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NBA 2K7



Une pléthore de modes

A l’aube d’une ère post-apocalyptique provoquée par l’avidité des hommes, un héros semble émerger des profondeurs de la Terre afin de guider l’humanité vers la voie de la rédemption. Armé de son short et de ses chaussures de sports, il… euh… quoi ? M’interrompez pas, je sais bien qu’il n’y a aucun rapport avec le dernier né de chez Visual Concept, mais je n’avais aucune idée de comment démarrer mon test, alors j’improvise…
Bref, puisque mon scénario ne vous sied pas, je laisse tomber et j’enchaîne directement sur les différents modes de jeu. Ça vous va comme ça ? Vous ne viendrez pas pleurer parce que vous n’avez pas eu la fin de mon histoire…
Donc dans NBA 2K7 qui, comme chacun le sait (ou peut le deviner) est une simulation de basket-ball (qui comme chacun le sait, est un sport où 10 gars cavalent dans tous les sens sur un joli parquet stratifié, dans le but de faire entrer un ballon dans un anneau surmonté d’un filet, à 3,20 mètres au-dessus du sol), vous aurez le choix entre de nombreux, très nombreux modes de jeu.
Tout d’abord, et c’est le mode le plus important, vous trouverez l’Association. Ce mode n’est autre qu’un mode saison très complet, calqué sur la véritable saison NBA (Ligue de basket Nord Américaine), avec gestion des effectifs, des finances, des transferts et tout le toutim. Rien de bien nouveau dans ce mode, hormis peut être la présentation, par rapport à ce qui se faisait l’année précédente. Toujours est-il qu’il s’agit là d’un mode ultra complet qui à lui seul devrait vous faire passer un sacré paquet d’heures.
A coté de ça on retrouve différents modes plus ou moins classiques, comme l’entraînement ou le match immédiat, mais encore le mode tournoi, le mode situation (scénarii) et le mode saison qui vous permettra de jouer une saison complète, à l’instar du mode Association, mais sans toutes les galères de la gestion d’équipe.
Enfin, deux derniers modes se démarquent de l’habituel train-train des simulations sportives : Le Street et le 24/7.
Le Street, comme son nom pourrait l’évoquer aux plus habiles observateurs d’entre vous, n’est autre qu’un mode vous permettant d’organiser des matchs de basket de rue, sur les playgrounds comme on dit (prononcez plègraounde), où les règles deviennent subitement moins oppressantes, où le style et la frime deviennent un art de vivre (bref c’est un mode fait pour moi !). Vous pouvez jouer sur un terrain complet en 5 contre 5 (classique quoi), sur un demi terrain en 2 contre 2 ou bien encore en 1 contre 1. Bien moins complet qu’un NBA Street, il permet toutefois de s’aérer l’esprit quelques minutes après avoir enquillé deux grosses victoires bien serrées en Association.
Le mode 24/7 : Next, est un mode qui avait déjà fait ses preuves dans l’opus précédent, qui se focalise uniquement sur un joueur et non plus sur une équipe. Dans ce mode, vous créez votre basketteur grâce à un éditeur assez complet mais, soyons honnête, incapable de rivaliser avec les ténors du genre que sont Saints Row ou Fight Night 3. Dès lors votre seul but va être d’amener ce jeune loup des playgrounds, jusque dans la cours des grands : La fameuse NBA.
Ici, si le gameplay reste globalement le même, vous n’aurez par contre que votre joueur à diriger, les autres étant contrôlés par l’I.A.
Vous pourrez toujours influencer le jeu de vos coéquipiers en appuyant sur le bouton passe pour réclamer la balle, ou le bouton tir pour leur demander de shooter au panier, mais leur déplacement, leur réactivité et leur hargne seront déterminés par l’intelligence artificielle, via leur fiche de caractéristiques.
En toute subjectivité, je n’accroche pas trop à ce mode, même s’il faut bien avouer qu’il est très complet. D’abord parce qu’il est trop répétitif, ensuite parce qu’il est très mal réalisé graphiquement parlant et enfin parce que ne contrôler qu’un seul des cinq joueurs présents sur le parquet m’ennuie comme un rat mort. Après, comme dirait l’autre, les goûts et les couleurs… L’important c’est que ce mode existe et qu’il n’ampute en rien les autres. Après chacun voit midi à sa porte (j’en ai encore plein des maximes de ce genre…).
Le réalisme à son paroxysme

Si le mode 24/7 est donc très (mais alors très) moche ; me rappelant par moment le merveilleux American Wasteland (que j’ai noté 6/20 si mes souvenirs sont exacts), on ne peut pas en dire autant du mode Association (et des modes mettant en scène des matchs « classiques »).
C’est bien simple, graphiquement, Visual Concept a encore élevé la barre d’un cran en proposant des joueurs aux muscles saillants qui se meuvent de façon réaliste par rapport à leur mouvements, même constat pour les vêtements complètement indépendant des corps qui les porte, ou encore la sueur qui perle en abondance après quelques minutes d’acharnement sur le parquet. Les salles sont elles aussi magnifiquement représentées, avec des effets de reflets d’une beauté à tomber et même le public s’en sort avec les honneurs.
Mais la claque reste à venir, il s’agit des animations ! Non content d’être beau, NBA 2K7 nous offre les animations les plus réalistes qu’il m’ait été donné de voir dans un jeu vidéo en général, et dans une simulation sportive en particulier. En jouant à ce titre, on a véritablement l’impression d’assister à une vraie retransmission de match avec les feintes de corps, les accélérations soudaines, les dribbles, les dunks, les passes laser, les pas de danse ou même les phases d’arrêt de jeu quand votre joueur harangue la foule ou congratule ses potes.
Les développeurs ont même poussé le vice jusqu’à offrir des animations propres à tous les êtres vivants présent sur le parquet : Que ça soit les cheerleeders sur le coté, qui se mettent à faire la pétasse (j’vais me fâcher avec les comités de soutien et de défense des cheerleeders) pour chauffer l’ambiance, les bancs qui se lèvent lorsque vous placez un dunk fracassant pendant que le banc adverse se prend la tête entre les mains, les photographes qui vous éblouissent de flash lors des contres menés tambour battant, la mascotte qui fait ses pitreries débiles pour amuser le public (j’vais me fâcher avec les comités de soutient et de défense des mascottes débiles), les arbitres qui suivent l’action de près, etc… etc…
Les parquets de NBA 2K7 sont véritablement plein de vie, ce qui accentue d’avantage l’impression de réalisme et l’immersion extraordinaire que l’on ressent lorsqu’on commence un match.
Cette impression est d’ailleurs encore plus mise en avant par les méthodes de mise en scène des rencontres, empruntées à celles des télévisions nationales, avec des commentaires, des statistiques, des ralentis sponsorisés et tout autres détails intervenant entre les quart temps visant à renforcer l’impression d’être devant sa télé à regarder un match de la NBA.
La bande son, elle, n’est pas en reste et amène sa pierre à l’édifice de cette réussite vidéoludique, grâce à d’excellents bruitages et à une bande originale de folie composée des meilleurs artistes hip-hop de la planète (Abstract Rude, Chali2Na, Zion I, A Tribe Called Quest…), mixé par l’un des plus grands DJ, Monsieur Nakamura, alias Dan the Automator.
Certains pourront regretter cependant les commentaires de matchs exclusivement en v.o., après c’est une question de goût. D’un point de vue personnel, la langue américaine pour des retransmissions de matchs de la NBA me permet plus en adéquat, mais je peux aisément comprendre que ça en gène plus d’un.
LA référence absolue

Bien entendu, si NBA 2K7 peut être aujourd’hui considéré comme la meilleure simulation de basket-ball, voire comme la meilleure simulation sportive tout court, ce n’est pas uniquement parce qu’il arbore des graphismes alléchants et des animations éblouissantes, mais bel et bien parce qu’en plus de cet habillage enivrant, le bébé de Visual Concept offre un gameplay aux petits oignons, absolument parfait, mêlant facilité de prise en main, large marge de progression ainsi qu’un sens aigu de la tactique et de la technique.
Tous les boutons du pad de la 360 seront sollicités afin d’effectuer des passes, des tirs en extension, des dunks ravageurs, des passes aveugles, des alley-oops, mais aussi des écrans, des dribbles d’illusionnistes et tous ces gestes que le basket moderne connaît.
Ce NBA 2K7 allie la technicité dans la réalisation des dribbles, entièrement manuels, par combinaison de direction et de touches qui, une fois maîtrisés, vous offrira un sérieux avantage lors de vos rencontres, à la rudesse du jeu physique, qui se ressent littéralement à travers l’écran ; que ça soit les batailles pour s’imposer dans la raquette ou les écrans pour libérer un passage à votre ailier, le titre de 2K est à mon sens le seul jeu du genre à vous faire ressentir à ce point que, contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un sport de fillettes.
Pour vous aider dans votre conquête du panier adverse, une multitude de formation et de tactiques différentes vous seront proposées, et vous pourrez d’une simple pression sur la croix directionnelle en changer, aussi bien en attaque qu’en défense.
Trop souvent laissé pour compte dans les autres jeux de sports, cet apport tactique est ici essentiel si l’on ne veut pas se faire épingler au premier tournant et il faudra utiliser à bon escient les différentes tactiques d’attaques et de défense, pour presser l’équipe adverse, libérer des positions à trois points, attaquer la raquette, récupérer les rebonds offensifs, etc… etc…

Enfin, je terminerais par un rapide aparté sur le jeu online, via le Xbox Live. Rien de bien original, des matchs classés ou non avec toutes sortes de paramètres ; bref, le minimum qu’on peut demander à un jeu de sport sur le live (hein, Konami ?). Les parties sont fluides, sans lag ni temps de latence, mais pour les prochains volets, il serait bon d’apporter une petite touche d’originalité comme EA a su le faire avec sa ligue interactive sur FIFA 07 par exemple.



Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Difficile de trouver des défauts techniques à cet opus 2007. Quelques visages auraient pu être mieux soignés c’est vrai, mais faudrait vraiment avoir l’esprit tordu pour le relever et occulter par là même les muscles saillants qui se contractent et se décontractent au fil des paniers, La sueur qui perle sur la peau des athlètes, les shorts et maillots qui virevoltent indépendamment des joueurs, la physique de balle impeccable, le public parfaitement modélisé et ces animations, tout simplement bluffantes de réalisme. Le nouveau mode 24/7 par contre est très moche graphiquement, mais vu qu’il ne s’agit pas là de l’essentiel du titre mais plus d’un bonus, je ne l’ai pas pris en compte dans la note.
Gameplay
Encore une fois, NBA 2K7 affirme son statut de PES du basket-ball… et plus encore ! Plus car contrairement à K-Cet, Visual Concept ne s’endort pas sur ses lauriers et nous pond un jeu véritablement Next Gen dont le contenu est loin, bien loin d’être amputé. Oui, contrairement à K-Cet car lorsque les développeurs nippons nous offrent une régression de leur simulation de football précédente, NBA 2K7, lui, ne cesse de se bonifier. Oui, contrairement à K-Cet car le titre de 2K est encore bien loin de se faire rattraper par son concurrent de chez EA Sports. Bref vous l’aurez compris, ce millésime 2007 offre un gameplay toujours plus étoffé qui reprend le meilleur des précédents volets pour l’améliorer encore et encore de façon à coller au plus près possible de la réalité. C’est bien simple, NBA 2K7 représente ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle en terme de simulation sportive… tous sports confondus !
Ambiance sonore
Commentaires exclusivement en américain, des cris de foules en fonction de ce qui se passe sur le parquet, des petites musiques entraînantes typique de ce que l’on peut entendre dans un stade et une bande originale de folie, composée par les plus grands noms du hip-hop (Chali 2Na de Jurassic 5, Abstract Rude, Aceyalone, Lupe Fiasco, Mos Def, A Tribe Called Quest, Zion I,…) remixé par l’illustre Dan the Automator à qui l’on doit les albums cultes que sont Bombay The Hard Way, Lovage : Music to make love ou encore les albums de Gorillaz et d’Handsome Boy Modeling School.
Durée de vie
Jusqu’à l’épuisement… et accessoirement jusqu’à l’année prochaine et le millésime 2008.
Intérêt
Sans aucun doute LE meilleur jeu de basket toutes machines et toutes époques confondues. J’enlèverai juste un petit point pour ne pas lui faire l’honneur du 20/20 et parce que si on est réfractaire au basket, ce n’est pas utile de s’y attarder. Les autres n’ont aucune excuse…
Des graphismes de toute beauté, des animations totalement hallucinantes, une bande son extraordinaire, un gameplay étoffé qui colle à la perfection à la réalité, des modes de jeu nombreux, profonds et variés… LA référence ultime que tout joueur étant un tant soit peu intéressée par le sport en général et le basket en particulier, se doit de posséder. Un must have !


Fiche jeu

Editeur : 2k Sports
Développeur : Visual Concept
Genre : Sports
Date de sortie : 3 Novembre 2006