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WarioWare : Smooth Moves



Impose ton style.

Comme tous les matins, Wario, tranquillement installé dans son fauteuil, se prépare à déguster un de ses mets favoris : une friandise. C’est alors qu’une étrange créature apparait et lui subtilise furtivement son saint graal. Il se lance à sa poursuite et pénètre dans un temple mystérieux, dans lequel il découvre un étrange bâton. Wario se rend compte qu’en fonction de la manière dont il tient et bouge ce bâton, il se passe des choses différentes. Il décide alors de partager ce savoir avec tous les habitants de Diamant Ville.



Voilà, le contexte est placé. C’est donc avec ce concept de bâton de style que Nintendo nous a pondu un jeu débordant de fun. Contrairement au dernier épisode sur DS, où le hardware limitait les possibilités d’immersion (même si, par exemple, l’utilisation du souffle à travers le micro était une excellente idée), ici vous jouez avec votre corps et l’espace qui l’entoure, la wiimote se transformant en « objet à tout faire ». Avant chaque mini-jeu, un pictogramme apparait à l’écran, indiquant de quelle manière il faut tenir la wiimote. Et il s’agit bien d’une manière de tenir la wiimote, et non du mouvement que l’on va effectuer. En effet, lorsqu’on joue une première fois au jeu et que l’on tombe par exemple sur le style balai, on pense qu’il faudra mimer le balayage, alors que l’utilisation de la wiimote dans cette position peut être toute autre. De même, certains styles demandent de tenir la wiimote sur la paume de la main, ou bien au dessus de la tête, tout en pointant l’écran. Déroutant la première fois. Mais passé ce petit temps d’adaptation, on se prend vite au jeu. Sautez, dansez, youlahoupez, visez, tirez, hochez, jetez, posez, lâchez, et encore plein de trucs en « ez ». Les jeux s’enchainent à un rythme effréné, la difficulté croit progressivement, au même rythme d’ailleurs que les auréoles sous les bras (quid d’un partenariat entre Nintendo et Axe pour les prochains party-games ?). Et la diversité des jeux (plus de 200) renforce le fun, on est sans cesse sur le qui vive.



Bref, tout ca pour dire que s’il vous restait un peu de dignité après avoir gesticulé comme un demeuré devant Rayman et les lapins crétins, celle-ci va partir en fumé. Priez pour que vos voisins d’en face n’appellent pas le service psychiatrique de l’hôpital du coin. Ou bien enfermez vous dans la cave (à vos risques et périls, le site ne saurait être tenu responsable de morts par suffocation).



Mais cette innovation « gameplayique » n’est pas la seule force de ce Wario Ware. En effet, le titre conserve l’esprit déjanté qui a fait la force de ses prédécesseurs.


«It’s wii, Wario!!! Ahahaha »


A l’image de Wario Ware : Touched !, le mode solo se déroule dans la ville de Diamant Ville. Vous retrouverez donc les protagonistes habituels : Mona la chanteuse, le survolté 9-Volt, Ashley la sorcière, ou encore le très disco Jimmy T.. Ainsi, vous suivez chacun de ces personnages dans une « histoire » introduisant une séquence de jeux. Au fur et à mesure, chacun des protagonistes débarque dans la ville, vous permettant de débloquer de nouveaux mini-jeux, ainsi que de nouveaux « styles ». A ce propos, lorsque vous découvrez un nouveau style, une brève présentation en est faite : une voix sérieuse, avec un fond sonore zen, vous présente le style comme s’il s’agissait d’un art martial ancestral, en balançant par ci par là une vanne à deux balles. Excellent.



De plus, au fur et à mesure de votre progression dans le mode solo, de nouveaux bâtiments font leur apparition dans la ville. Certains proposent de rejouer à des mini-jeux spécifiques (par exemple empiler le plus de blocs possibles, ou bien exploser le plus grand nombres de cannettes), le temple permet de s’entrainer sur un style ou un jeu particulier, le cinéma de revoir les cinématiques, etc. D’ailleurs, une soucoupe volante introduit des mini-jeux jouables avec le combo Wiimote/Nunchuk. Moins fun que les jeux jouables uniquement à la Wiimote (les positions sont plus restreintes), ce mode à tout de même le mérite d’exister… je suis resté sur ma faim.



Graphiquement, on adore ou on déteste. Personnellement, je voue un culte à la pate graphique de ce jeu. A la fois simples et extravagants, gays et glauques, les graphismes ne laissent jamais de marbre. De plus, on retrouve dans certains jeux des personnages de l’univers Nintendo : mettez vous dans la peau de Link afin de retirer l’épée sacrée, embarquez à bord du vaisseau de Fox Mc Cloud… les fans seront conquis.


Idem pour l'ambiance sonore, qui est un mélange de musiques stressantes (dont le rythme croit avec le niveau), de cris stridant et de bruitages en tout genre. Au final, l'ambiance est grandiose!



Résumons : gameplay excellent, graphismes enchantant… « Mais c’est un hit ! ». Et ce n’est pas fini ! En effet, après avoir fini les séquences de chaque personnage, un mode multi joueur se débloque. Et ce fut pour moi une grande surprise.


Mais pourquoi est-il aussi méchant ?!


Parce que !!! Bwahahahahaha ! Et être méchant avec ses potes, c’est encore mieux. Si vous vous êtes déjà intéressé au jeu, vous devez être au courant que le mode multi joueur se joue avec une seule Wiimote. Etonnant n’est-ce pas ? Attendez je vous explique. Le mode multi est composé de 4 modes de jeu : le mode survie, le mode ballon, le mode ligne de vie et enfin le mode bombe.



Le 1er est jouable jusqu’à 12 joueurs. Après avoir sélectionné les profils des participants, on se retrouve dans les airs, avec notre mii dans un corps d’ange. Tordant ! Le nom de ce mode est très explicite : la caméra se centre sur un mii, le joueur récupère la wiimote, adopte le style dicté ; s’il réussit, la caméra se centre sur un autre mii, le joueur passe donc la wiimote. Sinon, le joueur perd et la partie continue entre les autres. Pour avoir testé à 7 (ouais ouais j’ai des amis…surtout depuis le 8 décembre), je peux vous assurer que ca devient vite n’importe quoi… et c’est ca qu’est bon !



Dans le mode bombe (jouable jusqu’à 5), le joueur qui a la bombe (comprendre wiimote) entre les mains choisit à qui il va la passer, et choisit quel type de style devra adopter le joueur choisit. Plus on choisit un style, plus le niveau de difficulté des mini-jeux qui apparaitront sera élevé. Excellent lorsqu’on connait les points faibles de ces adversaires !! Malheureusement, la partie s’achève dès que la bombe explose à la face d’un des joueurs.



Dans le mode ligne de vie, les 5 joueurs sont représentés comme participant à une course à pied. Les mini-jeux s’enchainent, et à chaque mini-jeu réussit, des points sont attribués au joueur. A la fin de la course, on retrouve les participants accrochés à un tuyau par des cordes (rouges ou jaunes). Le joueur qui a obtenu le plus de point est attaché par 3 cordes, alors que celui qui en a le moins est attaché par une seule. On retrouve ces cordes de l’autre coté du tuyau. Ainsi, les joueurs coupent un à un une corde, sans savoir réellement où celle-ci abouti. Sympa !



Enfin, dans le mode ballon, vous serez dans un premier temps invité à gonfler un ballon de baudruche. Puis vous enchainez avec un mini-jeu. Pendant que vous y jouez, les mii des autres joueurs continuent de gonfler le ballon (ils sont contrôlés par la Wii). Quand vous réussissez un mini-jeu, vous passez la wiimote au joueur suivant qui doit à son tour gonfler le ballon avant de faire un mini-jeu. Et ca continue ainsi jusqu’à ce qu’un malheureux éclate le ballon. Un mode un peu en deca des autres, même si on sent des tactiques se mettre au point dès lors que le ballon commence à être bien gonflé.



En plus de ces 4 modes, on retrouve un jeu de fléchettes, vite lassant, ainsi que « la guerre des nez-toiles » et « la course en duo ». Ces 2 derniers utilisent astucieusement la wiimote et le nunchuk, l’un des joueurs prenant le nunchuk et l’autre la wiimote…





Source: www.nintendo-attitude.com

Technique
Un style graphique vraiment propre à la série. Ca part dans tout les sens, les jeux ont tous une marque graphique différente. Un jeu totalement hors-normes. Malgré tout, un effort aurait pu être fait au niveau de la finesse des graphismes.
Gameplay
Malgrès quelques rares problèmes de detection de mouvements, le gameplay de ce nouveau Wario Ware est très riche. C'est fou tout ce qu'on peut faire avec une Wiimote!
Ambiance sonore
Une ambiance déjantée, notemment grâce à des graphismes ultra colorés, un GDNI (game design non identifié) et les sons qui vont avec. Ca ne plaira pas à tout le monde... tant pis pour vous bande de nazes !
Durée de vie
En solo, 2 heures suffisent pour débloquer tous les personnages et donc le mode multi. On y reviendra quelques minutes chaque jour, histoire de dire "aujourd'hui j'ai transpiré". Le mode multi rattrape heureusement le coup, grâce à un système de jeu vraiment prenant. Et vous pouvez toujours mettre au défi vos potes de battre vos high scores.
Intérêt
Là encore, l'interet du jeu dépend de plusieurs facteurs. Si vous accrochez au style graphique et à l'humour, et que vous êtes un aficionado des aprem ou soirées entre potes, prenez le les yeux fermer. Si vous cherchez un vrai jeu, passez votre chemin.
Qu'est-ce qu'il a la classe ce jeu quand même! Malgré sa durée de vie pathétique en solo, il mérite sa place au sein de votre ludothèque, surtout si vous êtes fan de party-games. Au final, Wario réalise un coup de maitre, et avec style... ;)


Fiche jeu

Editeur : Nintendo
Développeur : Nintendo
Genre : Party Game
Date de sortie : 12 Janvier 2007