Peter Jackson's King Kong
Hormis pour les graphismes, King Kong Xbox et King Kong 360 sont des frères jumeaux, nous vous proposons donc une simple mise à jour de notre test de la version Xbox.
Mise en bouche
L’histoire est assez simple, vous êtes Jack Driscoll un scénariste travaillant pour le réalisateur Carl Denham qui a trouvé une mystérieuse carte indiquant les coordonnées d’une île, Skull Island, qu’il veut utiliser pour le tournage de son prochain film. Une belle actrice trouvé dans la rue et un voyage en bateau plus tard vous voilà embarqué (c’est le cas de le dire) sur une barque (je vous l’avez dit) au beau milieu des flots déchaînés en vu d’accoster sur l’île. A vos côtés il y a donc Carl et Anne (l’actrice) ainsi que 2 membres de l’équipage accompagné d’une autre barque rempli par 2 autres membres du bateau.
A peine accosté que vous perdez connaissance, la belle Anne vous réveille et vous indique que l’autre barque a disparue et qu’un des deux membres de l’équipage de votre embarcation est mort. Il ne s’agit pas de perdre son temps, avançons dans l’île jusqu’à trouver un endroit calme où un hydravion pourra atterrir histoire de vous sauver.
Un insecte parmi les fauves
La vue à la première personne vous permettant d’incarner Jack est une grosse innovation puisque aucun réticule de visée et aucune indication de santé n’apparaissent à l’écran. En explorant un peu l’île avec vos petits copains vous vous rendrez vite compte que vous n’êtes pas seuls, en plus d’indigènes hostiles il y a toutes sortes de créatures inattendues à une époque moderne comme par exemple des dinosaures (de toutes tailles) ou encore des chenilles et des chauves souris géantes. Vous allez bien vite comprendre que votre pauvre petit pistolet et ses quelques munitions ne tiendront pas longtemps et vous vous sentirez bien vite oppressés.
Si les quelques caisses d’armes et munitions parachutées par l’hydravion se font plus ou moins rares vous aurez toujours une lance, des morceaux de bois ou des ossements à ramasser sur le sol qui pourront vous servir d’arme improvisée. La gâchette gauche vous permettant de pointer votre javelot et le clique du stick droit vous permettant de viser avec une arme à feu, l’absence de viseur ne se fait pas ressentir du tout et c’est là une prouesse assez fantastique. Par contre les tirs « pressés » sans prendre le temps de viser (lorsque vous avez un monstre à 2 centimètres de votre cul, c'est-à-dire souvent) sont un peu plus compliqués à prendre en main puisque la trajectoire de votre projectile suivra logiquement celle de votre jet (c'est-à-dire de votre main si c’est une lance ou de votre flingue) et vos yeux ne sont donc pas en face de votre tir, vous tirez en diagonale en quelques sortes. On s’y fait vite mais si la chose vous exaspères vous pouvez faire un tour dans les menus et activer la visée. Pour ce qui est de l’absence d’indicateur de santé, vous verrez rouge et trouble lorsque vous serez touché, quelques secondes vous seront nécessaires pour récupérer. Pour l’absence d’indicateur de munition il vous suffira d’appuyer sur B pour que Jack clame tout haut combien il lui reste de balles dans le chargeur, idée géniale encore une fois mais qui peut sembler un peu absurde dans l’univers du jeu d’ailleurs vos comparses vous souffleront une phrase du genre « Jack arrête de dire à voix haute combien il te reste de munitions tu vas attirer les prédateurs », sympa. Et puis si la chose vous gonfle vous pouvez, comme pour la visée, activer ce qu’il faut dans les menus.
Bref vous êtes sur une île mystérieuse, y a peu d’munition, plein de bestioles prêtes à vous bouffer le gras, des indigènes pas content qui rôdent et vous êtes à la recherche d’un plan d’eau où un avion peu se poser… Chaque bruit vous fera paniquer, chaque mouvement dans les hautes herbes attirera votre œil. Vous êtes plus que jamais une proie au beau milieu d’une terre qui ne vous appartient pas. Votre progression sera parfois interrompue par des ronces vous empêchant d’avancer, il vous faudra alors enflammer une lance et faire brûler tout ça. Cette technique peut d’ailleurs vous servir à éliminer les bestioles à vos trousses, comme à la préhistoire, le feu est votre allié. Il arrive aussi très souvent qu’une porte vous empêche de passer, il faudra alors retrouver un morceau de bois spécifique pour s’en servir comme levier et activer le mécanisme qui ouvrira sésame. C’est d’ailleurs un des défauts du jeu, vous allez passé une bonne partie de l’aventure à chercher du feu et des leviers pour pouvoir avancer… Si ce n’est cette mécanique de gameplay assez rébarbative le moins que l’on puisse dire c’est que nous sommes totalement prit par le jeu, certains passages sont d’ailleurs anthologiques (les diplodocus, le radeau etc) et on se dit qu’avoir un jeu scripté à mort est parfois bien utile si c’est pour servir une immersion pareille. Vous allez toujours avoir quelque chose à suivre, l’hydravion, Anne qui s’est faites capturer par King Kong (dans une scène d’anthologie aussi d’ailleurs) etc, vous êtes donc toujours en mouvement et ce rythme soutenu sert admirablement la sensation d’oppression du début à la fin. Courir, ne pas se faire bouffer, protéger ses compagnons, chercher. Voilà ce que les phases avec Jack Driscoll vous permettront de faire.
Un gorille dans la brume
Pour casser ce rythme de dingue vous êtes bien entendu au courant (depuis le temps qu’on en parle) que certaines phases vous permettent de diriger King Kong. Cette fois vous serez dans une configuration à la troisième personne où la caméra choisira l’angle le plus cinématographique possible (mais malheureusement ce n’est pas forcément hyper jouable à chaque fois, c’est un des autres défauts du jeu : les bugs de caméra avec le roi Kong). Le gameplay devient alors un beat’em all furieux où vous essuyez d’un revers de main n’importe quelle bestiole, seuls les T-Rex vous feront lutter un peu plus et d’ailleurs une petite « fatality » sympathique vous fera achever le monstre en martelant les boutons A et B. Lorsque vous ne vous battez pas comme un sourd, vous vous balancerez de branche en branche dans un effet transcendant, au passage l’une de ces petites phases de plateforme risque aussi de rester dans votre mémoire. Bref avec Jack vous êtes la proie, le repas, avec King Kong vous êtes le prédateur le plus dangereux qui existe, le roi de la jungle. Et ce n’est pas les cris de King Kong qui se défouraille le torse avec ses grosses pattes qui me contrediront. Groaarrrrrrr.
Un jeu à licence
Malgré tout le bien que je pense du jeu il y a tout de même pas mal de défauts qui, je pense, sont due à un manque de temps pour peaufiner le développement du jeu (licence du film oblige, le jeu doit être prêt en temps et en heure pour la sortie du film). A commencer par le level design quasi identique du début à la fin (sauf dans New York bien sûr), on a l’impression d’ouvrir toujours la même porte dans le même endroit qu’il y a une heure. Quelques bugs de son viennent gâcher une ambiance sonore magnifique (qui sert elle aussi grandement l’immersion) : un de nos compagnons peut se retrouver à des centaines de mètres de nous et on l’entend parler comme s’il était à 2 centimètres. De même il arrive que nos comparses aillent plus vite que ce que les capacités humaines permettent. Par exemple lors d’un passage Anne me demande de la suivre, je pivote donc la tête ave le stick droit tout en avançant pour être exactement dans son champ et marcher sur ses pas, pas eu le temps de dire ouf qu’elle avait disparue, je la retrouve une centaines de mètres plus bas… Je suis persuadé que tous ces petits défauts auraient été corrigés si l’équipe de développement avait bénéficié de plus de temps et c’est sûrement là le problème des jeux à licence. Heureusement que le jeu arrive à nous transporter malgré tout, et avec brio qui plus est. Un des jeux de cette fin d’année sans aucun doute qui réussi le paris de nous donner envie d’allez voir le film (seul le début du jeu nous permet de voir un extrait du film pour nous mettre dans le bain, tout le reste est virtuel et c’est ce qui est encore plus fort).
Passage à la seconde sur 360 ?
Ceux qui attendaient un jeu beaucoup plus beau sur cette version Xbox 360 ne seront pas déçu, c’est effectivement excessivement plus beau grâce à un immense placage de texture qui donne une autre dimension au jeu, par exemple les phases avec le roi Kong semblent vraiment beaucoup plus vertigineuses que sur Xbox. De même les passages avec jack dans les hautes herbes sont vraiment beaucoup plus beaux. Cependant si cette version 360 est certainement l’adaptation la mieux réussie d’un jeu de génération actuelle, elle n’arrache pourtant pas tant que ça la rétine pour un jeu 360 en tant que tel. Il est évident que si Ubisoft avait développé le jeu sur 360 en plateforme de départ ou s’ils avaient tout simplement redévelopper le jeu de A à Z le résultat aurait était bien supérieur. Hormis quelques effets on distingue donc clairement qu’il ne s’agit « que » d’un gros placage de texture supplémentaire. La modélisation des personnages est globalement la même, les bugs de son et de déplacement sont toujours là, bref cette version nouvelle génération aurait eu une meilleure note que la version Xbox si elle était sortie sur la même console mais en l’occurrence ce n’est pas le cas… De plus le prix vraiment élevé des jeux sur la nouvelle console de Microsoft ne risque pas vraiment de séduire les foules s’ils ont déjà la version « consoles actuelles ». A réserver pour les fans donc.
Source: www.xbox-attitude.com
Le graphisme est heureusement bien supérieur à la version Xbox, cependant pour un jeu de nouvelle génération ça reste « juste » correct et non pas aussi transcendant que si Ubisoft avait totalement redéveloppé le jeu, avec tout le talent qu’on leur connaît nous aurions eu là une boucherie hallucinante.
Les phases avec Jack sont vraiment instinctives et prenante, les phases avec Kong viennent se faire pourrir par des bugs de caméra parfois énervants.
Une ambiance sonore magnifique qui nous immerge complètement malheureusement entachée par quelques bugs de son (Anne à 200 mètres qu’on entend comme si elle tait à côté de nous).
Moins de 10 heures suffiront à torcher la bête comme le veut la coutume des jeux actuels mais il existe un chouette facteur de rejouabilité nous demandant de refaire les niveaux pour obtenir des points à la manière d’un jeu d’arcade, le maximum de points engrangés abouti à une fin alternative…
L’intérêt est très très moyen si vous êtes en possession de la version Xbox.



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