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Need For Speed : Most Wanted



Les versions Xbox et Xbox 360 se ressemblant comme deux gouttes d'eau, les lignes qui suivent sont une mise à jour du test Xbox.


Eh mec ! elle est où ma caisse ?

Le jeu début par une cinématique d’introduction plutôt sympathique mettant bien avant la police et les voitures de tuning. Puis on arrive au menu principal qui a pour fond la BMW M3 si mise en valeur dans les séries de screenshots diffusées avant la sortie du jeu. On y trouve les options, la course simple, l’écran de customisation, le Xbox Live, une série de challenge à accomplir avec une voiture prédéfinie et enfin le mode carrière. Ce dernier s’ouvre sur une succession de cinématique et de gameplay. En résumé vous êtes un pilote qui a perdu son unique et meilleure voiture (la BMW citée plus haut, comme par hasard) lors d’une course qui s’est terminée en dépanneuse. Votre titine étant entre les mains d’un certain Razor, vous vous jurez de la lui reprendre. Comme indiqué plus haut, cette fameuse M3 était votre seul véhicule, vous voilà donc reparti à zéro (comme par hasard !) avec les dents raclant le bitume. La mise en scène est vraiment bien réalisée avec des cinématiques mêlant vrais acteurs (et actrices !) aux modèles du jeu. C’est justement par le biais de ces vidéos que l’on découvre le principe du jeu (pas foncièrement différent des Underground) : il existe une blacklist de quinze pilote avec à son sommet le fameux Razor. Il vous faudra donc grimper les échelons de cette liste et vous (re)faire un nom dans la ville. Pour cela vous devrez impressionner chaque pilote, un par un afin qu’il daigne vous accorder un affrontement. Les différents types de courses restent à peu de choses près identiques. Si le drift disparaît c’est pour laisser place à deux nouveaux modes. Le premier est une course de checkpoints déguisée puisque les péages font office de points de contrôles, plutôt sympathique comme implémentation. Le second est un peu dans le même genre sauf que les péages sont remplacés par des radars qui flashent chaque voiture. A la fin de la course, on additionne toutes les vitesses et chacun des concurrents et celui qui a le plus gros score gagne. Ainsi l’ordre d’arrivée ne détermine pas les véritables gagnants, même si dès qu’une voiture est passée sous le drapeau à damier, cela pénalise les retardataires…
Le live reprend les modes de jeu entrevus en solo (drag, course, etc…), un classement permet de se mesurer aux meilleurs pilotes virtuels. Du reste, c’est du classique, optimatch, quickmatch…
Enfin sachez en dernier lieu que notre K.mikaz s’appelle en réalité Kamikaze et est une femme ! Oui vous avez bien lu, il ou elle (on ne sait plus quoi dire !) fait d’ailleurs une apparition dans la blacklist. Plus la peine de te cacher K.mie maintenant ! :-D

Le même mais en différent

Lorsque l’on commence le jeu, on a l’impression d’avoir un vulgaire Need For Speed Underground auquel on aurait juste ajouté la police. C’est en partie vrai, bien sûr, mais plus on avance dans le jeu, plus on se rend compte que l’esthétique et l’ambiance générale ont changé. Un fait qui nous est confirmé en voyant les possibilités de tuning qui sont davantage limitées que dans NFSU2 voir même NFSU. Finis les néons, les coffres transformés en sono ou encore les suspensions hydrauliques. L’aspect préparation de voiture redevient plus conventionnel, les différents spoilers ou les kits de bas de caisse sont moins extravagants. Certes il demeure toujours quelques petits excès, mais on s’éloigne des immondices produites avec les deux derniers opus. Maintenant vient le problème de l’application de ces kits. Aucune voiture n’est épargnée par les massacres : de la Grande Punto à la Carrera GT en passant par une McLaren-Mercedes Benz SLR ! Même une Aston Martin DB9 peut perdre tout son charme britannique.
Vous l’aurez compris avec cet excès de subjectivité, le bestiaire de Most Wanted est varié, se targuant même de posséder la licence exclusive de Porsche (c’est pour cela qu’on doit se contenter des RUF dans PGR3…). Toutefois on remarque clairement un grand absent de la liste des voitures : Nissan. Comment un jeu de tuning peut-il oser sortir sans avoir les voitures les plus charismatiques en matières de préparation automobile ?

Le gameplay a évolué depuis l’année dernière. On n’en est pas encore au fun procuré par un Midnight Club 3 mais le titre évolue dans la bonne direction. D’ailleurs ce NFS pompe/s’inspire (rayez la mention inutile selon le degré d’adulation que vous portez à EA) de ce dernier puisque l’effet de ralenti permettant de mieux contrôler la voiture l’espace d’un instant se retrouve comme par magie dans le jeu. C’est en réalité cette « nouvelle » fonctionnalité qui améliore la jouabilité, le véhicule ayant tendance à partir en travers lorsque vous utilisez le speedbreaker. Autre changement, la disparition des points de style qui entraîne le fait que le NO2 se recharge désormais automatiquement. Enfin les confrontations avec la volaille locale décuplent, selon moi, l’intérêt de la ville entièrement ouverte. Pouvoir faire des poursuites de plus d’un quart d’heure avec une dizaine de policiers aux fesses, l’hélico dans le ciel, les barrages de voiture et les clous à éviter, le tout avec une liberté quasi-totale, c’est tout de même franchement mieux que des simples courses-poursuites entre street racer.
Bien entendu on a le droit aux défauts récurrents du gameplay avec des réactions parfois bizarres de la voiture, des courses scriptées jusqu’à la moelle (palme d’or aux courses de drag !), une IA avantagée ou non selon votre position. Bref ces défauts rendent parfois les parties exaspérantes, voir passer sous son nez une victoire acquise d’avance à cause d’une réaction étrange de la voiture après un saut, c’est rageant !

Le même mais en plus beau que la version Xbox (enfin pas trop quand même)

La première chose qui saute au yeux c’est la disparition du scintillement et de l’aliasing, omniprésents sur Xbox. Ensuite, si l’on voyait un rapprochement entre le style de musique de Burnout et NFS, dans la version Xbox. Sur 360 on a l’impression d’être devant un Burnout sur le plan graphique. Même motion blur, même aspect brillant des voitures mais pas le même framerate. Si le titre de Criterion est scotché à un 60 images constant, Most Wanted tourne avec une fluidité égale tout en se payant le luxe d’avoir des ralentissements next-geniens. On trouve quand même des textures de meilleure qualité, du bump mapping sur les environnements, cependant le titre souffre de la comparaison à PGR3 au lancement de la console. C’est bien simple, c’est le jeu que l’on aurait dû avoir sur Xbox.

Le même mais en un peu moins bruyant

L’ambiance sonore des Underground était un gros point fort, et particpait grandement à l’impression de vitesse. Dans ce Most Wanted on a toujours le droit à des sons de moteurs fort convaincants et des bruitages corrects mais les effets sont moins présents avec un ensemble 5.1. On remarque d’ailleurs l’absence de certification THX du jeu contrairement à ses aînés. La bande son est moins orienté hip-hop/r&n que les anciens et se rapproche de celle d’un Burnout, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Enfin petit détails, les habitués de la série seront déçus de ne pas retrouver les voix des policiers de Need For Speed III : Hot Pursuit…
Cette version Xbox 360 se distingue par le fait que l’on puisse passer outre le « fameux » EA Trax. Un bon point donc…


Source: www.xbox-attitude.com

Technique
C’est une version Xbox ? Non, non c’est bien la 360 qui tourne…
Gameplay
En amélioration mais le tout reste beaucoup trop scripté. Toujours les mêmes défauts.
Ambiance sonore
Sûrement le gros point fort du jeu, même si l’ensemble est en retrait par rapport aux Underground. EA Trax optionnel, merci la Xbox 360 !
Durée de vie
Longue avec un mode carrière plutôt fourni, les challenges, le live…
Intérêt
Si vous n'avez pas jouer à la version Xbox, cela peut valoir le coup. Les poursuites souvent longues sont ponctuées par de nombreux événements et la volaille locale vous donnera du fil à retordre.
D’une génération à l’autre les défauts restent semblables pour ce NFS. Si la technique donne plus envie d’y jouer grâce à l’absence quasi-totale de scintillement et d’aliasing, l’ensemble n’est clairement pas à la hauteur de capacités de la dernière de Microsoft. Je ne saurais que trop vous conseiller de laisser en rayon ce Need For Speed facturé 70€ pour prendre un jeu plus digne de la console.




Fiche jeu

Editeur : Electronic Arts
Développeur : Electronic Arts
Genre : Course
Date de sortie : 2 Décembre 2005