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NBA Street Showdown



It’s Show Time, baby !!!

La NBA : le rêve américain par excellence, le basket spectacle à outrance, ses 200 % de joueurs dopés jusqu’aux ongles pour tenir une saison de 82 matchs à raison d’un match tout les deux jours… Le Street basket à l’américaine : ses moves venus d’ailleurs, ses joueurs déjantés, sa mauvaise fréquentation, ses terrains mythiques… Un cocktail explosif secoué au shaker par EA Sport Big depuis plusieurs années qui a acquis une notoriété méritée tant la qualité de ses 3 premiers volets n’est plus à démontrer. NBA Street Showdown reprend la recette en la faisant tenir sur la petite PlayStation de poche. On retrouve donc avec plaisir une ribambelle de joueurs NBA (5 par équipes, avec l’apparition des Bobcats de Charlotte et de leur rookie de l’année Emeka Okafor), une flopée de joueurs de légendes tels que Wilt Chamberlain (l’homme de tous les records), Magic, Abdul Jabbar… et Michael Jordan, ah bah non EA l’a oublié, quelle erreur ! Mais aussi une série de joueurs de Street tout droit sortis de l’imaginaire des excellents designers d’EA Sports Big.

Pour ce qui est des modes, on retrouve le mode Roi des Playgrounds qui est le centre d’intérêt principal du titre. Vous y alternez les matchs dans des tournois ou pas et selon des règles qui varieront tout au long du parcours qui fera de vous ou non une légende des Playgrounds d’outre-Atlantique. Chaque terrain en débloque un autre ainsi qu’une « star » du street que vous pourrez inviter à rejoindre votre team après l’avoir battu. Comme dans les précédents volets ce mode vous impose la création d’un joueur (ou d’une joueuse, ce n’est pas un jeu de machos) que vous devez bien évidemment améliorez tout au long de ce défis qui se terminera au minimum après une bonne soixantaine de matchs si vous n’en perdez aucun (prenez exemple sur moi :-D).Bien entendu c’est dans ce mode que vous débloquerez la plupart des nombreux bonus du jeu, mais pas seulement puisque pour une fois le mode match amical et les deux mini jeux sont mis à contribution.

Si l’on peut regretter que le concours de dunks du Vol.3 soit aux abonnés absents dans cette version PSP, on remarque qu’EA Sports Big a compensé avec l’arrivée de deux minis jeux forts sympathiques. L’un faisant appel à votre adresse au tir sur une machine digne des meilleures dans les fêtes foraines, et l’autre à votre détente pour empêcher de marquer à trois point de plus ou moins redoutables adversaires. Les niveaux s’enchaînent et deviennent de plus en plus difficiles à passer mais le plaisir de débloquer un légende de la NBA vaut bien un record de points ou la victoire dans l’ultime niveau. Côté multijoueur on peut même faire tourner la console entre potes pour réaliser chacun son tour pour réaliser les scores les plus élevés si une seule PSP et un seul jeu est à notre disposition. Et si l’on a la chance d’en avoir deux sous la main on peut s’affronter dans des matchs amicaux complètement fous.

Une ambiance à exploser n’importe quel arceau !

S’il y a bien un point sur lequel la série des NBA Streets peu bien compter, outre son gameplay très fun, c’est son ambiance. Une ambiance qui a fait ses preuves à travers un design particulier mais diablement réussi et des bandes sont détonantes. Commençons donc par l’aspect visuel qui profite des capacités impressionnantes de la PSP et de son petit écran haute résolution pour se montrer plutôt convaincant. La modélisation n’est pas aussi pointue que dans le Vol.3 sur PS2 mais reste à la hauteur pour une portable. Même constat pour les textures, et sur les bords de terrains bien moins vivants. Les effets sont quand à eux aussi fins que sur la grande sœur, tout comme les animations des joueurs qui sont tout bonnement bluffante de réalisme. Seul l‘aliasing vient ternir un peu le constat, mais ça va falloir s’y habituer à l’heure ou les consoles next gen, qui ne connaissent pas ce problème, pointent le bout de leur nez.

Côté son, du pur bonheur pour les basketteurs du dimanche qui apprécient le bon rap américain old school avec la présence de monstres du rap US comme les Beastie Boys et De La Soul. Les commentaires bien que répétitifs à la longue sont toujours assurés par le même taré et ça rend super, même si ça reste toujours en anglais. On peut dire qu’assemblé avec les graphismes et le style du gameplay on obtient une symbiose parfaite entre les éléments, en découle une ambiance formidable.

Pour ce qui est du gameplay pas de gros changements par rapport à la version console de salon, si ce n’est bien entendu moins de tricks et dunks et une modification dans la façon de les exécuter. Seul le bouton carré associé aux gâchettes pourront vous permettre d’exécuter les figures de style, avec un impact de la durée d’appui sur carré. Il faut avouer que ce n’est pas particulièrement pratique mais c’est en grosse partie dû à la prise en main catastrophique de la console lorsqu’on a des mains de taille moyenne voir plus. L’I.A. correspond elle aussi à ce qu’on a déjà pu voir en février dernier sur PS2, les adversaires jouent bien et adaptent leur jeu aux règles en vigueur selon les matchs et vos coéquipiers tentent de bouger, de se placer et de sauter pour des Alley-hoops de folie. Le système de Gamebreakers fait quant à lui un retour en arrière puisqu’il s’agit de celui du Vol.2 et non de celui du Vol.3 qui profitait des dunks libres et à plusieurs du mode dunk ici absent. Le plaisir de jeu est pourtant toujours présent grâce à cette jouabilité variée et accessible. A vous les combos les plus incroyables !


Source: www.play-attitude.com

Technique
Sans être à la hauteur des deux derniers volets sur consoles de salons, NBA SS est un jeu graphiquement réussi et à des années lumières des malheureux jeux de basket qu’on avait pu voir sur portables jusqu’ici. L’aliasing est une fois de plus très présent mais ne doit pas gâcher le plaisir de moves incroyables et des effets flashy de ce jeu au design léché.
Gameplay
Si NBA SS n’est pas aussi complet que son grand frère sur consoles de salon il n’en reste pas moins agréable à jouer et toujours aussi funs. Les moves sont cependant plus dures à réaliser en raison d’une mauvaise utilisation des touches. Grandes mains de basketteurs s’abstenir, ça fait fichtrement mal de jouer sur PSP.
Ambiance sonore
Ca a toujours été une force de cette série, la bande son n’a rien à envier à celle des versions console de salon. On retrouve les mêmes commentaires toujours aussi déjantés et le rap américains old school du Vol.3. Que du bonheur pour les oreilles, pour peu que l’on supporte ce genre d’ambiance.
Durée de vie
Si le concours de dunks a subitement disparu ce sont deux minis vraiment excellents qui viennent se joindre au mode Roi des Playgrounds qui occupe déjà un certain temps. Les nombreux bonus à débloquer dont certaines des plus grandes légendes de la NBA vous tiendront en haleine jusqu’au bout. Pas de tournois entre équipe NBA par contre, dommage.
Intérêt
NBA Street s’offre une adaptation portable qui mérite bien le détour pour les fans de la série ne pouvant pas rester en place ou tous les autres qui ne se sont jamais essayé à la référence des jeux de basket arcade depuis le déclin des NBA Jam. A vous de conquérir le territoire américain en imposant votre style !
Sans être aussi bon que la version PS2, NBA Street Showdown réalise une performance de qualité sur PSP. Un jeu qui ravira tous les fans souhaitant s’adonner aux joies du basket arcade à n’importe quel endroit. Un jeu fun, plutôt joli, complet et bénéficiant d’une ambiance hors normes. Que demander de plus sur un petit appareil qui tient dans la poche ?





Fiche jeu

Editeur : Electronic Arts
Développeur : Electronic Arts Big
Genre : Sports
Date de sortie : 1 Septembre 2005