Rayman contre les lapins crétins
Au cachot misérable !
Tout commence alors que notre héros démembré national Rayman pique nique tranquillement avec ses amis bébés Globos lorsqu’une horde de lapins sortent de terre et qui les emmènent accompagnés du colosse Sergueï de force au cachot afin de mener à bien leur « lap »invasion totale du monde. A partir de là, Rayman devra prendre son destin à deux mains et ça tombe bien car ça il en a, alors qu’il en profite ! Il devra en effet se présenter chaque jour au gardien afin qu’il puisse pénétrer dans une arène (le remake de gladiator n’est d’ailleurs pas très loin) remplie de rongeurs spectateurs plus crétins les uns que les autres. Une journée se découpe en 4 épreuves qualificatives et une finale, il faut remporter au moins 3 épreuves pour pouvoir disputer la finale du jour qui vous permettra de libérer un Globos mais aussi d’acquérir un joli trophée qui n’est autre qu’une sublime ventouse. La journée terminée hop on retourne au cachot où l’on s’y sent un peu mal à l’aise au début puis comme chez nous car le luxe de la « piaule » ira de paire avec le succès. On y retrouve un lit, un jukebox qui donne la possibilité d’écouter les musiques que l’on débloque, un vestiaire pour choisir les costumes de Rayman tels que son costume habituel, celui de mémé, le disco et d’autres. Tout ceci s’obtient en réalisant les 4 épreuves de la journée et d’ailleurs si vous voulez rejouer celles que vous n’avez pas remportées, direction le trône pour s’y asseoir et se remémorer les journées passées, vous verrez ça soulage. L’objectif principal du protagoniste est tout de même bel et bien de s’échapper et de sauver ses compagnons, pour cela jetez un coup d’œil à votre objectif dans la cellule. Reposé et remis de vos émotions, mal de bras disparu on y retourne encore et encore ! Tout au long de votre périple vous devrez traire des vaches, les lancer, tondre des moutons, danser comme John Travolta, fermer les portes des cabines où les lapins sont en train de déféquer, retirer des vers au sourire éclatant d’un lapin aux dents gâtées, ce ne sont que quelques unes des 75 épreuves du jeu.
« Bwaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah »
Le jeu se décompose en plusieurs modes, à commencer par le mode « Histoire » qui est le principal, c’est là où l’on découvre les épreuves les unes après les autres, celles qui sont gagnées seront débloquées dans le mode « Score », d’ailleurs celui-ci est déblocable après seulement une journée dans la terrible arène à subir l’haleine fétide de tous ces lapins qui vous jugent. A croire que vous n’êtes pas normal, mais qu’est-ce que la normalité me direz-vous, pour cela je vous invite à vous référer à la page 666 de votre livre de philo de terminale. Faites ici péter les scores et vous obtiendrez un code à rentrer sur Internet sur le site RaymanZone pour montrer au monde entier que vous êtes le meilleur du monde au lancer de vache ou autre discipline « presque » olympique. L’intérêt principal de ce mode est le fait de pouvoir jouer à plusieurs et donc de s’affronter sur les différentes épreuves du jeu soit chacun son tour soit à plusieurs en même temps (peu de jeux en fait sont jouable en simultané, dommage) en versus ou en coopération et cela promet de rudes batailles entre amis afin de hisser ses initiales au plus haut du classement et ainsi parader gracieusement en bombant le torse. Le gameplay de chaque mini jeu est expliqué avant de débuter, il s’agit en général de rien de très compliqué et au pire on essaie plusieurs fois pour s’y faire, rien de bien gênant lorsque l’on sait qu’on enchaîne les jeux assez rapidement. En vrac il vous sera demandé de secouer le nunchuck et/ou la wiimote, de viser quelque chose à l’écran (ou quelqu’un…) voire simplement de diriger Rayman avec le nunchuck et de poser la wiimote contre son oreille afin d’entendre les lapins et d’éviter le pièges, tout ça pour ramener un petit cochon à sa maman. On dénombre en fait environ 35 mouvements différents à réaliser pour 75 jeux dont certains ne sont que des évolutions d’autres avec un degré de difficulté différent comme par exemple des obstacles en plus. Le jeu tient graphiquement plus de la current-gen que de la next-gen. Sans être transcendant, le soft est agréable à regarder et s'accorde totalement avec l’ambiance générale du soft, tantôt sombres, tantôt très colorés, les environnements sont divers et variés, on passe d’un cimetière à une mine en passant par la plage. On regrette la durée de vie moyenne qui vous prendra environ 10 heures à peine pour débloquer tous les jeux, la facilité générale des épreuves en mode solo et le faible contenu du mode multi joueurs, on aurait aimé plus de jeux en simultané ou des options de petit tournoi entre amis.
Du fun à l’état pur
Ubisoft avait annoncé la couleur très tôt en diffusant régulièrement des vidéos mettant en scène les fameux lapins crétins et montrant qu’ils ne savaient pas faire grand-chose, les lapins ne savent pas traire une vache ou encore ne savent pas faire cuir des œufs. Toutes plus délirantes les unes que les autres, elles suffisaient à maintenir un buzz important et à attirer de plus en plus de curieux, alors que l’éditeur ne dévoilait pas réellement d’images du jeu en lui-même ou d’infos précises, Rayman Contre les Lapins Crétins suscitait toujours autant l’intérêt. Et pourquoi ? C’est simple, l’univers crée par le génial Michel Ancel est déjanté avec un humour décalé et toujours efficace. Alors que lui et son équipe bossait dur sur le jeu pendant l’E3 dernier, le papa de rayman diffusait une vidéo où il s’excusait de ne pas pouvoir être à Los Angeles avant d’être littéralement attaqué en live par ces petites bêtes poilues et crétines. Rassurez vous, le jeu est bourré de cet esprit totalement barré avec des lapins portant des déguisements ridicules, on se fait attaquer par des rongeurs fringués en cow-boys et en indiens armés de saucisse ou de louche et autres ustensiles très pratiques en cas de guerre. Les actions des mini jeux sont vraiment excellentes et vont parfois très loin dans le trip, on se demande à quoi carbure l’équipe d’Ubi Montpellier car c’est de la bonne et si d’ailleurs ils pouvaient envoyer un petit colis à d’autres studios de développement…Chaque épreuve fait la part belle aux situations loufoques et on passe d’une épreuve à une autre toujours avec le sourire. On est clairement là pour s’amuser, seul ou à plusieurs dans une ambiance sonore parfaite, il n’y a qu’à entendre les créatures chanter à leur façon la Bamba ou le « girls just wanna have fun » de Cindy Lauper pour s’en convaincre, le thème de Pulp fiction est lui aussi présent, à voir également le remake des « choristes » tout bonnement excellent et tout ça en dolby prologic II. Les bruitages de claques, de ventouse en pleine tête, de cris de lapins aux allures de psychopathes sont omniprésents et renforcent l’ambiance du soft, on apprécie également le manuel du jeu qui est tout aussi barré que le reste. Si tout ce beau petit monde sait rire et ne pas se prendre la tête, il sait aussi être sérieux et s’engager, c’est ainsi que Rayman est devenu « le messager des droits des enfants » par un accord avec l’UNICEF. Ce partenariat donne lieu à 3 vidéos présentes dans le jeu et qui rappellent les droits de manger, s’instruire ou s’exprimer, on peut en voir une à chaque nouvelle partie et plus concrètement, les deux parties s’associent dans trois programmes para scolaires de UNICEF au brésil. A ce sujet Michel ancel dit que "Travailler et créer dans le virtuel n’exclut certainement pas de se préoccuper des réalités de ce monde".
Source: www.nintendo-attitude.com
On est face à un jeu current-gen graphiquement mais l'ensemble reste agréable, surtout pour un party-game.
Un gentil lapin vous explique les commandes avant chaque épreuve, commandes très simples basées autour des mouvements ou de visée. On passe de jeux de précision à des jeux de vitesses ou des jeux d'endurance. Les actions répondent vite aux mouvements effectués
Le gros point fort du jeu, tout est vraiment fait pour s'amuser, des décors aux personnages en passant donc par l'ambiance sonore avec tout peins de cris, de rires et de musiques délirantes.
Environ 10 heures de jeu en solo pour débloquer toutes les épreuves en multi, c'est très correct pour un jeu du genre, après il reste le mode score pour les records et les parties multi. On regrette toutefois le manque de contenu à plusieurs et surtout de jeux jouables en simultané.
Voilà un jeu attirant, drôle et auquel on peut jouer rien que 10 minutes si le temps nous manque, le plaisir est immédiat et la jouabilité est au poil. Rien de tel qu'un titre comme celui-ci pour accompagner la sortie de la wii, tout le monde peut y trouver son compte et l'apprécier, joueurs réguliers ou nouveaux.








