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F.E.A.R.



L'attaque des clones

Vous voilà embauché dans la First Encounter Assault Recon (F.E.A.R pour les intimes), une force d'intervention créé par les américains pour protéger leur territoire des attaques et phénomènes paranormaux. À peine le temps de célébrer votre nouveau poste que vous êtes envoyé sur le terrain. Un certain Paxton Fettel a pris le contrôle d'une armée de clones surentrainés et les utilise déjà dans un but obscur. L'introduction, bien gore, met déjà bien dans l'ambiance. Cependant ce n'est rien par rapport à l'aventure en elle-même. Là où Condemned jouait sur la violence, la tension (les moindres bruits pouvant être synonyme de junkies) et sur les apparitions (ah ce mythique magasin !), F.E.A.R se la joue nettement plus action. Cette grosse différence est dû au fait que le jeu n'est pas avare en armes à feu contrairement à son cousin qui privilégiait les armes de contact bien sanglantes. Du coup il n'est pas rare de se retrouver dans une bonne grosse fusillade comme on les aime. Mais comme direz l'autre, l'habit ne fait pas le moine et F.E.A.R n'est clairement pas un jeu 100% action. Il y a en effet de nombreux passages bien calmes (trop calmes !) où des voix se font entendre, des apparitions traversent l'écran l'espace d'une seconde, bref tout ce qu'il faut pour faire peur aux plus sensibles d'entre vous. Autant dire que les fusillades suscitées seront accueillies à bras ouvert comme bon défouloir. Il faut tout de même tempérer le côté effrayant qui est loin d'égaler celui de Condemned, ce dernier ayant placé la barre très haute en la matière. L'alternance entre l'action et la tension est vraiment bien équilibrée et permet de donner plus de profondeur au jeu tout en gardant un aspect brutal. Pour cela, les armes sont très variées. Du simple duo de mitraillettes au sniper grillant littéralement votre cible en passant par un fusil d'assaut à balles perforatrices, il y a de quoi faire. Malheureusement on ne peut pas en dire autant du côté des ennemis qui sont trop souvent les mêmes. Il s'agit de clones mais quand même ! Monolith aurait pu faire un effort pour implémenter davantage certains ennemis très intéressants à combattre. De la même manière les environnements sont pour le moins classiques et redondants : bureaux, entrepôts... pas vraiment original. Qu'à cela ne tienne, F.E.A.R propose d'autres choses dans son escarcelle. En effet, après une petite pression sur la tranche gauche, vous verrez l'écran devenir floue et l'action se ralentir, une sorte de mode bullet-time dans la lignée d'un Max payne. Si au début on oublie un peu qu'on a cet atout, on s'y habitue rapidement et on mesure son importance lors de certaine situation pour le moins délicates. D'autant que ce mode permet d'apprécier les très impressionnants effets de particules dont je parlerais un peu plus bas.

Si les ennemis sont tous identiques, ils ont le mérites ne pas être tous cons, loin de là. Tout comme dans son petit frère, l’IA de F.E.A.R est particulièrement développée et impressionnante. Se mettre à couvert, balancer une grenade, se placer de sorte à quadriller un secteur, voilà quelques unes des actions qu’entreprendront les clones. Autant dire que le challenge sera présent. Il convient tout de même de dire que l’IA n’est pas insurmontable non plus…
Sachez enfin que la lampe torche, très utile, a une autonomie réduite à quelques dizaines de secondes. Les environnements étant particulièrement sombres, il n'est pas rare de faire une pause histoire d'avancer avec la lampe gonflée à bloc, on sait jamais, au cas où...



Si le cœur vous en dit, vous pourrez toujours aller faire un tour sur le mode online du titre mais le jeu n’étant pas aussi populaire qu’un Gears Of War, qu’un G.R.A.W ou qu’un Rainbow Six Vegas, cela se ressent sur le nombre de parties disponibles. F.E.A.R est donc avant tout une expérience solitaire à vivre dans le noir, avec le son des enceintes ou du casque à fond.
Un an et une nouvelle génération plus tard...

Le titre est sorti à l'origine fin 2005 sur PC, autant dire que le labs de temps entre la sortie sur 360 a été long. Enfin long, long à l'échelle du jeu vidéo j'entends, surtout après les premiers jeux next-gen déjà impressionnants qui étaient sortis en début d'année 2006. Bref toute cette chronologie pour vous dire que F.E.A.R est vieux et ça se ressent dans les graphismes. La géométrie est très cubique et les textures ne sont pas très précises la plupart du temps. Pour autant, le jeu compense cela par des effets de particules rarement égalés dans un jeu vidéo, ça vole partout, il y a de la poussière, bref les fusillades en intérieur deviennent encore plus intense qu’elles ne le sont déjà en extérieur. De plus, les environnements sont en partie destructibles avec des trous énormes créés au grès des tirs dans la première couche de ciment du mur. Ceci dit, il y a bien entendu toujours des aberrations du type une grille incassable malgré qu'on soit en possession d'un arsenal de folie. Enfin, le moteur physique Havok fait toujours autant de merveille et quasiment tous les objets sont déplaçables.



Côté sonore, c’est du très bon. Comme dans Condemned, Monolith montre son savoir-faire en matière d’atmosphère très crédible mettant les chocottes quand il faut. Un silence pesant rythmé uniquement par vos pas, brisé par votre communication radio qui sature et votre supérieur qui beugle dans le micro par exemple, je peux vous dire que ça surprend. Les voix VO sont plutôt bien dans l’ensemble même si vos ennemis auront tendance à dire trop souvent la même chose (clone quand tu nous tiens…).




Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Il est clair que le jeu a vieilli. Heureusement les effets de particules rattrapent plutôt bien. Si on atteint pas des sommets, on n'est pas non plus devant un jeu qui aurait dû sortir sur la Xbox.
Gameplay
L'artenance Tension/Action est vraiment bienvenue et change complètement par rapport à Condemned des mêmes développeurs. Les armes sont nombreuses et variées. Le seul truc gênant ce sont les actions qui sont assignées à la croix multidirectionnelle, cette dernière étant tellement merdique, il n'est pas rare de sortir une grenade alors qu'on voulait juste se pencher...
Ambiance sonore
Nickel de chez nickel, ça c'est de la bonne exploitation du son. Les bruitages, les voix, tout est bon. Je ne saurais que trop vous recommandez d'essayer le jeu au casque ou avec un bon ampli dans le noir, à fond !
Durée de vie
C'est dans la moyenne actuelle pour ce qui est du solo. Sinon il y a toujours le live qui, s'il n'est pas aussi rempli qu'un GoW ou qu'un Rainbow Six, n'est pas non plus desert.
Intérêt
Si vous l'avez déjà fait sur PC, ça ne sert à rien, sinon il faut foncer tête baissée. À moins d'être une âme sensible bien entendu...
F.E.A.R fait parti de ces jeux où les graphismes sont relégués au second plan. Le jeu parvient ce qui est devenu de nos jours un tour de force grâce à une ambiance de haute volée servie par un aspect sonore très bon, un gameplay bien équilibré et une IA bien fourbe (comme d'habitude avec Monolith). Avec en plus un mode Xbox Live qui rallonge la durée de vie malgré une communauté restreinte mais bien présente, F.E.A.R se présente comme un très bon FPS pour la Xbox 360. D'autant plus qu'on le trouve désormais pour pas trop cher dans toutes les bonnes crèmeries...


Fiche jeu

Editeur : Universal Interactive
Développeur : Day 1 Studios
Genre : FPS
Date de sortie : 17 Novembre 2006