Pro Evolution Soccer Management
Un côté familier…
Un premier menu familier, pour choisir la langue, suivi d’un second pour le mode graphique. Pas de doute, on n’est bien sur PES, rien n’a changé pour celui-ci. L’intro démarre, elle ressemble à … celle de PES4, normal, c’est la même. Pas de mauvaise langue non plus, des scènes montrant les entraîneurs sur la touche ont été rajoutées. Un peu décevant mais sans conséquence. Le menu principal s’affiche. Assez peu de modes sont proposés, vous avez en fait le choix entre faire un match amical ou une carrière. Passons sur les matchs amicaux (qui proposent néanmoins la possibilité de gérer des équipes nationales), votre carrière va commencer. Vous avez de la chance, pour votre premier essai, tous les clubs accepteront de nommer un novice sur le banc. Vous aurez donc la possibilité d’entraîner dans le monde entier ou plutôt d’en l’un des... six championnats proposés. Et oui, vous devrez vous contenter de la base de données de PES5, et c’est la même chose du côté des joueurs, aucun nom n’a été rajouté. En plus de ce choix déjà très restreint, les licences font toujours défaut et l’Italie, les Pays-bas et l’Espagne sont les seuls pays y ayant le droit. Les fans du PSG ou de l’OM seront ravis de retrouver Ile de France et Bouches du Rhônes une fois de plus (côté noms incorrects, les entraîneurs adverses possèdent également tous des noms ressemblants aux vrais, comme le Portugais, Meunenho, à la tête de Chelsea). Une fois le club sélectionné, on vous proposera de choisir votre budget (qui représente les niveaux de difficulté), de faible à assez élevé. L’étape suivante est la création de votre petite personne et surtout de votre modèle de costume que vous porterez sur le bord de la pelouse. Nous voilà lancé dans la partie, ou presque.
Et des petits plus…
Encore un peu de patience, votre « coach » va vous expliquer quelles sont les différences entre les gros et les petits clubs puis une fois dans l’un d’eux, chaque protagoniste va venir vous expliquer son rôle (pour les recruteurs, votre assistante…). Une fois tout cela derrière vous, profitez en car vous allez adorer ce que vous allez découvrir (mais pour combien de temps ?). Après votre nomination, vous découvrirez le côté humain du jeu, qui le rend des milliers de fois plus vivant qu’un football manager. Votre présentation à la presse, le tout en image (et pas seulement une info sous forme de texte signifiant la chose), voir tous les interlocuteurs en face de vous, des animations montrant les joueurs lors de blessures, lors de signatures de contrats ou lors des remises de trophées, sans oublier les émissions de télé ou les reportages sur votre terrain d’entraînement où l’on vous verra en personne. Un côté certes très futile mais qui apporte beaucoup au jeu.
Qui ne peuvent rien face à la qualité du jeu
Votre bureau sert donc de décor au menu principal. C'est ici que vous aurez accès à l'entraînement, au calendrier, à vos recruteurs, au bureau du président ou encore à la boutique PES (où vous pourrez acheter des nouvelles tenues pour votre assistante). Chaque mois, votre assistante vous soumet un rapport sur lequel elle vous rappelle toutes vos taches du mois, comme le recrutement, les fins de contrats, la promotion des jeunes, et un bilan sur vos résultats du mois passé. Votre adjoint, lui, vous contactera toutes les semaines afin de faire le point sur l'adversaire suivant et de définir l'entraînement à suivre jusqu'à la prochaine rencontre. Le président, quant à lui, vous sera utile pour booster la forme de vos joueurs ou leur moral en mettant à leur disposition du matériel de pointe ou des primes de match. Une fois un match lancé, vous aurez le choix entre une vue 2D et une 3D. Celle en trois dimensions est sans surprise celle de PES. Différents angles de vue sont proposés dont un nouveau. Regarder le match peut, malgré cette qualité graphique, s'avérer très vite assez énervant (surtout pour ceux qui ont l'habitude de jouer à PES) quand on voit comment nos attaquants (dont le jeu collectif n'est pas un fort) vendangent une grande partie des actions que votre équipe se créera.
Heureusement, afin de ne pas trop subir, le jeu à prévue 6 vitesses différentes allant jusqu'à 5 fois plus vite que la vitesse de base (cette option à le double avantage d'éviter de trop s'ennuyer devant le match et de ne plus entendre les commentaires sur lesquels je ne ferais aucun commentaire). Des icônes vous renseigneront sur la fatigue de vos joueurs ou leur motivation qui varient pendant le match. Après la rencontre, votre adjoint vous livrera ses précieux conseils, comme : "faire match nul face à une telle équipe est inquiétant pour l'avenir" alors que vous venez de faire match nul à Manchester (Man red) et que vous êtes déjà champion avec Chelsea ou dans le même registre, "il faut continuer comme cela" après une victoire, merci on n'y avait pas songer tout seul. Les joueurs prenant le contrôle des grosses cylindrées ne devraient d'ailleurs pas avoir trop de problème à gagner les matchs les uns après les autres (que votre équipe gagne ou perdre, vous n'aurez d'ailleurs pas toujours l'impression que vos changements tactiques puissent y changer quoi que ce soit).
Côté transferts, les messieurs de Konami semblent vivre dans leur bulle. N'importe quel joueur de qualité vous coûtera entre 25 et 45 millions. Les plus grosses stars vont jusqu'à 70 millions. Heureusement, si votre budget salarial le permet, vous récupérerez quelques perles rares en fin de contrat. En cas de succès de votre équipe, les budgets augmenteront de toute façon assez vite et le marché des transferts ne posera plus de problème. Pour ceux qui veulent recruter sans gros budget, la liste des transferts reste très pratique pour faire de bonnes affaires (on retrouve des joueurs comme Trezeguet vendu à une grosse dizaine de millions).
Une fois la routine de la partie lancée, vous n'aurez qu'à attendre la fin de saison pour voir les différents trophées remis car, à part cela, peut de choses réussiront à vous donner envie d'aller plus loin. Même toutes les animations qui faisaient plaisir au début du jeu deviennent très vite répétitives et surtout inintéressantes. Au final un sentiment de lassitude apparaît assez vite, une fois les premières découvertes passées. La base de données restreinte, n'offre pas non plus la possibilité de varier les parties. Un essai qui n'est donc pas transformé par Konami.
Source: www.play-attitude.com
Les animations profitent de la qualité de celles de la série. Un niveau au-dessus de la moyenne pour un jeu de gestion. Un point perdu tout de même pour les menus qui sont relativement moches, il faut le reconnaître, mais une qualité générale (animations des joueurs pendant les matchs mais aussi toutes les animations proposées durant la gestion) appréciable.
Pas grand-chose à dire de ce côté-là. Le gameplay est simple, les habitués des PES vont se balader très rapidement et très facilement, les autres apprendront vite. S’ils sont simples, les menus ne sont pas pratiques pour autant. Une impression mitigée ressort au final de ce gameplay.
Une seule chose à dire, vous jouez à PES. Les commentaires ne font que rajouter à cette nullité.
En bon jeu de gestion, vous pourrez vous adonner à votre passion durant tous vos temps libres si vous le souhaitez. La durée de vie du titre est quasi infinie. Malgré la base de donnée réduite et le peu de choix de championnats, ceux qui seront à la tête de leur club préféré pourront l’emmener au sommet années après années. En fait, la seule chose qui entre en ligne de compte sur la durée de vie est la dose de courage que vous avez en allumant la console.
Un point noir du jeu parmi tant d’autres. Il faut bien l’avouer, passez les premières sensations visuelles, qui malgré leur futilité (comme la remise des trophées), apportent un vrai plus au jeu, le titre n’offre rien d’intéressant qui donne envie de s’attarder ici.



















