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NBA Street Homecourt



Du neuf avec du vieux

Rien que dans les menus on sent un effort de la part des développeurs pour donner une petite patte particulière, la police d’écriture utilisée sobre mais design, la mise en page, le fond musical atypique (rap posé non commercial, soul, petit solo de guitare électrique…), l’ambiance est déjà là. Il n’y a malheureusement pas foule de modes jeux, seul le mode carrière baptisé « Défi Homecourt » et le mode Xbox Live méritent de s’y attarder (les modes en match simple se suffisent à eux même seulement si vous êtes à deux sur la même console). Du coup exit le concours de dunks assez fendard du précédent volet, bien dommage. On aurait aimé avoir de nouveaux modes totalement inédits également et en y réfléchissant un peu y a de quoi faire. Tant pis on se contentera de ce qu’il y a même s’il n’y a rien d’original. Le mode solo nous propose de créer pour commencer son propre basketteur ce qui dans le fond est habituel mais dans la forme très original, en fait on choisit une allure de base et ensuite on la fusionne à deux joueurs de la NBA. Vous n’avez qu’à imaginer que Shaquille O’Neal et Tony Parker ont un gosse ensemble pour vous donner une idée du délire. A la suite du choix de vos deux coéquipiers il peut arriver que l’un d’eux se plaigne si vous jouez plus souvent avec l’autre qu’avec lui, il faudra donc faire attention à rétablir la balance où tout simplement virer l’un des deux pour prendre un autre joueur (sinon il y a de forte chance que le caliméro de service se barre de l’équipe de lui-même, le rat). On s’amusera de constater que le joueur viré après s’être plaint vous lance un défi avec pour enjeu le respect de l’autre coéquipier, en gros si on perd le match on peut se retrouver dans l’obligation de prendre un autre nouveau copain. Et lorsqu’on a trouvé un type qui a des stats correctes on n’a pas très envie de le voir prendre la poudre d’escampette, même si c’est globalement toujours votre propre personnage qui est avantagé niveau stats, du début à la fin, dommage. Et ce malgré le fait que ces dites stats ne s’augmentent pas manuellement mais bel et bien en jouant, par exemple si vous n’arrêtez pas d’intercepter les ballons vous allez augmenter vos stats en interceptions, chouette. Jamais on ne se retrouvera avec la totalité des skills à fond ce qui est assez plaisant, d’autant plus que l’on choisit au début son style de jeu qui détermine jusqu’à combien on peut augmenter telle ou telle capacité (par exemple un pivot n’est pas le type de joueur le plus rapide qui existe donc ses stats de rapidité n’iront pas jusqu’à 100, sauf si vous décidez d’y affilier l’aptitude « freak » ou l’aptitude « boss » qui se débloquent en allant et qui font accéder automatiquement à 100 la capacité que vous choisissez sur le moment). Sur le Xbox Live on regrettera d’avoir à affronter des types qui se servent de leur perso surboosté en adresse qui shoote de la moitié du terrain pour nous prendre de vitesse où ceux qui prennent le gros shaq’ (ou qui ont un avatar de son envergure) et qui le plantent en défense en pleine raquette, un vrai calvaire, presque infranchissable. Les parties entre amis deviennent donc comme souvent à privilégier histoire d’être sûr de tomber sur quelqu’un de sport… Pour ce qui est des modes de jeux Live c’est du très classique, et c’est globalement fluide.

Ambiance tonitruante

Pour le « Défi Homecourt » une pelleté de défis classiques à la série nous sont proposés en guise de matchs où l’on affronte les stars de la NBA mais aussi de la WNBA (la NBA des filles) et dont le but est de conquérir un à un la totalité des terrains de streetball du jeu, comme d’hab’. Ils existent presque tous dans la vraie vie et pour avoir vu de mes yeux l’un de ceux de Venice Beach à Los Angeles (vive l’E3), la modélisation est criante de réalisme, c’en est même bluffant. A noter que chaque nouveau terrain sur lequel vous mettez les pieds est devancé par une vidéo assez sympa mettant en scène la petite histoire du lieu et parfois d’une star de la NBA y ayant débuté. C’est assez classe.

Une fois sur le terrain c’est la claque, comme dit plus haut c’est très réaliste, le sentiment d’être sur un vrai terrain en plein coeur d’une ville (pour les extérieurs) est palpable, des passants voguent, on distingue les bâtiments sur les côtés, au loin etc… Les vêtements bougent au grès des mouvements, les joueurs transpirent même si leurs frusques ne s’imbibent pas de sueur à la Table Tennis, la sensation de violence des dunks (toujours stratosphériques) n’a jamais été aussi bien réalisée, le panier vibre après s’être fait maltraité, c’est vraiment du très bon boulot. De plus, des filtres sont plaqués sur les images et donnent un cachet particulier aux matchs, sympa. Et que dire de l’ambiance sonore ? Probablement l’une des meilleures que les jeux de sport aient connu ! La musique est toujours très sobre mais efficace, assez discrète pour ne pas nous les briser, assez présente pour accompagner agréablement et globalement variée (et non pas strictement rap comme certains abrutis qui ont « testés » le jeu osent le dire), il y a même des petits sons de scratch qui habillent chaque tricks. Les bruitages sont énormes avec des joueurs qui se vannent entre eux, qui demandent où en est le score etc… L’impression d’être sur le terrain n’aura jamais été aussi grande, tout simplement.

Selon vos performances vous gagnerez de nouveaux vêtements et chaussures (de la marque Nike Air Jordan) qui pour une fois s’avèrent plus utile que le simple fait d’être une fashion victim puisqu’ils permettent d’augmenter vos points de level lorsque vous les portez. Plus vous gagnez de matchs plus vous augmentez votre level, à chaque level augmenté vous amplifiez un peu vos stats. Concernant les joueurs que l’on affronte on regrettera juste que les anciennes gloires du ballon orange ne soient plus là comme c’était le cas avant.

Du grand spectacle simple d’accès

Niveau gameplay on obtient probablement le meilleur de la série depuis son existence. Forcément toujours très arcade, cette fois les deux boutons de tricks réagissent au rythme de la pression de notre pouce, deux boutons de tranches servent à modifier les tricks et la façon de dunker et on a désormais la possibilité d’appeler un partenaire pour faire écran (très pratique et intuitif) ou pour faire un alley hoop (pratique aussi mais surtout spectaculaire). Un système a été implémenté où de temps en temps un coéquipier se met à quatre pattes (rien de pervers je vous assure), notre joueur va alors pouvoir prendre appuie sur lui pour sauter beaucoup plus haut et dunker de façon encore plus forte. Je vous conseille pour le délire de rater un de vos dunk juste après avoir prit appuie (celui où on s’accroche au sommet du panneau), la première fois qu’on voit son perso se retrouver coincer quelques secondes la jambe dans l’arceau et la tête en bas vaut son pesant d’or, c’est moi qui vous le dit. Surtout quand on ne s’y attend pas (donc pour vous c’est mort maintenant HAHAHAH). Il y a aussi le double/triple dunk, assez explicite, qui est en fait une histoire de timing, avec le bon c’est deux points au lieu d’un (trois en cas de gamebreaker), avec le mauvais c’est un dunk raté et la honte sur vous. Pour ce qui est de la défense on a aussi droit à un peu d’innovation puisque lors des dribles de l’adversaire le bouton X ou Y apparaît au dessus de lui, il « suffira » de le presser au bon moment pour lui gauler le ballon. En solo c’est vachement sympa, en multi ça devient parfois presque impossible de dribler puisque le défenseur va passer son temps à marteler les boutons pour être sûr de ne pas rater le bon moment… Le système d’écran devient alors indispensable, sinon et bien on se concentre sur le jeu de passes et les tirs plus que les dribbles, tant pis pour les gamebreakers (que les habitués de la série connaisse bien, si vous n’êtes pas habitués tant pis). Enfin je ne peux pas conclure sans parler des animations franchement fantastiques, ça contribue grandement au côté spectaculaire qui se dégage du jeu. On regrettera juste qu’il n’y ait pas de possibilité d’acheter de nouveaux mouvements comme ce fut le cas à une époque.




Source: www.xbox-attitude.com

Technique
C'est franchement superbe, l'impression de vie autour du terrain est très bien rendue, les animations sont réalisées avec brio, les vêtements sont indépendants des corps et bougent au gré des mouvements, les joueurs transpirent... Au jour d'aujourd'hui c'est un des jeux de sports les mieux réalisés qui existent.
Gameplay
C'est instinctif et bien pensé, on regrettera juste de ne pas pouvoir s'acheter de nouveaux mouvements au fur et à mesure des matchs. Mention spéciale à la technique du mec à quatre pattes et à la possibilité de demander un écran, bien pratique. A souligner que les dunks n'auront jamais été aussi violents et ça, c'est bien.
Ambiance sonore
Une ambiance sonore magistrale, une musique agréable et relativement variée (rap posé, soul, guitare électrique) et surtout une ambiance de terrain magnifique. Les joueurs parlent entre eux, se vannent, demandent où en est le score, on a la sensation d'être sur le terrain avec eux.
Durée de vie
Plutôt avare en mode de jeux (son principal défaut), NBA Street Homecourt saura tout de même vous tenir en haleine quelques temps grâce à son mode Live (entre amis) et son mode Carrière assez long pour un jeu du genre (y doit bien prendre une dizaine d'heures, je n'ai pas vérifié).
Intérêt
Le meilleur épisode de la série, sans aucun doute, le voilà l'intérêt. Il manque juste un peu plus de modes de jeux.
Avec une ambiance sonore démente, des animations assez géniales (les actions n’auront jamais été aussi spectaculaires), une technique franchement chouette et un gameplay ultra fun et non sans innovation, NBA Street : Homecourt devient le meilleur épisode de la série. Dommage qu’il soit si avare en modes de jeu (très classiques en plus) et qu’il enlève quelques bonnes idées comme les anciennes gloires de la NBA ou la possibilité d’acheter de nouveaux mouvements à son avatar. Qu’à cela ne tienne il s’agit là d’une très bonne cuvée qui, soyons mauvaise langue, devrait être la dernière avant 2 ou 3 ans (le temps que EA cherche à de nouveau dépoussiérer la licence après 1 ou 2 successeurs dispensables).


Fiche jeu

Editeur : EA Sports
Développeur : EA Big
Genre : Sports
Date de sortie : 22 Mars 2007