Metroid Prime : Hunters
C’est si bon
Bien des licences de consoles de salon ont connue un triste sort après leur passage sur portable, certainement dû à une pauvre qualité technique ou/et scénaristique, mais ici ce ne sera pas le cas pour Metroid sur DS. En effet les développeurs ont réussi l’étonnant pari de faire tenir dans une cartouche de 4cm sur 3 tout ce qui a fait les beaux jours de la saga. Certes il ne faut pas s’attendre à de la GameCube, car les capacités techniques de la DS ne le permettent pas, mais nous avons entre les mains une petite bombe vidéo ludique : c’est si bon !
Mémoire et histoire
Vous êtes détaché par la Fédération galactique après qu’une vieille légende ait refait surface.
Dans un lointain passé, un peuple très avancé technologiquement et intellectuellement, les Alimbics, arriva à son apogée mais disparu sans aucune raison apparente ou sinon l’usure des années sur une race. Le dit peuple aurait aussi possédé un pouvoir immense qu’ils auraient laissé dans l’espace, sous forme d’artefact, et gardé par le plus incroyable des systèmes de sécurité : c’est bien simple un atome ne pourrait passer sans autorisation (mais nous, on va y aller quand même). L’histoire devient une légende puis un mythe et fini presque par tomber dans l’oubli. Mais v’la’ti pas qu’un message est capté par certainement toutes les races, car, traduit dans des centaines de langues donc ça pouvait pas faire autrement. Ce message situe l’emplacement de la puissance suprême.
Bien entendu chacun étant désigné comme « exceptionnel » s’il arrive à capter le message met en concurrence toutes les races qui veulent être L’ « exceptionnel », sans doute histoire de faire monter la sauce entre les chasseurs de prime. Enfin bref, un troupeau de ces chasseurs est déployé sur place pour conquérir la puissance suprême et ainsi devenir LE « monsieur muscle » de la galaxie. Malheureusement ce ne sont pas tous des enfants de cœur et un si grand pouvoir ne peut donc pas appartenir à n’importe qui.
Pour clarifier la situation, la Fédération galactique, qui ne veut pas que cette puissance tombe entre de mauvaises mains, demande à notre chère Samus d’obtenir ce bien, le détruire et ainsi l’éloigner de tout esprit malsain. C’est donc dans ce contexte que vous êtes envoyés sur l’une des planètes Alimbics. Un scénario assez banal mais qui dès le départ laisse quelques questions en suspens, de plus en regardant la vidéo de départ vous pouvez voir les autres chasseurs de primes et ils n’ont vraiment pas l’air très commode, à savoir si vous pourrez les vaincre.
Et le jeu
Le menu est assez simple, vous avez une carte de l’espace où figure le seul endroit où vous pouvez atterrir, sur place vous pouvez « sauvegarder », « décoller » ou sortir faire une petite balade. Au fil de l’histoire vous débloquerez d’autres planètes (ou stations spatiales) et vous pourrez changer de monde en décollant de celui où vous êtes.
En tout quatre mondes sont disponibles, en premier lieu vous irez faire un tour sur une station en ruine, puis bronzer sur une planète volcanique, pour ensuite faire une promenade sur une station de ravitaillement et enfin finir par prendre un bon coup de froid sur une planète glaciale.
Passons maintenant au jeu en lui-même, les développeurs ayant décidés, et à juste titre, que le gameplay des épisodes GameCube était très bon, ils ont donc choisit de remettre le couvert et donc de nous servir le même pour la NDS.
L’écran tactile remplaçant le joystick, la fonction de visée auto a été supprimée, la sensibilité de l’écran se révèle d’une précision d’orfèvre et compense, voire même, surpasse, le fait de ne pouvoir locker ses ennemis. En effet, grâce à la fonction tactile de la DS, le gameplay est une pure merveille, après une petite heure de jeu. En déplaçant le stylet vous faites bouger la vue de Samus et ainsi son viseur, c’est ce qui rend la visée si précise. Des petits icônes permettent de changer d’arme et bien sûr de se transformer en Morph Ball (de se mettre en boule) juste en pointant du stylet dessus, un raccourci vraiment très pratique. La croix directionnelle permet des déplacements latéraux, vers l’arrière et l’avant, la gâchette gauche quand a elle actionne l’arme : une pression courte active un tire simple et une pression continue charge l’arme et dégage un tire surpuissant (si l’arme dispose de cette fonction).
Après le gameplay vient le niveau graphique et on sait bien que sur NDS ce n’est pas le point fort mais ici au contraire nous devons bien avoir affaire à un des plus beau titre, si ce n’est le plus beau. Les textures ne sont pas très riches mais la 3D que les développeurs ont mis en place est redoutable et chaque monde possède ses propres thèmes et environnements, ce qui permet de visiter du pays.
Et pour ajouter du réalisme, à un jeu qui nous plonge déjà grandement dans son univers, Nintendo au lieu de disposer des points de sauvegarde dans l’aire de jeu (comme c’était le cas dans les épisodes précédents) à préférer tout bonnement les supprimer. Maintenant vous devrez vous rendre à votre vaisseau pour pouvoir enregistrer votre progression et là, deux chemins s’offre à vous, soit vous revenez sur vos pas pour retourner à l’appareil (c’est assez long et très ennuyeux), soit vous continuer jusqu’à trouver une sorte de télé transporteur qui vous envoie dans la salle d’embarquement et vous permet donc de rallier votre vaisseau simplement. Vous l’aurez donc compris une des deux solutions est bien plus simple mais un autre problème vient se greffer et augmente encore un peu plus le stress de la partie, en effet vous poussez toujours plus loin pour trouver le fameux télé porteur mais sans savoir ce qui va surgir au coin du prochain virage, d’autant plus que vous pouvez rencontrer d’autres chasseurs de primes n’importe où. Cruel dilemme donc mais qui vous oblige à plonger dans le jeu.
Plus on est de fou…
C’est un des gros points forts du jeu, en Wifi ou simplement sans fil, vous pouvez jouer jusqu’à quatre dans des arènes et balancer tout ce que vous avez à la face de vos partenaires de jeux, enfin à vos trois ennemies. Ici, c’est une vraie partie de plaisir et on s’éclate (c’est le cas de le dire !).
Ceci ayant contraint les développeurs à repousser la sortie du jeu, car c’est le premier Metroid de l’histoire jouable en ligne, n’est pas un gros désagrément au vu de la qualité et du fun de la fonction que Big N à mis à notre disposition.
Si ce n’est pas LE jeu Nintendo DS, il n’en est pas loin. Ce premier Metroid sur DS s’impose comme la référence du genre sur la portable et devrait faire un grand nombre d’émules.
Source: www.nintendo-attitude.com
C’est simple, c’est l’un des plus beaux jeux de la portable de Nintendo. Même si les textures ne sont pas au top, le soft possède une belle 3D. Quelques bugs viennent troubler la fête mais rien de grave qui pourrait faire tomber la note.
Encore que du bon, rien à redire c’est génialissime. Une demi-heure de jeu et c’est parti ! Que dire de plus ?
Là aussi c’est du parfait, un faible nombre de musiques mais tout réside dans l’ambiance Science-fiction qui est très bien rendu avec de très bons bruitages.
Pas aussi long que les précédents épisodes, le jeu ne possède que quatre mondes, mais c’est déjà bien suffisant, vous devrez y repasser plusieurs fois si vous voulez arriver à vos fins. En plus si on y ajoute un mode multi de folie qui vous tiendra éveillé pendant bien des heures.
Un scénario somme tout banal mais qui, comme d’habitude devrait vous tenir en haleine un bon moment, on a vraiment envie de voir la fin…









