Overlord
Des larbins à ses bottes
Tout commence alors qu’un tas de larbins (petites créatures qui ressemblent à des Gremlins) vous sortent de votre coma du fond de votre tour en ruine. Le but ultime va être de regagner du prestige en retapant le domaine histoire d’être un grand méchant qui se respecte. Pour se faire il va falloir partir en vadrouille dans les alentours à la recherche des outils nécessaires. Et en grand méchant qui se respecte, c’est bien connu, on ne se salit que très rarement les mains, on envoie ses troupes prendre des coups à sa place. Niveau gameplay ça se retranscrit par une sorte de clone de Pikmin en plus déjanté, ainsi si l’on dirige directement l’Overlord on ne peut directement que le faire frapper ou jeter un sort. Les interactions passent en majorité par les larbins, on leur montre une direction dans laquelle se trouvent des objets ou des personnages (que l’on peut locker), on enfonce une gâchette et hop on admire le résultat. Ils foncent dessus en gueulant « BWAAAAAAAAA » comme des cinglés et détruisent tout sur leur passage avant de revenir à nos talons une fois la besogne terminée (ou si on les rappelle bien évidemment). C’est super simple à exécuter, par contre quelques soucis de caméra interfèrent de temps en temps genre pouf un mur qui vient se loger entre nous et le personnage... En plus de la caméra manuelle étrangement utilisable en combinant bouton de tranche gauche et stick droit, deux vues standards sont disponibles : une presque à hauteur d’épaule et l’autre un peu plus aérienne dans l’esprit d’un jeu de stratégie classique.
Il existe des puits à travers le monde où l’on va pouvoir faire réapparaître des larbins autant que possible (de plus en plus au fil du jeu), chaque larbin invoqué coûtant des points d’énergie qui se récupèrent en tuant des créatures ou en détruisant des objets. Un encouragement au pillage qui fait la base du jeu et qui s’avère assez jouissif. Envoyer des sbires débiles vers un champ de citrouille pour voir certains s’en enfiler une sur la tête pour s’en servir de casque vaut son pesant d’or, de même les voir détaler vers un troupeau de mouton pour grimper dessus avant de les zigouiller, vers une maison et en moins de deux voir un gros nuage de poussière qui sort de la porte, les voir ramasser les armes de fortune qui traînent au sol, s’enfiler les pîntes en rebord d’auberge, pisser partout etc, tout ça à toute vitesse, dans les cris et l’euphorie, c’est foutrement rigolo ! De vrais petits démons pilleurs totalement hilarants qui rapportent docilement les trésors qu’ils trouvent en lâchant quelques répliques amusantes (à souligner le très bon doublage français d’ailleurs). Ils nous sont entièrement dévoués et sont prêts à se diriger tout droit et sans rechigner vers une mort certaine si on leur ordonne, on pourra d’ailleurs en sacrifier sur des autels dédiés pour récupérer un peu de santé ou de mana, une bonne idée de plus.
Ambiance
Il existe quatre catégories de larbins dont chacune a ses propres spécificités, les rouges résistent au feu et peuvent attaquer à distance, les verts résistent au poison et les bleus à l’eau en plus de pouvoir ressusciter leurs camarades, ceux « par défaut » étant les bruns et par extension notre principale force de frappe. Au fur et à mesure de nos quêtes dans les domaines aux alentours de notre tour noire on devra jongler entre nos larbins pour pouvoir progresser. La mécanique de gameplay est relativement, du moins dans un premier temps, répétitive. Ca se résume à pillage, petite énigme toute simple en rapport à ses larbins, pillage, un héros à calmer par ci par là et un item important pour la tour à récupérer en récompense. Et hop on recommence la même chose ailleurs en allant, si on veut, entre deux dépenser ses récoltes pour embellir sa tour ou se forger une armure et des armes plus puissantes. Mais l’humour omniprésent donne suffisamment envie de persister jusqu’à la deuxième moitié du jeu bien défoulante. L’humour est un véritable atout dans Overlord et cet état de fait est assez rare pour être signaler. Pourquoi les jeux drôles sont si rares bordel de diantre ? Sans en remettre une couche sur les larbins vraiment amusants, il flotte dans l’air un état d’esprit rigolard qui nous colle le sourire tout du long. On rencontre bien souvent des personnages loufoques qu’ils soient héros ou non, toujours au détour d’une situation burlesque. Par exemple des paysans qui pour témoigner de leur gratitude nous offrent « la plus belle vierge du village » qui répond « Je ne suis pas vierge ! C’est pas pour rien que tout le monde m’appelle la cochonne ! », ou encore les prêtres de l’ordre silencieux, qui ont tous la bouche cousues, et qui s’adressent à nous en faisant « mmmhmh mhmhmh mhmhmhm »...
Quant à lui le design bien coloré rappelle Fable et son aspect féerique un peu cartoonesque si spécial. Ca rappelle aussi le fameux jeu de Big Blue Box à travers la carte principalement gorgée de « couloirs », même si ici ça ne frustre pas vraiment, le jeu n’ayant pas l’étiquette « RPG » sur le dos. On regrettera par contre l’absence totale de radar (ou même de mini carte dans le menu) ce qui nous fait régulièrement tourner en rond comme un con. C’est limite énervant. Techniquement c’est joli, correct, l’herbe plie sous les pas etc, mais plus qu’au niveau purement technique c’est grâce au rendu artistique, parfois vraiment magnifique (dans la forêt des elfes par exemple), que les graphismes prennent leur envol. Il y a par contre quelques ralentissements de temps en temps, pas excessifs ni même spécialement gênants mais bel et bien là (et des temps de chargement de quelque secondes entre chaque zones, comme Fable encore une fois). Overlord est avant tout une histoire d’ambiance. Enfin on appréciera le mode multijoueurs en ligne plutôt rigolo, il y a un mode coop’ où l’on doit survivre à deux aux assauts de divers ennemis, et deux modes versus où l’on doit en un temps imparti soit piller plus de trésors que son adversaire, soit massacrer plus de créatures (Overlord adverse compris). Vu le nombre extrêmement restreint de cartes (3 ou 4 de mémoire) on ne peut que qualifier ce mode d’anecdotique mais il a le mérite d’être là.
Source: www.xbox-attitude.com
Plus que purement techniquement c'est surtout au niveau du rendu artistique qu'Overlord se place dans la catégorie "magnifique". Preuve qu'une avalanche de polygones ne fait pas forcément tout visuellement. A noter quelques petits ralentissements pas vraiment gênants mais présents et des temps de chargement qui se ressentent entre chaque zone et qui auraient tout de même pu être évités.
Le seul vrai défaut vient du fait que l'on se retrouve parfois gêné par certains angles de vue.
Si la musique est globalement discrète, les doublages français sont vraiment très bons. Ca fait vraiment plaisir de voir qu'on peut aussi faire du doublage de qualité en France concernant le jeu vidéo (on a plutôt tendance à l'oublier au fil des productions...).
Une fois n'est pas coutume la durée de vie du mode solo est plutôt agréable, du moins se trouve être un peu plus supérieure à ce qu'on a désormais l'habitude d'avoir pour de l'action/aventure. Dommage que le mode multijoueurs en ligne soit si anecdotique.
Je ne sais pas vous mais moi un jeu qui me fait volontairement rire je ne peux que lui accorder le plus grand intérêt qui existe.










