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Enchanted Arms

Enchanted Arms

A la poursuite de la Reine des glaces

Atsuma le turbulent au bras droit mystérieux, Toya le beau brun ténébreux intelligent et Makoto l’homosexuel fou amoureux de ce dernier, voici les trois personnages principaux atypiques d’Enchanted Arms, le RPG de FROM Software sorti en début d’année au Japon. Tout commence à l’université de Yokohama City, Atsuma dort en cours comme à son habitude et incite ses deux camarades à sécher les suivants pour se rendre au Festival de la ville.
Seulement une fois là bas, les choses tournent mal, le froid s’installe, la neige commence à tomber, de nombreuses personnes s’évanouissent et les golems, sortes de robots enchantés servant les humains, deviennent fous et s’en prennent à la population.
Quelque chose se trame et nos trois héros décident d’en avoir le cœur net en s’enfonçant dans les entrailles d’un ancien temple enfoui sous la ville. Là bas ils découvriront un Devil Golem prisonnier ici depuis la fin de la guerre des Golems, baptisé la Reine des glaces.
Bien malgré lui, poussé par une force qu’il ne contrôle, ni ne comprend, Atsuma va réveiller la Reine qui emportera Toya avec elle et réduira Yokohama City en un gigantesque Palais des glaces, anéantissant toute forme de vie en cette ville.
Voilà comment on pourrait résumer le premier chapitre de cette très longue histoire pleine de rebondissements qu’Enchanted Arms nous propose. Un scénario palpitant, bien construit qui nous emmènera dans bien des contrées et nous dévoilera petit à petit les secrets du bras enchanté du héros.
Collectionnez les Golems

Tout au long de l’aventure, vous trouverez de nombreux ennemis pour vous barrer la route, à commencer par les très, mais alors vraiment très, nombreux golems devenus incontrôlables. Il faut savoir que l’intégralité de ces golems (ou presque) pourront, à un moment ou à un autre, rejoindre vos rangs, soit par l’intermédiaire d’un achat, soit par l’intérmédiaire d’une récompense lors d’un combat spécial remporté.
En effet, lorsque vous croiserez l’un des pôles « magasins », vous pourrez acheter des boules d’énergie renfermant l’âme, si on puis dire, d’un golem. Associée à un certain nombre de gems (de vent, de force et d’esprit), ces boules d’énergie vous permettront de matérialiser le golem et de l’associer à votre équipe. Mais tous les golems ne seront pas disponibles dans ces magasins et il vous faudra obtenir les autres par d’autres biais. Certains peuvent être gagnés dans le casino de London City et d’autres apparaîtront bien visibles (mais bien souvent cachés) sur l’ère de jeu (les combats étant aléatoires, les ennemis n’apparaissent pas sur l’ère de jeu), les combattre vous feront remporter la boule d’énergie les concernant.
Ce système induit donc une quête de collectionneur, un peu à la manière des pokémons, sachant que bien souvent, les golems les plus intéressants seront ceux les plus difficiles à obtenir (les golems chers, cachés ou durs à combattre).
Les combats justement, se déroulent à quatre contre cinq maximum, au tour par tour, sur des grilles de 2 x quatre cases sur cinq. A vous donc de mettre au poing la meilleure tactique pour vaincre votre ennemi, en fonction des compétences de vos personnages, de celles de vos adversaires et des zones d’effets des coups. Par exemple Atsuma dispose d’un coup surpuissant mais qui n’a d’effet que sur la zone directement devant lui, il est donc important de le mettre en avant pour tenter de frapper durement les ennemis qui s’approchent trop de la frontière. Au contraire, Yuki frappe fort à distance, gardez la donc en retrait pour tirer les golems adverses comme des lapins.
Linéaire au possible

Techniquement parlant, Enchanted Arms accuse un peu le coup, notamment à cause du fait que le jeu est sorti en janvier dernier au Japon et que son arrivée sur les territoires Nord-américain et Européen ne lui a pas permis de subir un lifting. Certaines textures sont donc assez limites, mais cela ne l’empêche pas de proposer de jolis paysages emprunt d’une certaine poésie. Coté bande sonore les acteurs sont tout à fait convaincants, malheureusement aucun sous-titres français n’est disponibles et vous devrez vous contenter d’un sous-titrage en anglais, limitant ainsi l’accessibilité du jeu au plus large public.
Autre gros point noir du titre : Les quêtes annexes se comptent sur les doigts d’une main, renforçant de ce fait une linéarité aussi impressionnante qu’unique dans ce type de jeu, poussée à son paroxysme par un effet couloir absolument ahurissant. C’est vraiment dommage car du coup l’impression de liberté qu’offrent généralement les RPG est ici complètement muselée. Ceci étant, s’il est vrai qu’on peste au départ, puis de façon plus espacée à différents moments de l’aventure, on finit par s’y habituer et prendre tout de même un plaisir assez intense à parcourir les routes de cet excellent Enchanted Arms.



Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Sorti en Septembre chez nous, Enchanted Arms a du mal à convaincre techniquement parlant vis-à-vis de la concurrence. Mais lorsqu’on sait que le titre est sorti en tout début d’année au Japon, on ne peut que relativiser sur ce point.
Gameplay
Basé sur des combats au tour par tour chers à nos amis nippons, Enchanted Arms séduit par son sens tactique et son système de collection de golems ainsi que par la variété des coups proposés. Il déçoit par contre par sa trop grande linéarité, notamment pour un jeu de rôle, et le peu de quêtes annexes disponibles.
Ambiance sonore
Les voix sont excellentes mais exclusivement en anglais (Aucun doublage ni sous-titres français), les bruitages sont assez simplistes et les musiques n’ont rien de grandioses. Dommage car dans un RPG, les musiques sont souvent essentielles, plus encore que dans les autres genres.
Durée de vie
Comptez une soixantaine d’heures pour arriver au bout d’un scénario palpitant mais ne comptez pas y rejouer par la suite tant l’effet couloir récurrent bloque toute liberté.
Intérêt
Le scénario est captivant, riche en rebondissements et vous fera rencontrer bon nombre de personnages. Il se peut même que vous attrapiez la collectionnite aigue avec le nombre incommensurable de Golems présents dans le jeu.
L’année 2006 aura été si pauvre en RPG qu’il serait mal venu de faire le difficile lorsqu’on en rencontre un. Surtout que, malgré ses gros défauts, Enchanted Arms est très plaisant à jouer et tient le joueur en haleine jusqu’au dénouement final.


Fiche jeu

Editeur : Ubisoft
Développeur : From Software
Genre : RPG
Date de sortie : 7 Septembre 2006