi-inexistants. Peu à redire donc : Ce n’est ni grandiose, ni irritable !
Longevity
La durée de vie reste dans la moyenne du genre, comptez donc une dizaine/quinzaine d’heures de jeu et aucune possibilité de recommencer une partie tant le jeu se veut linéaire. Mais c’est toujours pareil : Il est préférable de passer quinze heures intenses sur un jeu et ne plus jamais y jouer, plutôt que de s’ennuyer 50 heures avec un autre sur lequel il est possible de revenir.
Lasting appeal
Les affaires sont toujours aussi loufoques et torturées et prouvent encore une fois le talent indéniable des scénaristes. Même la mise en scène du didacticiel est vraiment bien trouvée avec cette idée lumineuse de perte de mémoire pour permettre aux néophytes de comprendre les bases du jeu.
Jusqu’ici Phoenix Wright faisait figure de jeu fétiche pour moi, il se voit donc aujourd’hui, fort logiquement remplacé par sa suite. Pas révolutionnaire pour un sou, on lui pardonnera son manque de créativité et son absence de renouvellement en prenant un pied terrible à défendre de pauvres hères innocents dans des affaires extraordinaires. Mais attention Capcom, une fois ça va, mais je ne suis pas certain que la sauce puisse prendre à nouveau si le rien ne bouge la prochaine fois… surtout que Hotel Dusk pointe le bout de son nez.


Game details

Publisher : Capcom
Developer : Capcom
Genre : Action
Release date : 16 Marzo 2007