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Phoenix Wright Ace Attorney




La parole est à la défense


On incarne ici Phoenix Wright, jeune avocat de 24 ans, tout juste diplômé et se lançant dans le grand bain d’un univers impitoyable un peu à la Dallas en fait. Pour cela on peut compter dès la première enquête sur sa délicieuse patronne Mia Fey (très reconnue chez les avocats de la défense), superbe brune ayant des arguments très convaincants ! Comme vous pouvez le deviner, en tant qu’avocat de la défense, notre but est de défendre les personnes accusées, ici nous avons affaire à des histoires de meurtre. Mais pour compliquer la tâche, il y aura en face de Wright de redoutables avocats de l’accusation qui auront plus d’un tour dans leur sac pour prouver la culpabilité de votre client, faux témoignages et déstabilisation seront monnaie courante au tribunal. Les procès se déroulent de la manière suivante : L’accusation invite son témoin à la barre, il se présente et répond aux questions de l’avocat de l’accusation, avant de déposer son témoignage. Cette déposition est à surveiller avec attention car c’est là dessus que Wright devra attaquer lors du contre-interrogatoire. Pour ce faire, il vous faudra bien consulter le dossier de l’affaire et plus particulièrement sur les pièces à conviction. Il est possible d’attaquer sur chaque phrase de la déposition, pour faire avancer l’enquête car dès qu’un élément du témoignage est suspect, le témoin est prié de le recommencer en incluant les nouvelles données, ce qui permet souvent de perturber le témoin qui se contredit de plus en plus. Attention à ne pas trop attaquer ou insister sur un sujet où il n’y a pas de contradiction car dans ce cas le juge vous pénalisera et vous perdrez une tentative d’objection. Le jeu impose d’ailleurs un rythme excellent en alternant les phases de procès au tribunal et les phases de recherche, d’enquête dans différents endroits comme les lieux du crime, le commissariat, le centre de détention…D’ailleurs, beaucoup de procès se déroulent sur 3 jours, en effet lorsque l’on apporte une nouvelle preuve qui pourrait changer complètement la donne comme des empreintes, de nouveaux témoins et j’en passe.

Du neuf avec du vieux


Phoenix Wright Ace Attorney est en fait une réédition du premier opus sorti sur Gba sous le nom de « Gyakuten Saiban » et cela se voit ! Graphiquement les développeurs ne se sont pas foulés, on assiste à une succession d’images fixes niveau Gba. Par exemple, pour présenter le tribunal on a droit à une image fixe avec en fond sonore un brouhaha de l’audience qui est non sans nous rappeler l’époque dorée de la Nes. Cela fait un peu tâche à côté des musiques d’ambiance réellement envoûtantes qui parcourent le jeu, on retiendra en particulier cette musique (qui n’a rien à envier aux séries télévisées du genre) qui s’accélère lors du moment crucial de la déposition de témoignage et qui vous montre que c’est bien là où vous devez être vigilant. Le jeu reprend les 4 enquêtes du premier opus, et inclus une cinquième, qui elle est inédite. Dans le gameplay, le portage est une totale réussite ! L’écran tactile est utilisé à merveille pour choisir les différentes répliques ou questions, pour faire avancer les dialogues, et surtout pour gérer votre inventaire composé des pièces à conviction qu’il vous faudra étudier de plus près et montrer à certaines personnes afin de débloquer des lignes de dialogue et parfois de nouvelles pièces à conviction. On peut regretter toutefois que seule l’enquête inédite soit pensée pour utiliser parfaitement les capacités de la DS. En effet, lors de la dernière enquête il est possible d’étudier certains objets (modélisés tout en 3D) sous tous les angles, ou bien se souffler dans le micro afin de découvrir des empreintes, ou d’utiliser le stylet afin de verse du Luminol (qui permet de faire apparaître en bleu fluo des preuves comme des traces de pas etc.). L’utilisation du micro est aussi un plus très sympathique dans le jeu, on se surprend d’abord à crier « Objection ! » « Un instant ! » ou « Prends ça ! » puis on y prend goût avec ce sentiment de satisfaction et cette pensée du « Tiens prends ça dans ta gueule petite crotte !»

Une ambiance délirante


S’il y a bien un élément qui fait de Phoenix Wright un HIT c’est bel et bien son ambiance et son humour décalé ! Tout au long du jeu, défilent des personnages tous plus atypiques les un que les autres avec des attitudes parfois (souvent ?) excessives ou fantasques. Certes, chaque personnage ne dispose que de quelques plans, chacun retranscrivant une mimique particulière se répétant à plusieurs reprises mais cela retranscrit bien les actions. On peut citer les scènes où Phoenix se sent particulièrement mal à l’aise, avec une tête dépitée et transpire, ou même lorsqu’il sort une preuve qui fait mouche et qu’il sort un papier en tapotant dessus comme pour dire que « tout est là » (Tostaky). La plupart des personnages sont plutôt barges, et on assiste souvent à du cassage direct à la Brice de Nice, ou beaucoup de réflexions de tête mais diablement burlesques. On croise entre autres des nymphos, des détectives louches (un bourrin plutôt sympathique et un Cow-boy), des témoins pas si témoins que ça…Ce côté humoristique et décalé fait qu’on s’ennuie pas pendant le jeu, rappelons que les enquêtes sont plutôt longues. Cependant l’humour présent dans le jeu n’empêche pas la présence du côté dramatique des procès et on se retrouve bel et bien à la place de Phoenix, on stresse lorsque l’on est à court de preuves et que tout semble contre nous, et on se sent vraiment fier lorsqu’on cloue le bec en prouvant que le témoin ment. Les développeurs ont privilégié ici des décors fixes, on ne s’y déplace donc pas librement, cependant ils sont dans une 2D très bien détaillée , et il suffit de choisir l’option « examiner » pour passer la zone au peigne fin et ainsi récupérer des indices qui vous seront précieux dans votre enquête. Il faudra compter environ 1 heure et demi voire 2 heures (pour les plus longues) pour finir une enquête et donc à peu près 10 heures pour la quête principale. Cependant on ne s’ennuie pas une seule seconde et l’on prend toujours du plaisir à chercher des indices lors des phases d’enquête afin de les utiliser ensuite au tribunal. La traduction française est de très bonne facture même si quelques fois le rendu comique est un peu différent comme par exemple l’expression « Lorsque Paul defès arrive, tout part à la dérive ». A l’origine le personnage s’appelle Larry Butz et l’expression est: « When it smells it’s usually the Butz », on passe très sympathiquement aussi de Dick Gumshoe à Dick Tektiv et de Edgeworth à Hunter et ça va bien à un avocat de l’accusation.



Source: www.nintendo-attitude.com

Graphics
Portage du premier épisode, le jeu pêche graphiquement et reste au niveau de la Gba. Ceci dit les écrans fixes sont de très bonne facture (2D très détaillée) et les expressions des personnages collent bien aux différentes situations.
Gameplay
Gameplay exemplaire, on peut tout faire avec l'écran tactile, faire défiler le texte, choisir ses réponses, examiner l'endroit où l'on est, se balader dans l'inventaire et examiner ses objets.
Sound
Ambiance géniale tout simplement. Le character design est excellent, les répliques bien trouvées, les différents lieux visités ont tous leur petit charme. Les musiques sont bien exploitées et retranscrivent bien les situations.
Longevity
La durée de vie est très correcte pour un jeu de ce genre. Compter 1h30/2h par enquête et environ 10 heures pour le terminer mais 10 heures intenses car le jeu est vraiment accrocheur et amusant.
Lasting appeal
Phoenix Wright est un jeu que l'on se doit d'avoir sur sa petite Ds. Capcom a tenté quelque chose avec cette simulation d'avocat et il faut dire que le résultat est tellement probant que cela en fait un jeu très accrocheur et diablement amusant et donc incontournable!
Phoenix Wright est un Hit de la Ds, il a tout pour plaire et on lui pardonne son niveau graphique un peu dépassé. On attend avec impatience le prochain opus. En tout cas nous on adore!


Game details

Publisher : Nintendo
Developer : Capcom
Genre : Gestion
Release date : 31 Marzo 2006