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Blazing Angels : Squadrons of WWII



Baptême de l’air

Dans Blazing Angels, vous incarnez un jeune pilote américain tout frais émoulu, rejoignant la fameuse Royale Airforce britannique au début du conflit opposant les alliés à l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale.
Passé un tutoriel ennuyeux au possible (curieusement proposé en démo sur le marketplace), vous voici prêt à entrer dans le vif du sujet avec une campagne qui s’étendra sur toute la durée de cette guerre, vous faisant tour à tour visiter Londres, le Pacifique sud, l’Afrique du nord, les fjords norvégiens, les plages de Normandie, Paris et Berlin, au cours de 18 missions aux objectifs nombreux et variés.
Durant ces missions vous serez amenés à piloter de nombreux avions différents, dont malheureusement la variété (plus d’une quarantaine d’engins distincts) ne bousculera pas la maniabilité et le gameplay.
Heureusement, vos objectifs et votre armement secondaire contribueront à varier votre façon de piloter, que ça soit dans les dogfights avec les pilotes ennemis, les attaques au sol, le torpillage de navires, voire même la reconnaissance avec prise de photographies des installations militaires.
Il en va de même avec les différents environnements puisqu’il vous faudra prendre en compte la nature du relief (plaines, monts, dunes, icebergs ou bâtiments urbains) afin de ne pas vous écraser lamentablement au cours d’une manœuvre.
Il est cependant dommage que les conditions climatiques ne viennent pas perturber vos vols, car outre une tempête de sable en Afrique du nord réduisant considérablement votre visibilité, la quasi-totalité des missions s’effectuera par temps dégagé. On aurait aimé voler sous un orage ou sous une tempête de neige dans le niveau norvégien.

Figures de style

Pour ce qui est des commandes de vos zincs, celles-ci s’apparentent à ce qui se fait régulièrement dans les jeux du même genre, hormis un détail qui fait toute sa différence. Ce « détail » n’est autre que le système de lock, assez déroutant au départ mais apportant une véritable force cinématographique une fois maîtrisée. En effet, lorsque la cible est sélectionnée, celle-ci se lock en maintenant la gâchette gauche appuyée, et tant que vous maintenez la pression sur cette gâchette, la caméra se fixera sur la cible, tournant alors autour de votre avion en fonction de la position de votre adversaire.
Dans ces conditions, il devient délicat de toujours se situer dans l’espace, rendant l’appréciation de la distance vous séparant du sol ou d’un bâtiment, particulièrement difficile ; entraînant par moment des collisions frustrantes, notamment lors des manœuvres en rase mottes.
A côté des commandes individuelles de votre avion, vous aurez la possibilité de donner des directives à vos alliés. Celles-ci auraient mérité d’être plus complètes, mais compte tenu de la tendance très « arcade » du soft, on s’en contentera sans broncher.
Il vous sera donc possible de demander à votre ailier de se concentrer sur une cible précise, d’ordonner à votre escadrille de tenir la formation, d’adopter un attitude offensive ou défensive.
Il vous sera également permis de chambrer vos adversaires pour les détourner de leurs cibles et les attirer à vous et enfin de réparer en vol les dommages subit par votre chasseur, via un mini jeu sous forme de QTE (Quick Time Event) où vous devrez pressez sur une bonne combinaison de quatre touches successives.
A noter que les réparations, comme l’assignation d’une cible à votre ailier, seront représentées par une jauge qu’il faudra attendre de voir remplie pour réutiliser l’une ou l’autre de ces options.
Bien entendu, la possibilité qui vous est offerte de réparer votre avion en vol, altère grandement la difficulté, mais ceci sera largement compensé par le nombre d’unités ennemies présentes à l’écran.
A la fin de chaque mission, un rapide debriefing comptabilisera le temps passé en vol, le nombre et le type d’ennemis abattus, les avions débloqués et médailles gagnées, ainsi qu’une note, allant d’une à cinq étoiles, déterminant votre valeur de pilote.
S’il faut être une véritable quiche pour descendre en dessous des trois étoiles, achever les missions en en comptabilisant cinq à chaque fois demandera par contre de nombreuses heures d’entraînement pour ainsi obtenir ces fameux achievements chers à la Xbox 360, peu nombreux mais spécialement ardus à débloquer.

Effets à foison

Graphiquement Blazing Angels tient la route. Bien sûr, on sent que le jeu ne tire pas réellement partie des capacités techniques de la console et on se doute que le titre a été pensé pour les consoles actuelles et adapté par la suite à la 360, du coup, certaines textures, notamment au sol, feront un peu tâche dans la réalisation, mais la modélisation des avions, les nombreux effets pyrotechniques et le très grand nombre d’unités, nous contenteront à défaut de nous émerveiller.
Mais il faut bien admettre que, lors de certaines missions, alors que vous partez à l’assaut de positions ennemis avec tout une flotte de chasseurs et bombardiers, survolant un océan scintillant sous les rayons solaires, aveuglé par un effet lens flare de toute beauté offert par un coucher de soleil faisant rougeoyer le ciel, on ressent une grande excitation vous tordant les tripes, exacerbant la tension d’un raid presque suicidaire avant d’exploser dans une sorte de jouissance orgasmique provoquée par la nervosité et l’intensité des affrontements.
En cela Blazing Angels a su tirer profit de la technologie Next Gen pour nous offrir une nouvelle expérience de jeu en matière de combats aériens. Mais attention toutefois, ce qui est acceptable en ce début de vie de la console, devrait rapidement ne plus l’être au fur et à mesure que les développeurs nous pondent des jeux visuellement impressionnants.
Ce constat mitigé sur la qualité graphique du titre se retrouve d’ailleurs également au niveau de l’ambiance sonore. Car si on ne saurait reprocher les nombreux bruitages qui nous assaillent et nous immergent dans l’ambiance sitôt le volume haussé, on regrettera cependant amèrement que les dialogues, de bonne facture qui plus est, soient entièrement en version originale.
En effet les dialogues sont nombreux dans Blazing Angels, très nombreux même, et contribuent largement à l’immersion dans ces batailles aériennes épiques. Seulement, en plein dogfight, lorsque vous manoeuvrez pour éviter les tirs des deux zincs qui vous collent au train, tout en tentant d’en abattre un troisième qui virevolte pour tenter vainement d’échapper aux salves de vos mitrailleuses, lire les sous-titres s’affichant en haut de l’écran tient littéralement du miracle et du coup, il arrive souvent de passer à coté de la valeur ajoutée qu’auraient dus être ces dialogues.
C’est d’autant plus regrettable qu’ils étaient plutôt réussis, allant même jusqu’à employer un anglais à fort accent allemand ou français, peut être parfois trop caricatural si on est du genre à chipoter, selon la nationalité de l’orateur.

16 à s’envoyer en l’air

Enfin un mot sur la durée de vie, dans la moyenne des jeux du genre, soit une douzaine/quinzaine d’heures pour voir le bout de la campagne solo, avec cette notation à étoiles qui offre un relatif degré de rejouabilité afin d’obtenir les achievements correspondants et ainsi repousser encore un peu plus cette durée de vie.
Ajoutez à cela des modes de lancement rapide constitués d’une mini campagne accessible une fois la campagne principale achevée, de combats arcade où vous devrez repousser des vagues successives d’ennemis afin de débloquer des améliorations pour vos avions ou encore d’affronter des as en un contre un et débloquer cette fois de nouvelles peintures pour vos coucous.
Vous aurez également l’occasion de vous affronter sur le live jusqu’à 16 joueurs en simultané, dans de nombreux modes très intéressants à jouer et parfois très originaux. Malheureusement les serveurs sont plutôt désertés par les joueurs et du coup il est parfois difficile de trouver des pilotes à affronter. Dommage…

Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Graphiquement tout juste honorable. D’une manière générale la qualité visuelle en l’air s’en tire plutôt bien avec des avions superbement modélisés et animés, des effets d’explosions et de fumée impressionnants et un grand nombre d’unités présentes. Au sol c’est une autre histoire par contre. Les décors sont trop minimalistes, les bâtiments un peu trop cubiques et les textures franchement à la ramasse, hormis peut être l’eau. Toujours est-il que passer à fond en rase-mottes sous la tour Eiffel en vidant son chargeur sur les troupes ennemies reste un grand moment d’anthologie.
Gameplay
Assez déroutant de prime abord, une fois les commandes et surtout le système de lock bien maîtrisées, c’est un vrai régal. On pourra tout de même regretter la possibilité de réparer en vol qui rend le jeu un peu plus facile et le côté un brin trop arcade que certains pourraient lui trouver. A côté de ça les missions sont variées, les objectifs nombreux et, même si les deux, trois premières missions sont loin d’être passionnantes, en s’accrochant un tant soit peu, on finit par prendre beaucoup de plaisir.
Ambiance sonore
Les bruitages sont corrects et brillent surtout par leur intensité. Ça pète de partout, les balles fusent et les avions tombent comme des mouches les uns après les autres. Les dialogues contribuent grandement à mettre dans l’ambiance, d’autant plus qu’ils sont nombreux, seulement les anglophobes auront bien du mal avec cette version originale dont les sous-titres sont difficilement lisibles lorsqu’on est dans le feu de l’action.
Durée de vie
Une durée de vie tout à fait dans la moyenne pour la campagne solo. Une rejouabilité bien présente si l’on veut obtenir les cinq étoiles pour toutes les missions, quelques modes solos sympathiques comme le duel contre un as ou la mini campagne et des modes multijoueurs online et en écran splitté comportant des modes très originaux.
Intérêt
Seul jeu de combat aérien actuellement sur Xbox 360. Blazing Angels permet de survoler (c’est le cas de le dire) toute la période de la seconde guerre mondiale et pas seulement de se concentrer sur un moment précis (la guerre du pacifique, etc.) comme le font la plupart des jeux du genre habituellement. Du coup la variété s’en ressent particulièrement, ce qui n’est pas pour déplaire.
Etant le seul jeu de combat aérien pour la 360, Blazing Angels s’impose sans aucune difficulté comme le titre référence. Oscillant graphiquement entre l’impressionnant et le décevant, offrant un gameplay varié et des missions très intéressantes, le titre d’Ubi devrait permettre aux fans de ce style de jeu d’y trouver leur compte et d’y passer quelques bons moments, voire même quelques moments anthologiques… en attendant un hypothétique et pourtant extrêmement attendu Crimson Skies 3.


Fiche jeu

Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft
Genre : Action
Date de sortie : 30 Mars 2006