Dead Or Alive 4
Peu de changements au menu
Si la 360 nous proposait une ludothèque très hétéroclites pour un lancement, il lui manquait tout de fois un genre essentiel à la réussite d’une machine : Le jeu de combat ; et effectivement le report de DOA4 aura certainement fait mal à la console de Microsoft. Mais quand on voit la qualité des jeux de ce lancement, qu’on peut qualifier quasiment tous, et ce malgré le grand intérêt ludique que certains présentent, de jeux inachevés, on comprend aisément que Tomonobu Itagaki ait préféré soigner le développement, quitte à sortir un mois plus tard. Et il aurait été dommage d’avoir droit à des balancements de nénés saccadés ou aliasés, n’est ce pas ?
Du coup on peut sans trop de peine affirmer que ce Dead Or Alive 4 est le premier jeu de la 360 qui soit véritablement terminé. Certes ça ne l’empêche pas d’avoir des défauts, mais au moins on n’a pas ce sentiment d’inachevé lorsque l’on y joue et c’est déjà une excellente chose.
Pourtant ce n’était pas gagné d’avance avec ce menu qui ressemble trait pour trait à DOAU, qui lui-même ressemblait trait pour trait à DOA 3. En soit ça n’a pas vraiment grande importance vous me direz, et vous aurez raison, mais quelque part ça aurait permis à ce titre de se démarquer davantage des précédents.
Nous retrouverons donc dans ce menu la possibilité de plonger dans les modes :
« story », un mode tout ce qu’il y a de plus classique correspondant à une huitaine de combats à effectuer par personnage, ces combats se déroulant en une seule manche gagnante, où chaque fin est récompensée par une vidéo tout simplement hallucinante qualitativement parlant.
« Time Attack », où vous devrez battre tous les adversaires en un minimum de temps. Les combats se déroulant en deux manches gagnantes.
« Survival », où vous devrez éliminer un maximum d’adversaires les uns après les autres, avec une seule et unique jauge de vie qui ne remontera pas après chaque combat ; ces derniers se déroulant en une seule et unique manche gagnante.
« Team Battle », où vous pourrez composer une équipe allant jusqu’à sept personnages afin d’affronter une seconde équipe.
« Versus », où vous pourrez affronter vos potes en offline
« Sparring », où vous vous entraînerez contre un adversaire immobile, des exercices vous étant proposés pour apprendre les différents coups de votre personnage
« Settings », « Watch », « Album », « Movie Theatre », « Ranking », « User Profile » et « Battle Viewer », servant respectivement à régler les paramètres, regarder un affrontement entièrement contrôlé par la machine, visionner les photos prises lors de vos combats, revoir les séquences cinématiques débloquées, voir les différents records, modifier vos paramètres de profil et visionner les ralentis sauvegardés de vos affrontements.
« DOA Online », où vous pourrez affronter des joueurs du monde entier via le Xbox Live en passant par une innovation très originale consistant à se forger un petit avatar, que l’on pourra équiper et habiller comme bon nous semble, et l’amener dans des lobby différents afin d’y converser avec ses occupants et, accessoirement, de les affronter.
Timing et nervosité
Une fois le mode souhaité sélectionné, vous aurez encore à choisir parmi l’un des 16 combattants disponibles en début de partie avant de vous lancer dans l’arène et découvrir les nouvelles particularités de cet opus.
Si dans l’ensemble Dead Or Alive 4 ne renie pas ses illustres ancêtres dans son gameplay, on notera tout de même deux points qui ont été grandement améliorés et qui offre à ce nouveau titre une toute autre dimension par rapports aux précédents.
Le premier point et le plus flagrant lorsqu’on débute une partie, c’est la nervosité des combats qui ont gagné en intensité.
Fini la relative lourdeur d’un DOA 3, ici les affrontements sont rythmés, les combattants agiles et vifs et les combos furieux… peut être même trop furieux d’ailleurs. Avouez que c’est tout de même frustrant de se faire atomiser par un adversaire qui vous enchaînera six, sept, huit, voire dix coups d’affilés avant même que vous ayez touché le sol… d’autant plus lorsque vous meniez le combat. Du coup toute déconcentration fait très mal et bien des situations seront retournées alors qu’elle semblait être contrôlée. Cependant ce problème n’en est pas vraiment un en soit. D’abord parce que les habitués de la série reconnaîtront bien là la touche de la Team Ninja qui offrait dans ses jeux précédents le même type de gameplay, ensuite parce qu’à force de travail et d’acharnement, on en arrive à être l’auteur de ces combos plutôt que de les subir. Il se peut même qu’on puisse les contrer…
Et là j’en viens à la deuxième grosse innovation de ce quatrième volet (en fait cinquième si on compte Ultimate) : Les contres.
Exit les contre-attaques que l’on sortait à tout bout de champs dans les épisodes précédents, ici le contre devient un art et en sortir un résulte de la parfaite harmonie entre la précision du geste et le timing parfait… ou du coup de chance (Rayez la mention inutile selon que vous soyez bon ou mauvais perdant). Cette technicité apporte beaucoup au jeu dans le sens où les combats sont plus difficiles (les combattants dirigés par la console n’hésiteront pas à vous contrer dès le deuxième ou troisième combat), où les affrontements entre joueurs ne sont plus entachés de ces contre-attaques à gogos qui ne reflétaient pas toujours de la qualité d’un joueur et surtout dans le sens où l’on a l’impression de vraiment progresser de partie en partie en apprenant à les sortir ; sur des coups de chance dans un premier temps, puis de temps en temps et de façon de plus en plus répétées au fur et à mesure qu’on avance dans les parties.
A part ces deux points, l’essentiel du gameplay de DOA 4 rejoint celui de ses aînés. Les coups sont un peu plus nombreux et un peu plus variés, offrant un panel assez impressionnant de possibilités, les décors sont un peu plus interactifs avec l’apparition notamment d’ « effets néfastes aléatoires », tel le guépard qui vous fonce dessus dans la savane ou la voiture qui vous renverse dans le niveau de la rue.
La technologie Next Gen au service des pervers
Là on touche à un point remarquable de la série des Dead Or Alive : Les arènes de combat.
Comme dans tous les épisodes de la saga, DOA 4 proposera donc des arènes à plusieurs niveaux. Pour les non initiés, cela veut dire que celles-ci seront découpées en différents lieux, plus ou moins accessibles. Prenons exemple du pont suspendu : Au départ l’affrontement se déroule sur le fameux pont, mais très vite l’un des deux adversaires tombe, perdant pour le coup une partie de sa jauge de vie, puis le match continue de se dérouler au niveau inférieur, dans le ruisseau. Dans cet exemple il n’y a que deux lieux possibles, mais dans bien d’autres niveaux, vous pourrez faire tomber votre adversaire de plusieurs paliers et ainsi lui faire perdre un maximum de vie.
Mais là où DOA 4 marque vraiment son entrée dans le Next Gen, c’est au niveau de la finesse des décors et du coté vivant de ses arènes. En effet, si certains niveaux seront sujets à critique pour leur design, il est bon de noter que la plupart d’entre eux sont tout bonnement magnifique, extrêmement détaillés et fourmillant de vie. Que ça soit les singes qui bougent autour de vous dans le niveau de la muraille, les pétales de fleurs qui volent dans le niveau du jardin japonais, les fruits qui tombent des caisses et roulent au sol dans le niveau du marché et tout ces nombreux détails qui pullulent dans les différentes arènes font que c’est plaisir encore inégalé dans un jeu de combat d’y évoluer.
Au niveau de la modélisation des différents combattants, là encore on note tout le soin qui a pu y être apporté. On pourrait bien sûr regretter que la Team Ninja n’ait pas été un peu plus ambitieuse techniquement parlant car, il faut bien l’admettre, il ne faut pas s’attendre à prendre une claque monstrueuse en jouant à ce jeu. Mais la réalisation n’en est pas moins magnifique et presque sans faille avec des graphismes très fins, des couleurs parfaitement bien rendues, des effets efficaces, des textures incroyables, des personnages au design et aux costumes excellemment bien pensés (même si la plupart sont connus des adeptes de la saga) et une animation tout bonnement incroyable étant en grande partie responsable de la nervosité des affrontements.
Pour ma part, seul deux petits bugs sont venus entraver mon enthousiasme. L’un pas trop gênant étant un bug de collision avec un mur, l’autre beaucoup plus, qui a fait disparaître mon adversaire lors d’un combat en mode « versus ». Quand on gagne en plus, c’est rageant.
Bien entendu il est difficile de parler d’un Dead Or Alive sans parler des petites minettes aux tenues affriolantes et ce test ne dérogera pas à la règle car, rassurez vous, vos égéries vidéoludiques seront toutes présentes, avec une petite nouvelle très… hum… charmante (La Mariposa), et dans des costumes mettant parfaitement en valeur les atouts de ces demoiselles. Les petits pervers que vous êtes (si si ne niez pas), pourront même se rincer l’œil en admirant les culottes sous les jupes volantes, ou les poitrines opulentes compressées dans un bustier trop serré bringuebalant gaiement au rythme de combats. De quoi vous faire patienter quelques mois en attendant DOAX2.
Qui a dit que DOA était un jeu de macho ?! La preuve que non, la moitié des combattants sont des combattantes ! Si ça ce n’est pas de la parité avec un grand P…
Source: www.xbox-attitude.com
Graphiquement magnifique avec des textures incroyables, des cut-scenes magiques, des décors dépouillés et interactifs et une animation sans faille. On aurait espéré un peu plus pour appuyer davantage le passage à la Next Gen mais la Team Ninja nous gratifie tout de même d’un produit de grande qualité technique. Mention spéciale au gars qui a bossé sur le moteur physique qui fait bouger ces nénés de façon si réaliste !
Un gameplay qui s’inspire de celui de la série en ajoutant une touche un peu plus technique pour ce qui est des contres et un rythme général beaucoup plus soutenu. Les différents combattants sont dotés de très nombreux coups variés et de combos furieux qui demanderont un minimum de temps de jeu avant de bien tous les maîtriser.
Des voix toutes en japonais (y compris pour les combattants supposés être anglais, américains ou français), des musiques très classiques pour ce genre de titres ainsi que de très bons bruitages contribuent à offrir à DOA 4 un environnement sonore de qualité… sans plus.
16 combattants d’entrée de jeu, 6 à débloquer, un grand nombre de costumes, des modes de jeu variés plus un mode Xbox Live original et fun. De quoi passer de longs bons moments, même si on aurait aimé un mode story plus complet façon SoulCalibur 2 par exemple.
Pour les fans de la série, ce titre reste incontournable. Pour les autres c’est un excellent jeu de combat, à fortiori le seul sur la 360 à ce jour, qui remplit parfaitement son contrat.



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