Just Cause
Rodriguechhhhhh !
Je ne pouvais pas passer à côté d’une citation des Petites Annonces d’Elie Semoun. En effet, notre héro s’appelle Rico Rodriguez, un ex-agent de la CIA qui officie désormais pour une agence secrete indépendante. Son but ? Renverser la dictature corrompue de San Esperito, une île ou plutôt un archipel d’îles latines bercé par la propagande et resté dans sa majeure partie à l’époque des années 40. Je ne vais pas tergiverser, ça ressemble fortement à l’île de Cuba et son Fidèle.
Nous voilà donc plonger au coeur de cette revolucìon dans un environnement de 1025 m² qui a tout pour être un paradis… en apparence. Pour réaliser votre entreprise vous devrez vous lier avec les rebelles locaux (la guerilla) ainsi qu’avec les pontes des cartels de la drogue. En revanche la volaille et l’armée locales feront parties, elles, de vos nombreux ennemis à abattre. Au début, la guerilla n’est qu’un simple groupuscule, c’est pourquoi il faudra réaliser des opérations coup de poing afin de gagner les ferveurs de la populace. Cette influence est représentée par une carte politique sur votre PDA. Lorsqu’une province devient instable politiquement, vous pouvez provoquer une révolution dans certaines villes. De ce fait lorsque la guerilla contrôle la majorité du territoire en jeu, la province lui revient. Votre grade au sein de l’organisation augmentera avec le nombre de provinces contrôlées mais aussi des missions annexes réussies. Le cartel de la drogue fonctionne de la même manière sauf qu’eux, ils veulent prendre des endroits stratégiques que le gang adverse possède. Ces lieux seront représentés sur la carte de votre PDA. Ce petit gadget est d’ailleurs très utile puisqu’il permet aussi de demander à l’agence de vous larguer un véhicule parmi quatre (au départ vous n’en aurez qu’un seul de disponible) ou d’organiser une extraction (ça évite le marathon à travers l’île entre les missions). Les statistiques du joueurs sont aussi visibles depuis ce menu, histoire de savoir combien de personnes vous avez buté depuis le début du jeu…
Viva la revolucìon !
Une révolution c’est bien beau mais qu’est ce qu’il y a d’autre à faire à part ça ? Pas mal de choses mais clairement pas assez par rapport à la concurrence. Le manque de variété est le gros point faible de Just Cause que l’on identifiera (trop ?) rapidement. Le type de mission doit se compter sur les doigts d’une main et demie (ouais, ouais, une main et demie). Conclure un deal, tuer une personne “gênante”, aller chercher un véhicule, faire exploser quelque chose, ce sont quelques exemples du classicisime des activités effectuées pour le compte de n’importe laquelle des trois organisations. En dehors de cela vous pourrait faire des missions de collecte d’objets disséminés sur San Esperito. Je crois cependant que le passe-temps favori reste tout de même le tourisme. Avec une aire de jeu aussi grande et tout une multitude de véhicules mis à notre disposition, on passera beaucoup de temps à flâner, à se faire une balade en jet-ski ou encore à monter le plus haut possible avec un hélicoptère ou une avion puis sauter dans le vide. En effet, une facette très sympathique du gameplay de Just Cause se trouve être la possibilité de réaliser des cascades. Être sur le toit d’une voiture qui fonce à tout berzingue dans le vide pour au final sortir son parachute in extremis, voilà un exemple de situation que permettent les cascades. Cependant le plus impressionnant reste la chute libre à partir d’un véhicule aérien comme décrit précédemment, on sentirait presque le vent sur nos joues. Du reste, ces activités restent très simple de prise en main, comme toutes les actions que notre Rico peut effectuer. Il n’y guère que le (seul ?) véhicule sous-marin que l’on peut utiliser à la fin du jeu qui pose problème. Il faudra un petit temps d’adaptation pour s’y faire. Le problème c’est qu’en pleine mission, avec trois/quatre hélicoptère au dessus de nous qui tirent des rockets à tout va et les mecs au sol qui font de même avec leurs pétards, c’est un peu chaud de se mettre à lire le mode d’emploi de la machine…
D’ailleurs le coup d’avoir des hélicoptères au dessus de la tête arrivera réuglièrement puisque l’on est souvent recherché. Le problème c’est qu’il n’y a rien pour indiquer le niveau de recherche, pas une jauge, pas d’étoiles, rien. En plus, il est très difficile d’échapper aux forces de l’ordre. Selon les petites astuces du jeu données pendant les chargements, on doit juste aller dans une des cachettes que l’on a débloqué et le tour devrait être joué. Cependant à chaque fois que j’étais pourchassé, le fais d’aller dans une planque de m’a aucunement enlevé mes ennemis, rageant.
Côté difficulté, le jeu est très facile. Le système de visée automatique réduit considérablement la difficulté puisque vous serez locké directement sur un ennemi, dès lors vous pourrez vider votre chargeur, toutes les balles lui seront destinées. En outre dès que le premier sera mort, vous serez automatiquement locké sur un autre se situant dans votre zone visuelle. Cependant si les opposants sont faciles à tuer, ils n’en demeurent pas moins nombreux. Il s’en suit donc des gun fights totalement délirant où les flics tombent comme des mouches un par un. Vraiment jouissif.
Magnifico !!
On l’a dit, la surface de jeu est vraiment énorme mais cela ne s’arrête pas là puisque l’environnement est de toute beauté. Ombres dynamiques, eau magnifiquement réalisée, clipping presque inexistant (même à pluseurs centaines de mètres d’altitude), framerate stable et élevé dans 90% des cas, textures précises, détaillées et variées, vous l’aurez compris Just Cause brille par sa qualité graphique. D’autant plus dans le domaine des éclairages qui ont le don de vous plongez dans une atmosphère totalement différente selon la météo et/ou le l’heure de la journée. Bon tout n’est pas rose puisque les personnages auraient pu bénéficier d’un peu plus de travail, au même titre que les cinématiques où l’on sent que la current-gen n’est pas loin. De la même manière, les couleurs criardes pourront déplairent, personnellement je trouve qu’elles collent parfaitement à l’ambiance décalée et assumée du titre. Il n’y a qu’à voir les animation semblant parfois issues d’un cartoon. Derniers détails, que je trouve dommage, l’eau est trop calme, pas une seule vague permettant des figures à jet-ski ou autres joyeuseuries, à croire qu’il y a un micro-climat sur l’océan autour de San Esperito…
L’ambiance sonore est au rendez-vous avec des musiques bien dans le ton qui changent en fonction de vos actions. Telle musique pour une chute libre, une autre lorsque l’on est en bateau, etc… On a parfois l’impression d’être dans un film d’action, dommage cependant que les musiques ne soient pas assez nombreuses. Les bruitages sont correct. Les voix des personnages principaux collent parfaitement (du moins en anglais), on regrette juste qu’il n’y ait en général qu’une voix pour un type de NPC (une pour les mecs de la guerilla, une pour les hommes du cartel, etc…).
Source: www.xbox-attitude.com
Vraiment impressionnant graphiquement et arborant un style très particulier, le jeu soufre tout de même de quelques défauts de ce côté là. La réalisation des personnages, l’eau trop paisible (même par tempête) et les cinématiques sont les plus flagrants.
Rico se dirige très facilement que ce soit pour manier des armes, des véhicules, faire des cascades. Seuls le véhicule sous-marrin, déroutant au premier abord, la visée automatique qui facilite le jeu et la difficulté à se défaire de la police sont des points qui entâchent plus ou moins le tableau.
La musique colle parfaitement à l’ambiance et change en fonction de ce que vous faites, excellent pour l’immerssion. Les bruitages sont plutôt bon, on regrettera seulement le manque de variété dans les voix des ennemis
L’aventure solo n’est pas des plus longue mais il y a d’autres activités pour s’occuper. Le problème c’est que tout se révèle vite répétitif. On prend tout de même du plaisir mais il manque clairement de la variété dans les missions.
Totalement dépaysant, Just Cause change de tous les GTA-like qui essayent de copier le maître jusqu’à son ambiance gangsta machin truc. Du reste, ces copies carbones de GTA copient aussi sa variété, chose qui manque cruellement dans Just Cause.



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