Amped 3
Entre deux rails de coke, je glisse sur de la blanche
Dès les premières secondes de jeu (ou plutôt de cut-scenes) on comprend très vite qu’Indie Built a dû absorber toutes sortes de produits peu recommandable avant de se mettre à créer leur nouveau titre. Le cliché du snowboarder baba-cool est poussé à fond, les expressions et les voix crétines sont tournées en dérision et tout ça ne serait rien sans des cut-scenes qui auront rarement atteints ce niveau de débilité (dans le bon sens du terme, quoique…) dans l’univers du jeu vidéo. Blindés de références idiotes on assiste à un défilé de marionnettes, de collages animés à la South Park, de mains qui parlent, de cartoons volontairement idiots, de films documentaires doublés à l’arrache, d’employés d’Indie Built qui jouent les acteurs, de jeux 8 bits, mais aussi d’irrévérences à peine cachées à leurs confrères d’Electronic Arts. Ils se sont lâchés c’est le moins que l’on puisse dire.
Après avoir créé votre glisseur via une option tout à fait classique, dans laquelle vous pouvez revenir à tout moment si votre coupe de cheveux ne vous plait plus où qu’une envie subite de vous mettre en caleçon vous prend, vous enfourchez votre snow et vous glissez à votre guise sur une montagne qui n’aura jamais eu un champ de profondeur aussi sublime. Tout en restant très bateau votre objectif de devenir une star de la glisse est assez bien servi pour un jeu du genre grâce à l’implantation d’un scénario (très très crétin). Sans vous spoiler cette perle d’absurdité vous allez devoir retrouver votre crew qui s’est fait lobotomiser et dispatcher aux 4 coins du monde. Pour faire avancer l’histoire la mécanique de gameplay est simple, il faut gagner des points de respect jusqu’à ce qu’apparaisse une étoile rouge sur la carte, en vous y rendant le scénario avancera jusqu’à ce que vous deviez à nouveau gagner des points de respect.
Gagner ces fameux points est sûrement la chose la plus rébarbative du jeu et malgré un effort très clair fait de ce côté-là on finira par se lasser de devoir faire tout le temps les mêmes 5 ou 6 types de défis. Heureusement vous pouvez surfer où bon vous semble et jouir d’une parfaite liberté, libre à vous de faire le con ou de vous arrêter aux points de défi que vous distinguerez sans mal.
Classé en 3 niveaux de difficulté on retiendra les défis en luge où l’on doit faire les plus grosses gamelles possibles et les passages en motoneige avec des checkpoints à passer. Ces deux types de véhicules sont d’ailleurs disponibles à tout moment dans le jeu ce qui vous permettra (dans le cas de la motoneige) de pouvoir remonter la pente comme bon vous semble, bien pratique si on a raté le coche en snow, cela nous évite de devoir refaire toute la descente en repartant de zéro.
Les « missions » scénaristiques quant à elles sont vraiment bien variées et représentent à elles seules tout l’intérêt du jeu, on s’obstinera tout spécialement à se taper des défis qui tournent en rond pour gagner du respect histoire d’avoir enfin accès à ce qui fera avancer le scénar’.
Au fur et à mesure du jeu vous débloquez de nouvelles zones sur une même montagne (bien souvent au nombre de 3) et bien entendu de nouvelles montagnes qui sont réellement différentes et permettent de varier un peu les plaisir. Si les premières ne vous poseront pas particulièrement de problèmes, les dernières que vous débloquez vous donneront du fil à retordre.
Moins simulation qu’Amped 2, moins arcade qu’SSX On Tour
Vous l’aurez compris la jouabilité n’a totalement rien à voir avec les deux premiers épisodes d’Amped, les figures se placent sans mal, les grinds de 3 minutes d’affilée sont légions et les bonds relativement impressionnants aussi. Les fans de la série seront donc hypra allergiques à cette nouvelle tournure résolument grand public et qui pourtant n’arrive pas à convaincre plus que ça, je m’explique. Si dans le jeu d’EA nous sommes bluffés par la vitesse des rides, si dans le jeu d’EA nous sommes prit par les courses acharnées, dans Amped 3… C’est lent. Immensément lent finalement. Je n’irais pas jusqu’à dire que la jouabilité est un mélange de simu et d’arcade puisque c’est clairement arcade, mais alors un bon cran en dessous d’un SSX en matière de fun.
On pourrait se dire qu’au moins Amped 3 propose des graphismes Next Gen mais hormis pour la profondeur de champ, qui par endroit nous collera réellement le vertige, on se demande sous quelle plateforme tourne ce jeu. La différence avec Amped 2 est minime et le niveau de détail un tantinet à la ramasse pour une console de cette puissance (et ce n’est pas parce que quelques éditeurs sortent des jeux PS2 sur 360 qu’il faut cautionner le fait de voir un jeu Xbox sur Xbox 360…). Le pire c’est qu’il existe de nombreux bugs d’affichage, notre perso disparaissant de moitié dans les murs, dans la neige, des éléments du décor se volatilisent soudainement etc… On regrettera aussi de ne pas pouvoir littéralement rentrer dans les PNJs qui glissent tranquillement sur les pistes (on passe à travers comme s’ils revenaient d’outre tombe), on se contentera juste de pouvoir leur envoyer des boules de neige grâce à un petit système simple, très inutile mais sympatoche pour passer le temps.
Si on passe au dessus de tout ça on trouvera un jeu solo avec une bonne durée de vie pour le genre, munit d’une très bonne ambiance sonore (surtout au niveau musical) mais dont encore un autre défaut reviendra malheureusement à la charge : Où est le mode Xbox Live ? Seul le partage de score se fera en ligne, c’est vraiment très léger et ce ne sont pas les quelques défis jouables à deux qui nous rassasieront !
Source: www.xbox-attitude.com
Hormis un champ de profondeur vraiment ahurissant on ne retiendra pas Amped 3 dans le classement des plus beaux jeux 360. A la limite dans celui des plus beaux jeu Xbox il aurait peut-être eu sa place si vous voyez ce que je veux dire... Peu de détails, plein de bugs d'affichage, une technique tout juste moyenne.
Prise en main instinctive mais bien mois fun qu'un SSX et à 100 000 lieux de la précision des premiers Amped.
Une très bonne musique riche et variée (il y en a vraiment pour tous) mais un bruitage qui passe totalement inaperçu.
Pour un jeu du genre la durée de vie solo est sympathique mais on tourne vite en rond en ce qui concerne les défis des points de respect et l'absence d'un mode Xbox Live digne de ce nom se fait lourdement ressentir (imaginez une course de luge en Live, le pied).
Les fans d'Amped passeront leur chemin, les fans de SSX aussi... Un petit coup de pad en occasion pourrait être intéressant.















