L' Entraineur 5 : Saison 04/05
Tromperie sur la marchandise
Premier point négatif et de taille, le jeu n'est pas vraiment celui qu'il prétend être. Il a beau en avoir le nom offciel, l'Entraineur n'est plus vraiment l'Entraineur. La série connue sous le nom de Championship Manager outre-manche était développée par Sports Interactive et distibué par Eidos. Mais voilà que le stuidio est parti du coté de chez Sega pour crée une nouvelle série de jeu de management de football sous le nom de Football Manager. Mais les petits gars ne sont pas partis les mains vides, mais avec leur talent, leur connaissance et leur base de donnée accumulés au fil des années et des épisodes. Eidos a donc confié le dévelopement du jeu à un nouveau studio. Il a beau en avoir le nom et vaguement lui ressembler, le jeu n'as pa du tout la saveur des épisodes précédents de l'Entraineur.
Le jeu de management de foot est un genre un peu spécial auquel il faut accrocher. Certains n'y voient pas plus d'interêt ludique quand dans le tableur Excel, mais pour d'autres il s'agit d'une véritable passion, et l'Entraineur fait (enfin faisait) figure de véritable Bible. Commencer à y jouer c'est souvent ne jamais savoir quand s'arréter, il n'est pas rare de poser les yeux sur le jeu, et quand on les relève de remarquer que plusieurs heures ont passées; la réflexion la plus commune est de se dire « tiens il faisait déjà nuit tout à l'heure ? ». La durée de vie d'une partie ne compte bien souvent plus en heures mais en jours de jeu.
« Mais c'est nul, tu joues même pas ! », est une phrase que tout joueur de l'Entraineur s'est vu assené un jour ou l'autre. Il faut dire que ceux-ci sont victime de véritables discrimantion et préjugés de la part des non-joueurs du jeu. Pourtant il y a véritablement un intérêt; enfin il y avait car ce nouvel Entraineur échoue sur bien des points.
Un jeu qui tourne en rond
En commençant une partie vous devez choisir le championnat dans lequel vous allez exercer, ceux-ci sont assez nombreux mais il n'est possible de n'en choisir qu'un par partie. Il vous faut ensuite choisir une équipe et vous voilà aux commandes de votre club préféré. Plus qu'un entraineur vous êtes vraiment le responsable de l'équipe. Vous devez gérer les transferts, la tactique, l'entrainement... mais vous pouvez aussi déleguer uen partie de ses taches à vos adjoints. Le président assez discret n'interviendra que pour vous féliciter ne cas de victoire importante ou pour vous virer en cas de défaites trop nombreuses. D'une maniète générale, le jeu reprend tous les points qui ont fait le succés des précédents opus, mais le problème vient du fond du jeu.
L'équipe de Sports Interactive est partie avec la base de donnée fruit d'années d'observation et de contacts d'experts du monde du ballond rond. Il n'était pas rare d'acheter un jeune joueur inconnu mais très prometteur et de se rendre compte quelques années plus tard dans la réalité que celui-ci devenait vraiment une star du foot. Le nombre de joueurs présent et la fidélité de leurs stats était un des points fort de la série. Cet épisode Playstation 2 est décevant sur les deux points avec pas mal de joueurs qui manquent à l'appel, est des statistiques bancales. Il est diffcile de différencier un bon joueur d'un joueur moyen, et bien souvent le meilleur dans le jeu n'est pas le plus talentueux dans la réalité. Autre problème qui découle de cette base de donnée pauvre, les joueurs évoluent peu, alors que cela constituait un des moteurs du jeu de découvrir des talents, les sortir de la rivière de l'anonymat et d'en faire de stars de la planète football. Dans cette version toutes les saions se ressemblent un peu, les effectifs ne changent pratiquement pas et Lyon est champion à la fin.
Coté transfert non plus le jeu n'est pas très réaliste car vous avez plus de chance de vendre vos joueurs à un club japonais ou argentin plutot qu'à autre club de votre division.
Il en résulte une sensation de désintérêt quasi total, vous posez votre derrière sur le banc de touche avec l'impression de ne pas avoir la moindre influence sur le cours du match et de la saison, vous vous installez devant votre télé avec un cruel sentiment de manque d'intérêt et d'excitation du jeu.
Un portage utile ?
On le voit donc, le jeu souffre du départ de l'équipe de développement originelle et il n'est plus que l'ombre de lui même. Mais ce qui achève de tuer le titre c'est qu'il n'est vraiment pas adapter au support Playstation 2.
Techniquement le jeu est plutot rapide, mais avec un seul championnat et des parties dans lesquelles il ne se passe rien c'est un peu normal. Par contre la où on crie au foutage de gueule le plus complet c'est en voyant la taille de sauvegarde : 7Mo soit la quasi totalité d'une carte mémoire. L'interface du jeu est assez proche de ce qui se faisait avant, et l'option pour l'adapter à la taille de son écran ets utile, mais la manette s'avère vraiment pas adaptée au genre et la navigation reste assez pénible malgrè des efforts d'adaptation. Enfin le rythme du jeu même n'est pas habituel pour une console de salon où l'on a l'habitude d'être quasiment toujours actif, pas à regarder des pions s'agiter sur un rectangle vert, d'autant que les matchs même à la vitesse maximale restent très long.
Source: www.play-attitude.com
Graphiquement, rien de transcendant mais c'est le genre qui veut ca. Le jeu est rapide, mais une sauvegarde d'une taille de 7 Mo est inadmissible.
Les éléments de base qui ont fait le succés de la série sont la, mais la base même du jeu déja peu adaptée à une console de salon est ruinée par une base de donnée faiblarde qui enlève tout plaisir de jeu.
La première chose à faire est de désactiver les musiques d'ascenceur, l'ambiance des stades n'a rien d'extraordinaire.
On pourrait passer beaucoup de temps sur le jeu, mais les parties évoluent peu et on a donc pas envie de s'y attarder.
Le genre n'est pas spécialement adapté au support, mais si vous voulez vraiment un jeu de gestion footbalistique, tournez vous vers la concurrence.








