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Cooking Mama



Bon appétit bien sur !

C’est bon, on y est ! Bonnet de chef cuistot sur la tête, gant en latex sur chaque main et tablier bien serré, vous êtes prêt à lancer le jeu ! L’écran d’accueil pose tout de suite le contexte : une musique plutôt old-school, style années 80, tout comme la cuisine d’ailleurs, une casserole bouillante sur le fourneau… un coup de stylet sur l’écran et hop, nous voilà dans le menu principal.
Le menu est d’une clarté très agréable, à la manière de tous les jeux de cette «Touch Generation ». L’ambiance est cosy à souhait, avec le fond d’écran en carreaux vichy rose qui va bien, toujours cette musique très entrainante, et la p’tite bouille, mascotte du jeu, qui vous guidera tout au long de votre aventure culinaire.
On retrouve sur ce menu (menu, cuisine… mouahaha !) : Le mode Cuisine : c’est là que vous passerez la plus grande partie du jeu, à cuisiner de nombreuses recettes. Le mode « Fait des mélanges » : mélanger une pizza avec des spaghettis à la blogonaises, ca vous tente ? Et oui, voilà un mode plutôt étonnant, mais qui ajoute une pointe d’extravagance au titre, qui ne se prend pas du tout au sérieux. Le mode « Test » : lorsque vous cuisinez, vous devez faire appel à plusieurs aptitudes : casser des œufs, éplucher des pommes de terre, respecter le temps de cuisson d’un plat, etc. Ce mode test vous permet en fait de mesurer votre niveau sur ces différentes aptitudes. Enfin, on retrouve un mode Options relativement pauvre, qui vous proposera d’envoyer la démo à un ami, de revenir à l’écran d’accueil, de supprimer la sauvegarde, ou bien de voir les crédits. Bref, pas de prise de tête, et c’est tant mieux. Un jeu qui se veut vraiment grand public en somme !

Et avec ca, qu’est-ce qu’on vous sert ?

Concentrons nous donc sur le mode Cuisine, dans lequel vous passerez la plus grande partie de votre temps. Celui-ci vous présente sur un écran jusqu’à 10 recettes, représentées par des plats. On retrouve notre nappe à carreaux vichy si chère à nos yeux, mais cette fois-ci en jaune !
Bref, arrêtez de me déconcentrer. Lorsqu’on choisit un des plats proposés, on a le choix entre 2 possibilités : entrainement ou préparation. Dans la première proposition, vous pourrez vous entrainer aux différentes étapes de préparation de cette recette dans l’ordre que vous voulez, alors que dans la seconde proposition, vous préparez la recette en enchainant toutes les étapes, comme si vous cuisiniez vraiment donc.
Meuh non ce n’est pas compliqué ! Exemple : Hop je prépare un steak : dans un premier temps je dénerve la viande, ensuite je l’assaisonne, puis je beurre la poêle, je fais sauter le steak en suivant les instructions, et enfin je mets en place mon plat en choisissant des accompagnements. En entrainement, je peux me concentrer sur une de ces étapes, alors qu’en préparation, je dois tout faire !
Et à la fin de chaque recette, vous obtenez une médaille en fonction de la réussite de chaque étape : une médaille d’or pour une recette effectuée à la perfection, une médaille d’argent pour une recette bien réussie, du bronze pour un peu trop de ratés, et pas de médaille du tout pour les pas doués.
Oui Chef !

« Ok, t’es bien gentil toi, mais y’a quoi de marrant à cuisiner ?? » Du calme jeune adolescent, du calme ! Lorsqu’on joue à Cooking Mama, on ne cuisine pas : on joue à la dinette. En effet, les graphismes sont ultra enfantins, les légumes font plastok, et les actions à effectuer sont, avec un peu d’entrainement, très simples.
Et c’est là la force de Cooking Mama : ne pas se prendre au sérieux. En effet, on prend beaucoup de plaisir, on joue le sourire aux lèvres, on s’amuse vraiment ! De plus, Cooking Mama propose un grand nombre de recettes, dans l’ensemble assez variées, même s’il y a une dominante de recettes asiatiques (et ce n’est, personnellement, pas pour me déplaire !). Et la possibilité de mélanger des recettes augmente encore plus la durée de vie du jeu, ainsi que le fait de pouvoir travailler ses aptitudes. Mais il ne faut tout de même pas se leurrer : comme tous les jeux de cette gamme, on y joue régulièrement, mais pas longtemps. En effet, le jeu devient vite répétitif si on y joue trop longtemps d’un coup.
En bref, un jeu pour le moins… appétissant !




Source: www.nintendo-attitude.com

Technique
Il est très difficile de noter les graphismes d'un jeu pour lequel l'interêt est ailleurs. Cependant, Cooking Mama assure sur ce coup en affichant des graphismes enfantin très colorés, qui nous plongent dans une pure ambiance cosy.
Gameplay
Les différentes facultés necessaires pour réussir vos recettes sont assez variées et bien reproduites, même si parfois on a quelques problèmes avec le stylet qui ne semble pas assez précis pour la tâche demandée. Mais dans l'ensemble, c'est très intuitif, comme toujours avec la DS !
Ambiance sonore
Le point fort du jeu. La musique entrainante et old school à souhait, les graphismes colorés et l'enchainement minutieux des étapes pour la réalisation d'une recette vous plongent à fond dans l'univers crée par les développeurs de Cooking Mama.
Durée de vie
De nombreuses recettes, mais ca ne suffit pas à garantir une bonne durée de vie. On y reviendra souvent, mais à petite dose.
Intérêt
Adeptes des jeux concept, foncez tête baissée, surtout à ce prix là. Pour les autres, je ne saurai trop vous conseiller que de tester le jeu chez votre revendeur avant de vous décider.
Encore mieux que regarder "Bon appétit bien sur" le midi sur France 3, jouez à Cooking Mama. Et en y regardant de plus près, c'est en quelque sorte là le but des développeurs de chez Taito : au lieu de regarder une recette qu'on ne fera jamais pour de vrai, autant faire semblant de la faire. Et ca marche ! Mais malgré sa p'tite bouille, la mascotte du jeu ne peut remplacer notre Robuchon national. En somme, un jeu bien sympatique qui s'inscrit dans la lignée des jeux de la "Touch Generation". A quand une simulation de femme de ménage Mr Nintendo ??


Fiche jeu

Editeur : NC
Développeur : Taito
Genre : Réflexion
Date de sortie : 30 Novembre 1999