WRC
Le championnat du monde des rallyes sur PSP !
Profitant de la licence officielle, WRC propose de disputer les 16 rallyes du championnat du monde. Le jeu respecte les règles officielles dictées par la FIA. Il y a donc deux tableaux : le championnat pilote et le championnat constructeurs où sera pris en compte le résultat des deux pilotes. C’est tout ce que WRC PSP propose de réaliste car le reste est totalement fantaisiste. Les rallyes s’enchaînent très rapidement et dans le désordre (on commence par le Rallye de Sardaigne !). Le Shakedown en début de rallye est absent, contrairement à la version PS2. Il n’y a pas non plus de gestion poussée de son écurie comme la possibilité de faire évoluer sa voiture. L’oubli le plus grave pour tout fan de rallye est l’absence totale des stands. Pas de gestion du temps, ni d’éléments réparables. D’une spéciale à une autre, vous repartez avec une voiture totalement clean et sans problèmes mécaniques. Cela a une influence sur votre conduite. La forme de WRC risque également de faire grincer quelques dents. En effet, vous n’êtes pas seuls sur la piste puisque les fantômes de vos concurrents vous permettent de vous situer. Mais ce n’est pas dans l’esprit rallye de se battre contre d’autres concurrents. Dans ce sens, le championnat du monde des rallyes devient un championnat banale et sans intérêt pour le fan de dérapages dans la boue.
Outre ce mode Championnat, on retrouve du très classique dans WRC. Comme son nom l’indique, le Rallye Rapide permet de commencer rapidement une course sans choisir préalablement sa voiture et sa spéciale. Il se révèle très pratique lors des petits trajets en bus ou en train. Le contre-la-montre vous met à l’épreuve du chrono et du fantôme d’un de vos adversaires. Ce mode permet avant tout de repérer les difficultés et les obstacles des spéciales. Toujours en solo, le rallye simple vous offre la possibilité de disputer un rallye de quatre spéciales. Sur le principe du mode championnat, il n’y a ni stand, ni Shakedown. Vous concourrez avec 13 autres fantômes en espérant de finir premier. Le mode multijoueur est un peu décevant. Certes il propose deux types de jeux mais il se révèle vite limité. En effet, le mode W/Lan ne permet pas de faire des rallyes entiers ou des championnats. Huit joueurs peuvent prendre part aux contre-la-montre. Si vous n’avez pas sept potes fortunés, vous pouvez vous rabattre sur le mode Partage où chaque pilote joue l’un après l’autre. Pas forcément passionnant, surtout lorsqu’il faut attendre 15 minutes avant de jouer. WRC déçoit de nouveau !
Toutes les licences…de la saison 2004
WRC oblige, le jeu exploite de la licence et propose tous les pilotes, constructeurs et rallyes du championnat du monde. On retrouve donc les six voitures du WRC: La Citroen Xsara championne du monde, la Peugeot 307 WRC, la Ford Focus RS, la Skoda Fabia, la Mitsubishi Lancer ainsi que la Subaru Impreza. Les pilotes répondent également à l’appel : Solberg, Loeb, Duval, Martin et Gronholm. Traveller Tale’s n’a pas poussé le trip jusqu’au bout en les modélisant. Les fans seront malheureusement déçus. Les pilotes sont ceux de la saison 2004 ! Ainsi WRC ne prend en compte aucun transfert. Gardemeister est toujours chez Skoda, Markko Martin squatte toujours le baquet de la Focus RS et Papy Sainz fait de la résistance dans sa Citroen Xsara. De plus, il manque les voitures privées ou les véhicules de la catégorie Super 1600 comme la C2 ou la 206. C’est d’autant plus agaçant que la modélisation des voitures est convaincante avec de jolis effets de lumière et des déformations de carrosserie en temps réel.
Les 16 rallyes de la saison sont présents. Un véritable tour du monde des climats mais aussi des surfaces. Seuls les meilleurs pilotes sauront s’adapter à tous les types de rallyes. Gros hic pour les fans : le calendrier ne respecte pas l’ordre réel des rallyes. On commence donc en Sardaigne pour finir en Australie. Le vrai calendrier 2004 de la WRC commence dans les Alpes lors du rallye de Monte Carlo. Malgré tout, on retrouve les météos et les décors typiques de chaque région. Grande plaine enneigé suédoise, poussière en Turquie, boue et pluie au Pays de Galles, climat sec en Corse… La grande force des décors de WRC est de ne jamais tomber dans l’Image d’Epinal même si certains paysages font très « carte-postale ». La profondeur de champ est appréciable même si les barrières ou les arbres ont tendance à « poper ». En ce qui concerne les tracés, Traveller’s Tales a cherché à trouver un équilibre entre concentration du joueur nécessaire et temps de chargement. Les spéciales sont donc plus courtes que dans la version PS2 et légèrement plus faciles. Malheureusement, elles ne se rattrapent pas sur leur nombre puisque chaque rallye ne comporte que quatre spéciales. Le jeu propose tout de même 64 tracés factices mais suffisamment bien pensés pour que l’on s’amuse.
Un gameplay simplifié
Dans sa conversion, Traveller Tale’s a tenté de garder l’esprit accessible de la série en simplifiant presque à l’extrême le gameplay de la version PS2. Car contrairement à cette dernière, WRC PSP est un jeu aux sensations immédiates. Si certaines surfaces comme la neige ou le verglas demande un minimum d’entraînement, le reste des spéciales ne demandera pas énormément de pratique pour être maîtrisé. Mais ce désir de faciliter la tâche et de rendre le jeu accessible à tous les publics risque de décevoir certains passionnés de rallyes. L’esprit bourrin du jeu se retrouve dans la plupart des spéciales. On fonce en essayant d’esquiver les arbres et en coupant un maximum sans se soucier des panneaux publicitaires. Le jeu ne gérant pas les dégâts mécaniques, il sera toujours possible de finir une spéciale même avec une carrosserie défoncée. En outre, il n’existe pas de boîte manuelle. Heureusement, la boîte automatique est plutôt bien gérée. Enfin, on remarque de nombreux bugs de collision sur les barrières « incassables » et sur certains arbres.
Malgré ses nombreux écarts de conduite, le jeu reste très prenant et amusant. Ce mélange d’arcade et de simulation est fun à jouer et adapté au format portable. Mention spéciale au moteur physique qui, sans être totalement réaliste, parvient à être crédible. Ce dernier gère parfaitement les différentes surfaces : on adhère sur l’asphalte allemand, on dérape dans le gravier grecque, on patine dans les épingles galloises et on glisse sur le verglas suédois. Piloter sur ces surfaces est un vrai plaisir. De plus, la sensation de vitesse est grisante et on a parfois du mal à croire que cette fluidité est gérée par une aussi petite console. WRC est très prenant : avec un casque, on suit les instructions du très bon co-pilote et on vit une expérience presque inédite sur une console portable. Les commandes ont été bien pensées. Il est préférable de diriger son véhicule avec la croix directionnelle, plus précis que le petit stick. On accélère avec croix ce qui laisse à portée de pouce le frein avec carré. Quant au frein à main, il est idéalement placé sur la gâchette R même si les habitués pourront toujours l’utiliser avec rond. WRC est donc une version light de l’opus PS2. Pourtant, les sensations sont présentes et quasi-immédiates. Et c’est là l’essentiel.
Source: www.play-attitude.com
Malgré le pop-up et une gestion des ombres perfectible, le souci du détail permet à la réalisation de tenir la route. Mention spéciale à l’animation.
WRC est une version simplifiée avec notamment l’absence impardonnable de la boîte de vitesse manuelle. Mais il n’est pas avare en sensations.
Dans la playlist, on retrouve les excellents Cooper Temple Clause. Le co-pilote et les bruitages sont plutôt réussis.
WRC pèche par son contenu avec un mode championnat tronqué même s'il reste prenant avec plus de 16 rallyes disponibles.
WRC est le seul jeu sur PSP à disposer de la licence officielle FIA. De plus, il n’a qu’un seul concurrent sur le marché à savoir Colin McRae 2005.

















