Chromehounds
Jacky "Chromehounds" Touch
Bienvenue à Neiromus, une province où trois grandes nations s’affrontent pour le contrôle total du territoire et de ses ressources naturelles.
A l’Ouest s’élève la grande puissance de Tarakia et ses grandes étendues boisées et montagneuses, au Nord trône Morskoj et ses plaines enneigées et à l’Est Sal Kar et ses déserts arides. Ces trois pays se livrent une guerre sans merci qui coûte cher, aussi bien en matériel qu’en hommes. En ces circonstances, la solution pour les trois camps est d’engager régulièrement des mercenaires de Rafzakael pour les soutenirs dans leurs idéologies. Des mercenaires entraînés au combat, équipés de Hounds, ces monstres d’acier surarmés, et prêts à tout pour un peu d’argent.
Vous êtes un de ces mercenaires. Pour le moment vous n’êtes qu’une simple recrue devant faire ses preuves, mais ça ne saurait durer. Avant de choisir votre camp pour défendre votre drapeau sur le live, vous allez donc devoir participer à des missions aux quatre coins de Neiromus sous la direction successive de ces trois nations dans le but, d’une part, d’apprécier la politique et les intérêts de chacun avant de faire votre choix, et d’autre part, d’apprendre les rudiments de chaque type de Hound. Il y en a 6 différents : Le Soldat, le hound le plus équilibré, le Sniper armé de fusils à longue portée, le Défenseur lent et équipé d’impressionnantes batteries de missiles, l’Eclaireur, très vif, au blindage et à l’armement léger, le Canonnier véritable marteau pilon à la puissance de feu redoutable, lent et peu précis et enfin le Commandant et son antenne radar vous permettant de voir les positions ennemies. Chacun de ces hounds a un comportement et un arsenal dissemblable aux autres et bien connaître leurs forces et leurs faiblesses sera primordial si vous souhaitez survivre à la guerre de Neiromus. Bien entendu, si les Hounds que l’on vous prêtera pour effectuer les missions solos appartiendront exclusivement à la classe relative à l’une de ces six campagnes, par la suite vous aurez tout loisir de monter votre propre engin en couplant deux, voire trois styles bien distincts. Et c’est là qu’on touche au plus gros point fort de Chromehounds : La personnalisation des Mechas !
Les possibilités offertes par ce système sont tout simplement gargantuesques. Entre les différentes bases (bipède, quadrupède, chenille, hovercraft, roues, etc.), les différents cockpits, générateurs, protections, accessoires et bien sûr armes, vous aurez peu de chances de rencontrer un hound similaire au votre durant les affrontements online ; sans parler bien entendu des différents motifs de camouflage et de la personnalisation des couleurs.
Si au départ les pièces amassées ne vous permettront pas de bien grandes excentricités, les choses vont rapidement évoluer avec les pièces gagnées en solo en fonction de vos résultats ou celles gagnées sur le live en fonction de la nation sous l’allégeance de laquelle vous êtes, de la progression de votre clan ou encore des pièces offertes en téléchargement sur le marketplace. Du coup, une grande partie de votre temps sera consacré à la confection de hounds parfaits, adaptés à votre façon de jouer, adaptés à la façon de jouer de vos coéquipiers, adaptés aux différents champs de bataille (d’où l’intérêt d’en construire plusieurs) qu’ils soient rapides, surarmés, ultra-protégés, efficaces au snipe ou simplement qui en jettent visuellement ; des hounds que vous n’aurez de cesse de modifier en fonction des nouvelles pièces achetées, téléchargées ou gagnées… La Jacky ‘Chromehounds’ Touch est née.
La prise du Combas
Une fois votre Hounds monté, vous allez pouvoir entrer sur le champ de bataille pour prouver que votre ramage se rapporte à votre plumage. Les hounds se contrôlent en vue à la troisième personne, comme tout jeu d’action (stick gauche = mouvement, stick droit = caméra/rotation cockpit) de façon simple et intuitive. Une simple pression sur le stick droit vous permet d’entrer en vue « arme », une vue qui vous permet de viser vos cibles plus précisément via une caméra montée sur celles-ci. Bien entendu si la caméra de vos mitrailleuses est détruite, cette vue ne sera plus disponible pour ces armes (mais le sera pour vos lance-missiles ou autres).
Pour le tir, ça reste classique également puisque vos armes se mettront à rugir à la moindre sollicitation de la gâchette droite, sachant qu’avec le bouton de tranche droit vous basculerez d’une configuration d’arme (une ou plusieurs armes associées) à une autre. L’autre gâchette vous permettra, elle, d’activer l’accessoire sélectionné (avec le bouton de tranche gauche), comme la vue thermique, la vue infrarouge, le détecteur de mines, le brouilleur de radar, etc.
Enfin le bouton Y agrandira la carte pour vous donner la possibilité de vous repérer et de prendre vos décisions stratégiques rapidement et la croix directionnelle vous permettra d’envoyer des messages à vos coéquipiers (pour les informer de votre position, de celles des ennemis, de la base à attaquer, de demander de l’aide, etc., etc.) lorsque vous n’êtes plus sous la couverture radio.
En effet, en équipe vous pourrez communiquer vocalement via le headset de la 360 pour échanger toutes sortes d’informations tactiques, seulement ces communications ne seront pas tout le temps disponibles. Seule la présence des deux interlocuteurs (ou plus) dans la zone de couverture radio vous permettra de converser l’un avec l’autre, cette couverture étant déterminée par les tours de contrôle disséminés un peu partout sur la carte. Pour agrandir vos possibilités de communication, il vous faudra donc prendre le contrôle de ces différentes tours, baptisées Combas. Mais si l’ennemi récupère la tour, il récupère en même temps la couverture et vous vous retrouverez isolé sur le champ de bataille, incapable de pouvoir communiquer avec vos alliés.
Mais les communications vocales ne sont pas les seules choses qui découlent de la prise des Combas car, si un commandant fait partie de votre escouade, ce dernier, grâce à son radar, pourra déterminer précisément les positions ennemies lorsqu’ils sont dans la zone de communication et ainsi en informer ses partenaires pour tenter une embuscade ou pour éviter l’affrontement direct.
Neiromus War
La partie solo du titre de FROM Software, autant le clarifier rapidement, est complètement anecdotique. De ce fait, si vous n’êtes pas abonné au Xbox Live ou si vous n’êtes pas de ces joueurs qui passent suffisamment de temps online, inutile de vous attarder sur ce jeu, il n’est pas fait pour vous.
En effet, la campagne solo s’apparente plus à un gigantesque tutorial d’une quarantaine de missions à l’intérêt assez limité. En fait, le véritable intérêt de ce mode étant l’apprentissage des différents types de hounds, absolument nécessaire si vous voulez faire bonne figure sur le live, ainsi que la collecte de pièces de rechange obtenues en finissant les missions proposées au rang le plus élevé. Ce mode vous permettra également de faire connaissance avec les trois nations qui s’affrontent pour le contrôle de Neiromus. Vous allez découvrir leur territoire, découvrir les valeurs de leurs soldats ainsi que leur idéologie ; ceci bien entendu pour vous permettre de choisir votre camp en fonction de vos aspirations. Voilà en quoi consiste le mode solo de Chromehounds, je le déconseille fortement aux joueurs offline.
Mais les développeurs nippons l’avaient annoncé dès le départ : Chromehounds est un jeu qui se joue en ligne !
De ce côté-là, le jeu de SEGA se place parmi les cadors du genre et est, je pense, l’un des jeux les plus prenants de la 360.
D’une part vous avez les parties rapides classiques, avec ou sans classement, parmi lesquelles vous trouverez du team deathmatch, du capture the flag, de la survie, du gardien de combas, un mode de destruction où il s’agira de détruire un objet ou un bâtiment sur la carte le plus rapidement possible, ou encore de la destruction de base, le tout jouable jusqu’à 12 avec vos propres hounds.
Mais ce qui rend Chromehounds si prenant, c’est bien sûr sa guerre de Neiromus.
Pour y participer il vous faudra au préalable choisir votre camp. Une fois ceci fait, vous allez devoir créer une escouade ou en rejoindre une existante. Ces escouades sont en fait les clans crées par les joueurs, c’est avec les membres de ce clan et exclusivement ces membres que vous effectuerez l’intégralité de vos missions (sauf bien entendu si vous quittez l’escouade).
A partir de là, la carte de la région de Neiromus s’affichera devant vous, chaque province étant surmonté d’un drapeau définissant son appartenance. Le but est simple, conquérir les territoires ennemis afin de progresser jusqu’aux capitales adverses sachant que vous ne pourrez attaquer que les territoires adjacents à ceux où vous êtes implantés.
Des informations apparaissent régulièrement à l’écran pour vous informer des derniers événements, ces infos permettent de s’immerger un peu plus dans cette guerre mais également de connaître les points chauds du globe et les priorités de votre nation, pour lesquelles vous serez mieux rémunérés. C’est sur cet écran également qu’apparaît le lobby, où tous les joueurs connectés du clan apparaissent et peuvent converser les uns avec les autres, vous pouvez modifier votre hound via le garage, acheter de nouvelles pièces en magasins, consulter les statistiques du clans et de vos partenaires et bien sûr participer à une nouvelle mission.
Pour participer aux missions, deux choix s’offrent à vous : Soit vous jouez en coopération contre des ennemis dirigés par l’I.A. soit vous participez à des missions contre des joueurs humains des camps adverses. Les deux solutions auront les mêmes répercussions, c'est-à-dire qu’elle vous fera gagner ou perdre des points de conquête pour la capture d’un territoire, mais bien entendu ces points seront multipliés par deux ou trois si votre victoire (ou votre défaite) est obtenue face à des joueurs humains. Malheureusement si on peut faire un reproche à ce mode de jeu, c’est que les objectifs restent les mêmes : La victoire s’obtient par la destruction de la base ennemie ou la destruction de l’intégralité de l’escouade adverse. Plus de diversité aurait sans doute décuplé l’intérêt du jeu, mais celui-ci est toutefois plus qu’appréciable en l’état.
De bruit et de fureur
Techniquement Chromehounds est assez contradictoire. D’un côté vous avez des décors assez pauvres, aux textures pas toujours réussies qui ne donnent pas vraiment l’impression d’être sur une machine Next Gen, et de l’autre vous avez des Méchas parfaitement modélisés, aux animations exceptionnelles qui dépassent de loin tout ce qui s’est fait dans le genre jusqu’à maintenant. Sans parler des effets spéciaux assez spectaculaires, que ça soit les différentes explosions, les traces des balles qui fusent, la fumée laissée dans le sillage des roquettes qui partent d’un coin à un autre de la carte ou même le rendu de l’eau (qui doit être LA texture la mieux réussie par l’ensemble des développeurs travaillant sur Next Gen).
Côté diversification des maps, là aussi on a vu mieux. Si le dénivelé, la position des bases, des routes, le climat et autres offrent des situations bien différentes, il n’empêche qu’à part des vallées forestières, des désert arides ou des plaines enneigées, vous ne trouverez pas grand-chose d’autres pour vous dépayser… à part peut êtres les capitales, plus urbaines, qui se différencient énormément par rapport au reste.
Les musiques, ou plutôt la musique, colle parfaitement à l’ambiance et on n’y fera très vite plus attention, d’autant plus que durant les missions, aucune musique ne vient troubler votre concentration. Côté bruitage c’est un travail sans faute. On peut déterminer quel type de hound s’approche rien qu’à l’oreille, en fonction du bruit de sa démarche, les mitrailleuses crachent leur balles avec fureur, les batailles évoluent au rythme des explosions qui retentissent dans la vallée… bref c’est assez impressionnant et nous plonge sans peine dans l’atmosphère presque post-apocalyptique du titre.
Des vidéos à gogo
Source: www.xbox-attitude.com
Difficile de donner une note technique à Chromehounds : D’un côté on a envie de le descendre pour la pauvreté graphique des maps qui fait un peu honte à la Next Gen et de l’autre on ne peut qu’être admiratif devant la modélisation des hounds, devant la débauche d’effets spéciaux assez impressionnants et sur l’animation de ces robots géants pour lesquels, en fonction du modèle, on ressent toute la lourdeur des pas, ou au contraire l’agilité d’un éléphant marchant sur des œufs. Du coup, j’ai tranché, j’ai mis la moyenne.
Mi-Arcade, mi-simu, la façon de jouer à Chromehounds variera du tout au tout en fonction de la (ou des) catégorie(s) de votre hound et de son armement. Tantôt lourd et lent, pilonnant à distance les positions adverses, tantôt rapide et léger, tournoyant autour des ennemis comme une mouche autour d’un bœuf ou encore muni d’antenne radar afin d’avertir vos coéquipiers des positions de vos adversaires. Le titre de FROM Software offre un gameplay très tactique, dont la richesse tient essentiellement à son extraordinaire mode de personnalisation du hound, ses incidences sur le gameplay et l’incroyable complémentarité des joueurs d’un même clan sur le live.
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a de l’ambiance. En solo vos coéquipiers vous informent régulièrement de la situation, en multi encore plus. Les rafales de missiles ou les salves de mitrailleuses fusent dans tous les sens en faisant grand bruit, la musique est très en adéquation avec l’ambiance guerrière générale du titre et n’apparaît que dans les menus pour ne pas venir gêner votre concentration sur le champ de bataille.
Là encore, difficile de noter la durée de vie d’un jeu tel que Chromehounds. Si vous ne jouez qu’en solo, une dizaine d’heures suffiront à mettre le titre au placard ou à le ramener chez votre revendeur. Si vous faites parti de ces accros du Xbox Live, vous allez y passer votre vie. Le jeu étant toutefois destiné aux joueurs online, la note sera donc au dessus de la moyenne.
Le voilà enfin, LE jeu ultime mettant en scène des Mechas. Que ça soit la guerre de Neiromus online ou la monumentale richesse de personnalisation de ces monstres d’acier, Chromehounds va vous scotcher à votre pad pour un peu que vous accrochiez à cet univers.






















