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MediEvil Resurrection



Objectif : Se racheter une conscience

Zarok est de retour. Prêt à tout pour faire revivre son armée de morts. La population a été réduite à l’esclavage et transformée en une marée de zombies. Seul un homme peut sauver le Royaume de Potencie et rétablir la paix, Sir Daniel Fortesque, ressuscité d’entre les morts, que vous allez diriger tout au long de cette chevaleresque épopée. Mais ce qui fait tout le charme de cette aventure c’est qu’à aucun moment elle ne se prend au sérieux, on a plutôt droit à une sorte de caricature des vieux films de chevaliers mettant en scène le Roi Arthur ou Les Chevaliers de la Table Ronde. Notre bon chevalier est un squelette en piteux état mort dans la honte d’être resté en retrait lors de la plus importante des batailles, Zarok est un méchant qui ferait rire un gosse tant il est ridicule et pathétique et chaque personnage de l’histoire a été créé dans le souci de coller à cela. L’humour est présent à chacun instant et joue un rôle primordial sans lequel MediEvil aurait eu bien peu d’intérêt.

Malheureusement ce n’est pas le gameplay qui fait honneur à ce scénario. La PSP souffre de l’absence de stick droit dans beaucoup de jeux et là plus particulièrement puisque ça implique que la caméra n’est pas réglable si ce n’est avec la gâchette droite qui recentre sur le personnage. Bien souvent on ne peut pas voir ce à quoi il faut s’attendre et on se fait prendre de surprise par des ennemis qui débarquent dans le dos pendant que d’autres nous frappent dessus par devant. Les combinaisons de coups avec les différentes armes étant relativement limités et peu pratiques à réaliser dans les situations de crise, on se retrouve vite contrait à balancer des coups à tout va sans chercher à comprendre. Les déplacements étant aussi peu précis, la faute à un stick analogique gauche pas vraiment pratique, on a vite fait de provoquer des rotations de caméras à tout bout de champs ce qui se révèle particulièrement gênant lors des combats, toujours ces fameux combats.

On pourrait alors penser que les phases d’aventure sont plus appréciables. Elles sont en effet moins catastrophiques mais trop peu nombreuses et trop faciles pour se montrer convaincantes. La collecte des objets cachés (dont des calices à remplir de l’âme de ses ennemis pour débloquer des armes) est accessible probablement pour satisfaire un public très large. Comme vous l’aurez deviné, si les quêtes annexes sont faciles c’est forcément le cas de la trame principale qui ne posera de problème à personne. Quand on ramasse une massue c’est forcément qu’il y a quelque chose à détruire derrière, et ainsi de suite… De ce fait l’aventure est ultra linéaire et ne sera entrecoupée que de quelques petits jeux bonus (jouables en dehors du jeu et en WiFi s’il vous plaît !), mais sa durée est suffisante pour le genre surtout sur une portable.

Réalisation léchée

On peut le dire, MediEvil ça claque ! Aussi bien pour les yeux que pour les oreilles. Sur le plan visuel pour commencer, MediEvil a subit un lifting pas désagréable depuis sont passage remarqué sur PSOne. La modélisation de Dan est impressionnante de réalisme y compris pour ses mouvements très fluides. On peut dire de même pour les autres personnages, même si forcément c’est un ton en dessous. Les décors sont vastes, colorés et bourrés de détails, seules les textures ne sont pas au niveau de celle des jeux sur consoles de salon, mais bon faut pas trop en demander non plus. La gestion des ombres et des effets de lumière ne fait pas défaut et permet de nous plonger dans l’ambiance grâce à l’exceptionnel écran de la PSP, c’est simple on avait jamais vu ça sans télé dans un jeu d’action-aventure.

La bande son n’est pas en reste et on pourrait même dire qu’elle atteint des sommets. Qui ne râle pas sans arrêt sur les doublages pourris des jeux ou films français ? Eh bien MediEvil s’offre un doublage d’excellente facture. C’est rare et il fallait bien le souligner. Les musiques sont aussi l’une des clés de l’ambiance qui règne à travers les niveaux. Les chants religieux en latin sur fond d’orgue sont de sortie, c’est glaçant ! Côté bruitages aucun problème à signaler. MediEvil Resurrection confirme que son ambiance inimitable n’a pas perdu de sa superbe et reste une référence aujourd’hui, sans avoir vieilli.


Source: www.play-attitude.com

Technique
MediEvil est magnifique ! Non les textures ne sont pas toujours très détaillées, oui les décors sont parfois taillés à la serpe, d’accord il y un aliasing récurrent… Mais mon dieu que c’est beau pour une portable !
Gameplay
MediEvil est un jeu apparu à l’origine sur PSOne et ça se sent. PSP oblige, on a le droit à un seul stick du coup il faut faire faire avec une caméra récalcitrante et des mouvements hasardeux. Les combats sont catastrophiques…
Ambiance sonore
Quelle ambiance !!! Associé à des graphismes superbes cette bande son s’avère vraiment excellente, aussi bien pour les doublages que pour la musique.
Durée de vie
Outre son aventure principale déjà correcte, MediEvil propose une série de mini jeux compatible WiFi. Que demander de plus ?
Intérêt
La tranquillité du royaume de Potencie est mise à mal par le retour du terrible Zarok, à vous de mener Sir Fortesque jusque à l’éradication de cette vermine dans une aventure bourrée d’humour doublée d’une ambiance phénoménale. Un vrai plaisir !
MediEvil Resurrection est un excellent moyen de découvrir ou redécouvrir les palpitantes aventures du preux peureux chevalier Sir Daniel Fortesque. Un jeu bourré d’humour dont l’ambiance vous tiendra en haleine du début à la fin. Le seul petit regret vient de la maniabilité ancestrale qui gâche les combats et rend la caméra indomptable. Saluons tout de même la réalisation graphique et sonore ahurissante pour une console portable.





Fiche jeu

Editeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : NC
Genre : Action
Date de sortie : 1 Septembre 2005