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Test Drive Unlimited



Bienvenue à Hawaï

Bon je suis sûr que vous le savez déjà tous mais je vous rappelled quand meme que l’action de ce Test Drive se déroule sur l’île d’Hawaï avec ses 1500 Km de routes (rien que ça). Le jeu débute dans un aéroport par la sélection de votre avatar virtuel dans une fil d’attente. Ce choix fait, vous pouvez enfin prendre l’avion, direction Hawaï. Arrivez sur place, vous découvrez une île où voitures de rêves et fashion victims se rencontrent aussi souvent que Fylodindon va aux soirées Cuir & Fouet (c’est-à-dire très, très souvent…). Cependant tous ce monde est encore inaccessible pour vous vue que vous arrivez les mains vides (enfin avec 200 000$ en poche quand même…). Du coup, ni une ni deux, vous allez à l’agence de location de voitures la plus proche afin de pouvoir vous déplacez un minimum sur l’île (non, TDU n’est pas une simulation de maraton, n’en déplaise aux fans de Morrowind…). Une fois votre noble monture provisoire choisie, un petit tour à l’agence immobilière vous donnera accès à votre premier appartement (moyennant quelques deniers locaux en échange, c’est pas la charité non plus…). Votre appart’ a beau être super classe avec vue sur mer et écran à plasma d’un mètre de diagonal, le plus important reste vide : votre garage. Pas de problème on reprend la voiture de location et on va faire la tournée des concessionaires disponibles sur l’île. Le budget réduit vite fait les choix à quelques modèles étant donné que l’agent immobilier s’est auparavant servi sur votre capital. On finit donc dans une “modeste” Audi A3 ou encore une Alfa Romeo GT sur lesquelles on pourra choisir quelques options (peinture extérieur, coloris de cuir, gentes) à l’instar de toutes les voitures du jeu. Je vous l’accorde, il y a pire comme première voiture…



Vous voilà enfin prêt à affronter tous les joueurs du monde, ou presque… Rapidement vous placez en cible GPS une première course histoire de rentabiliser la voiture. Là on découvre un gameplay mi-arcade, mi-simulation avec une tendance un poil prononcée vers la simulation. Si on trouve des transfert de masses plutôt bien gérés, de vraies différences entre les voitures, une tendance au partage en sucette à la moindre roue dans l’herbe à haute vitesse et toutes sortes d’autres drôleries réalistes, on trouve aussi des dégâts inexistatns quelque soit l’ampleur du crash. Seuls les véhicules du traffic se verront degradés visuellement (le joueur a, par définition, un tank…). Je voudrais tout de même revenir sur les différences entre les voitures, vraiment présentes et contribuant grandement au réalisme. Je vais prendre pour exemple ma partie. J’ai commencé avec une Alfa Romeo GT qui avait du mal dans les premiers rapports et accélerait comme une charue (bon j’exagère mais qu’un peu). Ensuite j’ai fait l’acquisition d’une Nissan Skyline que j’ai tout de suite emmené chez le garagiste pour lui ajouter quelques bricoles sous le capot. Le bond en chiffres techniques n’était pas si énorme que cela mais pourtant j’avais l’impression d’avoir une auto beaucoup plus fluide dans l’accélération. Après quelques courses avec ma petite Skyline, je me suis fait plaisir avec une Mercedes-Benz CLS et sa centaine de bourrins en plus sous le capot, l’accélération se révèle être vertigineuse malgré une voiture beaucoup moins rapide que la Skyline. Tout ça pour dire qu’Eden a vraiment soigné aux petits oignons son gameplay qui procure du plaisir à jouer. D’ailleurs, il est à noter qu’il est possible de choisir le niveau d’assistance, ainsi même les pures quiches (Franck en tête) pourront s’éclater sur le jeu.



Là les fans de motos se disent : “Mais quand est-ce qu’il parle quand de nos bécannes ??”, j’y viens, j’y viens. Autant vous le dire tout de suite, la partie deux roues est moins glorieuse. Certes les sensations sont là mais la machine est très difficile (voir impossible) à piloter dans les parties sinueuses. Du coup, à part sur les tracés en ligne droite, les motos se révèlent obselètes faces aux automobiles… On prendra plus cette présence comme un bonus, d’autant plus avec le nombre réduit de mob’ disponibles.
Les flics, c’est comme le H de Hawaï, ça sert à rien

Bon ok, elle était facile et la référence n’est pas celle que l’on exhibe tous les jours mais là ça collait parfaitement. En effet, on a l’impression que la police hawaïenne est composé uniquement de pacifistes. Le degré de recherche est symbolisé par trois insignes de police en haut de l’écran. Si vous avait un accident, le premier insigne clignotera, celui-ci disparaît si vous vous tenez tranquille un petit moment. En revanche si vous continuez à défier les lois, l’insigne restera allumé rendant le temps d’attente plus long. Ce n’est qu’au bout de trois symboles allumés que la volaille local sortira de son poulailler, autant dire qu’à moins de vouloir se faire coffrer ou de ne pas faire trop attention, cette situation ne se produira que très (trop ?) rarement. Heureusement pour nous, la partie police n’est pas un élément crucial du jeu puisque les épreuves pour ramener de l’oseil à l’appart’ sont nombreuses et diverses. Outre les classiques courses et étapes chronométrées, TDU propose un mode solo dont le concept est d’atteindre une certaine vitesse moyenne en passant devant plusieurs radars. Cela rappelle le mode de Need For Speed Most Wanted sauf qu’ici vous êtes seul contre le temps limité. Toutefois les développeurs ne se sont pas arrêtés là puisqu’à force de flânner vous trouverez sur le bord de la route, des auto-stoppeurs et auto-stoppeuses qui vous rapporteront des bons d’achat pour aller faire du shopping afin de ne plus paraître ringard à bord de votre Ferrari…
Enfin, d’autres personnes vous demandront de remplir une mission pour eux : un transport de colis ou un retour de voiture de location. Dans le premier cas, le temps est limité mais il faut bien conduire puisqu’une jauge de conduite fait son apparition sur le HUD, si celle-ci arrive à zéro, l’épreuve est perdue. Il faut donc allier vitesse et bonne conduite. Ramener une voiture de location ne peut être que bénéfique puisque vous conduisez de belles voitures, visitez du pays, ramenez beaucoup d’argent, le tout sans limite de temps et… sans incidents, le principe de la jauge étant repris, votre prime se réduisant au fur et à mesure de vos excursions hors de la route.
Forcément avec toute cette débauche d’épreuves, la durée de vie solo se trouve bien garnie, si en plus vous avez un compte Xbox Live Gold alors je n’est parlé que de la partie emmergé de l’iceberg…

Course, tirage de boure, classements, ça c’est du Xbox Live !

Annoncé comme un le premier MMORacing TDU ne correspond pas vraiment à un “vrai” MMO comme World Of Warcraft en est un. Pour continuer une analogie avec le monde du RPG, TDU se rapprocherait d’un Phantasy Star Online où vous réalisez une aventure avec d’autres joueurs sans en croiser des milliers. En cherchant sur le net vous tomberez sur une explication du fonctionnement de TDU mais je vous la mets pour bien comprendre l’essence du jeu. Ainsi, le joueur se trouve dans une “bulle” dans laquelle le jeu prend les 7 joueurs les plus. Si vous vous déplacez sur l’île votre “bulle” évoluera en fonction des joueurs présents dans les secteurs explorés. Cependant si vous commencez à vous tirez la bourre à deux ou plus si affinités, vous ne vous retrouverez pas comme un con tout seul en ayant perdu votre rival. En effet, quand vous restez longtemps et proche d’un joueur, un “lien” se crée et se renforce de plus en plus au fil du temps. Ce principe renouvelle grandement l’expérience puisque vous n’êtes plus cantonnés aux courses solo. Au début on est même surpris de croiser une autre personne au détour d’une rue (que l’on saluera volontier d’un petit coup de klaxon). Parfois même, l’admiration est de mise (surtout au début) quand vous rencontrez des joueurs plus avancés dans le jeu et ayant donc des petites tutures bien jolies que vous vous empressez d’aller voir chez le concessionnaire tout de suite après. Pour ce qui est du jeu online en lui-même, il y en a pour tous les goûts. Si vous aimez être en groupe, vous pourrez former votre club, si vous aimez les petites parcours choisis pas de problème, un petit appel de phare lors d’une rencontre et hop ! C’est parti ! Vous êtes plutôt courses online classiques avec lobby et tout le toutim’, un petit coup d’oeil à la carte vous montrera les lieux où se déroulent ces courses. Enfin, les drive-in placés un peu partout sur l’île, permettent aux joueurs de s’essayer à des challenges créés par… d’autres joueurs.
Hawaï, ville… fantôme...

Si la première démo diffusé sur le Xbox Live nous avait un peu déçu techniquement, la seconde s’étati révelée être bien mieux lottie. Le jeu final est, lui, un brin mieux que la dernière démo. Cependant un point commun subsiste (malheureusement) entre les trois versions du jeu, le desert humain qu’est la ville d’Hawaï. Alors certes il y a beaucoup traffic (bien réalisé et plutôt varié au passage) mais à part ça, c’est le vide interstellaire. Ce qui est marrant c’est qu’Eden a employé les mêmes trucs que Bizarre Creations pour ajouter un semblant de vie, attendez-vous donc à trouver des feuilles de papiers volantes en grand nombre ainsi que des câbles d’éléctricité et des arbres qui bougent au grès du vent. Autres points ennuyeux mais largement compréhensibles, le fait qu’il y ait des petits bugs graphiques et du clipping par endroit. Compte tenu de l’étendu qu’il y a, les développeurs s’en sont très bien sorti je trouve. Surtout que le jeu est loin d’être moche avec des textures bien fichues, des changements d’éclairage réalistes (pas de changements de conditions climatiques par contre…) et une absence quasi-totale d’aliasing. En ce qui concerne les véhicules, le soin apporté à la modélisation est tout simplement bluffant, j’ose dire que c’est mieux que PGR3. C’est bien simple l’aspect est nettement plus réaliste avec du métal qui a l’aspect du métal, la fibre de carbone qui a l’aspect de fibre de carbone, etc… Il ne manquerait plus que l’odeur du cuir neuf…
Le cuir qui se trouve dans les intérieurs qui sont tous modélisés dans les moindres détails, avec en plus la possilité d’ouvrir la vitre, histoire de profiter un peu plus de la symphonie du moteur…

Pour ce qui est de l’ambiance sonore, rien à redire. Les bruits de smoteurs sont très différents les uns des autres, la bande-son est aussi très variée avec des stations de radio correspondant à chaque style de musique. Mention spécial à la station de musique classique qui passe La Chevauchée des Valkyries de Wagner. Pour les ignards il s’agit de la chanson diffusé par les américain lors du raid aérien dans Apocalypse Now…
Seul point qui pourrait être gênant, la voix français du GPS qui n’est pas au niveau de l’anglaise…



Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Vraiment du bon boulot, les environnements sont certes un peu moins jolies que PGR3 mais l’étendu est plus grande et les véhicules davantage réalistes. Du reste, quelques petits bugs font leur apparition ça et là mais rien de bien gênant.
Gameplay
Tendance à la simulation marquée, dommage que les motos ne soient pas au niveau des voitures en terme de plaisir de pilotage.
Ambiance sonore
Un parcours sans faute avec des bruitages bien ressemblant comme il faut, une bande-son variée et une localisation très bonne. En chippotant, la voix française du GPS n’est pas auniveau de l’anglaise…
Durée de vie
Vraiment énorme, même si vous êtes un joueur solo, j’insiste là-dessus. Les développeurs ne se sont pas contentés de faire un jeu 100% online, ils n’ont pas oublié le plaisir solitaire.
Intérêt
Si vous êtes un joueur solo uniquement c’est déjà très bien, si vous avez le live c’est encore mieux et si en plus vous êtes fan de voitures alors là c’est le nirvana…
J’avais des craintes vis-à-vis de l’ambition placée sur le jeu lors de son annonce mais selon moi, Eden Studio a bel et bien réussi à réinventer le jeu de course. Une vraie bouffée d’air dans le monde des jeux de voiture, voilà ce qu’est Test Drive Unlimited. Proposant une expérience de jeu réellement inédite avec son étendu de jeu énorme, TDU n’en reste pas là puisque la partie online innove en permettant aux joueurs de se rencontrer au coin d’une rue, le tout avec des belles caisses, une île paradisiaque, un bel appart’ et des fringues branchés. Plus qu’une expérience, TDU est un vrai rêve de gosse.


Fiche jeu

Editeur : Atari
Développeur : Eden studios
Genre : Course
Date de sortie : 8 Septembre 2006