Prey
Tu me fais tourner la têteuuuh
Derrière un scénario super tarte d’amérindien cherokee qui se fait kidnapper sa meuf par des extra-terrestres se cache un jeu bourré d’idées innovantes et originales. C’est certainement le FPS apportant le plus de nouveautés depuis un paquet d’années, sans conteste même. Un bon petit coup de frais qui suffit à placer Prey au rang de jeu culte, on se souviendra notamment de lui comme le premier FPS à avoir joué avec la gravité. Car dans Prey plusieurs systèmes permettent d’inverser la pesanteur, il n’est donc pas rare de marcher sur le plafond ou sur les côtés. Du coup pour vider les endroits où on se trouve on doit défourailler du sol au plafond. Vient s’ajouter à ça un système de portail (des sortes de téléporteurs, parfois bien vicieusement cachés) et nous voilà à parcourir des niveaux sans dessus dessous où on se téléporte dans tous les sens en marchant, littéralement, partout. Rayon innovations on constate aussi que notre héros peut utiliser des pouvoirs psychiques (c’était donc pour ça le coup du cherokee) en sortant son âme de son corps. Par exemple si une porte est bloquée par un champ de force, on sort de notre masse corporelle pour le traverser et trouver l’interrupteur qui l’éteindra pour retourner d’une pression de bouton dans notre indien. Il existe aussi des passages uniquement visibles par notre âme… Vous mélangez tout ça, vous ajoutez plusieurs puzzles qui exploitent ces idées et voilà ce qu’est Prey. Quelques passages restent en mémoire non pas de part leur intensité (à la Call of Duty) mais grâce aux idées et délires visuel amenés, je pense au passage où on est sur une petite planète surplombée par la perspective d’un adversaire géant (ce qui n’est qu’une perspective), au bref moment dans une sorte de labyrinthe des miroirs, au coup des décors qui apparaissent à la dernière seconde sous nos yeux etc… Ca fourmille d’excellentes idées mais qui, à regret, défilent trop vite.
Sous exploité
Même si l’on parcourt le jeu tout du long le sourire aux lèvres, on ne peut s’empêcher après l’avoir terminé au bout d’une demie douzaine d’heures de se dire que tout ça est un peu sous exploité. Déjà parce qu’une demie douzaine d’heures supplémentaire n’aurait pas été de trop concernant la durée de vie, mais aussi parce que les idées apportées auraient pu aller beaucoup plus loin et se faire exploiter bien plus longuement. Par exemple je vous parle plus haut de ce passage mémorable dans une sorte de labyrinthe des glaces, on doit y rester une minute à tout casser ! De plus en faisant abstraction des excellentes innovations il ne reste qu’un FPS assez répétitif, avec un bestiaire qui manque de charisme et des armes pas originales du tout (on nous file des répliques extra-terrestres de l’arsenal habituel du FPS à savoir fusil d’assaut, fusil à pompe etc). Et puis rayon innovation il fallait bien qu’il y en ait une qui gâche un peu le plaisir : On ne meurt jamais. Lorsque notre jauge de vie est vide on se retrouve dans un monde parallèle où l’on doit viser à l’arc des espèces de pieuvres volantes qui servent à nous re-remplir la jauge et hop nous revoilà vivant. Du coup on ne fait strictement jamais attention à sa vie puisque de toutes façons on réapparaîtra aussi sec en cas de pépin, autant dire que ça facile grandement le jeu. Concernant le multijoueurs ça aurait pu être franchement délirant avec le système de gravité mais c’est au final assez confus et, de ce que j’ai constaté, bourré de lag. C’est dommage car Prey aurait pu être un très très grand jeu, il n’en reste qu’un jeu fourmillant de bonnes idées pas assez exploitées, mais bon c’est déjà pas mal.
Source: www.xbox-attitude.com
Assez correct dans l'ensemble, ce n'est ni transcendant ni ridicule. Un an après on a connu plus moche.
Ca se joue globalement bien, le système de visée n'est peut-être pas aussi instinctif que celui d'un Halo mais ça reste correct également.
Encore une fois c'est du correct, musique discrète, bruitage "rien à signaler", une émission de radio émet depuis la Terre et on s'amuse à l'écouter en passant devant des postes.
Le sujet qui blesse... Même pas 10 heures de jeu pour le solo c'est bien trop court. le multi n'est pas spécialement intéressant.
L'intérêt du jeu vient de ses innovations, ce sont elles qui réussissent à nous tenir en haleine et ce sont elles qui placent Prey dans la catégorie des jeux dont on se souvient.










