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Guitar Hero 2



Et Dieu créa le Rock !

On l’a attendu pendant plusieurs millions d’années, mais Dieu a fini par nous sortir sa dernière création, au beau milieu des années 40, la plus belle de toutes : Le Rock’n roll !


65 ans plus tard, Harmonix lançait sur le marché Guitar Hero, la simulation de rock ultime.


Seulement disponible sur Playstation 2, ce titre offrait déjà bon nombre de morceaux cultes et permettaient aux incompris de la 6 cordes de pouvoir s’exprimer sur une guitare, certes factice, mais tout aussi efficace. Joan Jett et son mythique « I love Rock’n roll », Deep Purple, ZZ Top, The Ramones, Franz Ferdinand, Megadeth, David Bowie, Jimi Hendrix, Queens of the Stone Age et j’en passe et des meilleurs. Au total c’est près d’une cinquantaine de morceaux, malheureusement pour la plupart des reprises, qui constitue ce premier opus. Un jeu couronné de succès, acclamé par la presse, par les joueurs et remportant de nombreux prix à travers le monde.


Forcément, un tel succès ne pouvait rester sans suite. C’est donc tout naturellement qu’en 2006, Harmonix offrit aux joueurs Playstation 2 un nouveau Guitar Hero, très judicieusement baptisé Guitar Hero II.


Mais cette fois-ci, la frustration récurrente des joueurs pro-Microsoft ne sera que de courte durée puisque moins de cinq mois plus tard, c’est au tour de la 360 de voir Guitar Hero II enrichir sa ludothèque déjà bien fournie.


CaricatuRock

Avec cette version 360, ce deuxième volet se voit quelque peu modifié par rapport à son petit frère PS2. Tout d’abord le titre offre des graphismes HD. Enfin ça c’est le discours des marketeux de chez Activision, car très honnêtement, si vous faites l’acquisition de Guitar Hero 2 pour pouvoir épater vos potes avec un jeu qui dépote un max graphiquement, vous faites fausse route.


Certes, qu’il s’agisse des menus, des personnages ou des différentes scènes sur lesquelles vous vous produirez, le design est particulièrement soigné, très caricatural et bourré d’humour et de clins d’œil à la volée. Mais rendons-nous à l’évidence, nous ne sommes pas en face d’un beau jeu. Ceci étant, on s’en tape complètement !


Et là je vous entends marmonner dans votre barbe « grumbleufeulb grumbleufeulb, qu’est ce qui raconte qu’on s’en tape des graphismes, lui ? grumebleufeulb grumbleufeulb ». Et bien oui, on s’en tape. Car l’essentiel dans Guitar Hero, ce ne sont pas les graphismes, pour la simple et bonne raison que vous ne les verrez pas. Et oui, vous serez tant concentré sur les indications qui défileront à l’écran, que vous ne prêterez aucune attention à ce qui se passe autour de vous.


Toujours est-il que malgré tout, lorsque vous vous la donnez comme une bête pour faire de l’épate devant vos amis, l’esthétisme est au rendez-vous. Les musiciens s’éclatent sur scènes, quelques angles de caméras bien choisis viennent renforcer le coté live, comme cette vue en bout de guitare du plus bel effet.


La bonne note

Mais l’essentiel dans Guitar Hero, c’est la guitare ! En effet, pour la modique somme de 90 euros, soit 20 euros de plus que le énième FIFA de l’année, le titre édité par Activision est livré avec une superbe réplique factice de la Gibson X-Plorer. Cette guitare est composée de 5 frètes de couleur sur le manche, d’un bouton « médiator », d’un vibrato et des boutons guide, start et select du pad 360.


Le principe est simple : Vous montez votre groupe et écumez les clubs et salles de concert afin de vous faire connaître auprès des sponsors et ainsi devenir une rockstar adulée de tous.
Pour cela vous allez devoir interpréter des reprises des plus grands groupes, tel qu’Aerosmith, BlackSabbath, Nirvana, Primus, Les Stones, Police, Rage Against the Machine et autres Stray Cats. Des reprises oui, mais également quelques morceaux originaux de groupes méconnus allant du Rockabilly au Metal. En tout, plus de 70 chansons dont une dizaine exclusifs à la 360.


Une plage va alors s’afficher devant vous, avec votre avatar vidéoludique et son groupe en fond sur la scène. Sur cette plage, des icones de couleurs vont défiler en rythme. Dès qu’ils passent sur le témoin en bout de plage, vous devrez alors presser la frète de la couleur correspondante et le médiator simultanément. Si l’icône est suivi d’une ligne de la même couleur, c’est qu’il s’agit d’une note longue ; laissez alors votre doigt appuyé sur la frète. Bien entendu, si deux couleurs passent devant le témoin au même moment, vous aurez à appuyer sur les deux frètes en même temps.


Ceci est la partie simple du gameplay de Guitar Hero, car par la suite les choses se compliquent. De part et d’autre de l’écran on trouve deux compteurs. A gauche, c’est votre score, avec un multiplicateur de points qui ne cessera de s’élever tant que vous réussirez les notes. De l’autre coté se trouve une sorte d’applaudimètre. C’est votre juge de paix. S’il reste dans le vert, c’est que vous faites un tabac, dans l’orange et vous êtes sur la sellette, dans le rouge, vous faites un bide et le gérant de la salle peut à tout moment vous couper le jus et mettre fin au concert.


Au dessus de cet applaudimètre se trouve une jauge baptisée le Star Power, cette jauge se remplira chaque fois que vous réussirez une note surmontée d’une étoile, et grimpera d’avantage encore lorsque vous activerez le vibrato sur les longues notes étoilées. Une fois la jauge remplie, levez alors le manche de la guitare à la verticale pour activer le StarPower, déclencher la furia de la foule et engranger un maximum de points.
En répète

A la fin du morceau, en fonction de votre performance, vous serez noté de une à cinq étoiles correspondant aux sommes gagnées pour votre prestation, en dollars sonnants et trébuchants. Avec cet argent, il vous sera possible de débloquer bon nombre de bonus. Des nouveaux personnages, des nouvelles tenues, des nouvelles guitares, mais aussi et surtout, de nouvelles chansons. Il est d’ailleurs prévu que vous puissiez également télécharger régulièrement les morceaux que l’éditeur mettra à disposition via le Marché Xbox Live, cette fois-ci contre de vraies sommes d’argent, en euros… ou plutôt en MSPoints.


Outre le mode carrière en difficulté facile, moyenne, difficile et experte, vous aurez la possibilité de ne jouer qu’un titre, de répéter avec votre groupe ou de vous confronter aux talents de vos amis via le mode multi.


Inutile de s’attarder en explications sur le mode « un titre », je pense que c’est suffisamment clair, passons directement aux répétitions.


Si ces cessions n’auront pas grand intérêt lors des premiers modes facile et moyen, dès que vous passerez en difficile, elles s’avèreront vitales. En effet, grâce à ce mode, vous allez pouvoir vous entraîner sur un morceau complet ou sur des parties bien spécifiques de celui-ci, comme le rif, le refrain ou encore le solo de guitare. Vous pourrez même le jouer à vitesse normale ou ralentie pour vous entraîner encore et encore jusqu’à atteindre la perfection… ou du moins la dextérité nécessaire pour réussir le challenge.


Le mode multi se décline lui en plusieurs phases. Tout d’abord, sachez que même s’il est préférable de posséder une seconde guitare, il sera tout de même possible de jouer au pad. Ça n’a pas grand intérêt, mais c’est possible. Ensuite, vous aurez le choix entre un affrontement l’un après l’autre, l’un contre l’autre en simultané ou ensemble, un joueur prenant la guitare solo, l’autre la guitare rythmique ou la basse. Dans ce mode bien spécifique, les deux joueurs profiteront de la réussite de son comparse, mais aussi de ses erreurs. Il sera donc impératif de ne faire qu’un si vous souhaitez gagner les faveurs du public.


On regrettera cependant qu’aucun mode multi ne puisse être joué en ligne, via le Xbox Live, où la problématique de la deuxième guitare ne se serait pas posée.


Pour conclure

En définitive, Guitar Hero II est bien le titre que tous fans de rock attendait sur Xbox 360. Un titre fédérateur boosté d’une bonne dose de fun à l’état brut ; un de ces titres conviviaux qui manquent cruellement à la console.


Bien sûr on pourra toujours regretter l’absence de mode live ou celle de quelques groupes qui nous sont chers et qu’on aurait aimé voir dans la playlist (pour ma part du AC/DC des premiers jours, du Who, du Ten Years After ou plus récent, du White Stripes) mais on imagine aisément que les droits ne sont pas forcément évident à obtenir et que de toute façon il est impossible de contenter tout le monde.


Dans le même ordre d’idée, on pourra également regretter de ne pas pouvoir faire le mode carrière à la basse, comme cela est possible aux répétitions ou en multijoueurs. Du Primus à la basse et toucher du doigt l’instant magique où on se prend pour Les Claypool aurait sans doute valu son pesant d’or.


Enfin si la difficulté, bien présente, offre un challenge de qualité, elle peut également en rebuter plus d’un qui n’auront pas la patience d’aller au bout et se priveront ainsi d’une partie du catalogue musical fourni avec le jeu, étant donné que de nombreux morceaux ne se débloqueront que dans les modes de difficulté élevée.


Mais bon, malgré ces petits défauts, Guitar Hero II est absolument incontournable pour le plaisir orgasmique qu’il offre une fois la guitare en main et le gros son lâché. A ne rater sous aucun prétexte donc !

Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Graphiquement le jeu s’en tire avec le minimum syndical, mais l’intérêt est ici bien ailleurs. De toute façon quand on joue on n’a pas le temps de regarder ce qui se passe autour. Toujours est-il que le design des scènes et personnages est caricatural à outrance et donne au jeu un petit cachet parodique très agréable.
Gameplay
Sur le fond, le gameplay de Guitar Hero est on ne peut plus simple : il s’agit d’un QTE avec quelques variantes. Mais voilà, Guitar Hero est livré avec une guitare, et là ça change tout. Les différents modes de jeu apporteront de la diversité au titre et permettront aux plus manches d’entre vous de s’acoquiner avec les passages délicats des morceaux les plus endiablés.
Ambiance sonore
Avec un nombre assez impressionnant de morceaux rock, allant du rockabilly au métal, en passant par la pop 70’s, Guitar Hero ne pouvait pas passer à coté du 4/4. Surtout que la grande majorité des morceaux choisis sont des plus entraînants et vous feront dodeliner de la tête sans même que vous y prêtiez attention.
Durée de vie
Avec une difficulté plutôt corsée et un grand nombre de chansons, la durée de vie de Guitar Hero 2 est déjà assez élevée. Quand en plus le mode deux joueurs permet à deux gratteux en herbe de jouer ensemble, optant tour à tour pour la guitare principale, la guitare rythmique ou la basse, ça devient carrément infini. Dommage qu’Harmonix n’ait pas pensé à inclure un mode multi sur le Xbox Live.
Intérêt
Manquant cruellement à la première Xbox par rapport à sa concurrente de chez Sony, la licence Guitar Hero débarque enfin sur 360. Il est donc formellement interdit de passer à coté !
Yeah baby, yeah ! Ton enfance fut bercée par le son lourd du gros rock qui tâche ? T’as lu tous les Ricky Banlieue ? T’as toujours préféré le Perfecto à la veste de survêt’ ? Alors tu ne peux pas passer à coté de ce Guitar Hero 2 sur 360. Et si tu ne remplis pas toutes ces conditions, c’est peut être le moment de t’initier à ce son si grisant qu’est le Rock !

Rock’s not dead, les guys… Rock’s not dead !


Fiche jeu

Editeur : Activision
Développeur : Harmonix
Genre : Party Game
Date de sortie : 6 Avril 2007