Mercury
Vous l’aurez donc compris en parcourant cette brève intro, Mercury est un jeu ovni. Il faut avouer que l’idée de base de ce titre est plutôt originale et nous allons voir qu’elle a été plutôt bien utilisée. Votre arme : une petite dose mercure. Votre but : l’emmener à son point de destination le plus rapidement possible. Comment ? En utilisant tous les moyen offert par les différents niveaux et ils sont nombreux. Il vous faudra pas exemple activer des interrupteurs pour libérer une porte, changer la couleur de votre mercure, le couper en deux, rassembler deux doses, utiliser des téléporteurs, éviter des monstres gloutons, frôler le vide sans jamais y tomber… Et ce n’est pas fini. Mercury est un titre qui demande bien souvent une concentration maximum pour effectuer les tâches qui vous conduirons au tableau des points la plus rapidement possible histoire d’en cumuler un maximum.
Pour utiliser ces différents moyens il vous faudra contrôler, à l’aide du stick analogique, votre dose de mercure. Et ce n’est évidemment pas si facile quand on doit parcourir un labyrinthe étroit et ouvert sur le vide en un temps record ou que l’on doit effectuer des déplacements avec plusieurs doses de mercure en utilisant les obstacles pour éviter toute chute synonyme d’échec. A vous donc de trouver le ou les mécanismes vous permettant de parvenir à vos fins, la rapidité étant bien souvent à réserver à une tentative ultérieure.
Pour bien débuter, un didacticiel vous sera proposé de façon à découvrir quelques techniques et pièges qui vous aideront à parcourir les 6 niveaux du jeu. Après vous êtes livrés à vous-même et il faut avouer qu’on a parfois bien du mal à s’en sortir rapidement. Il faudra bien souvent plusieurs tentatives infructueuses avant d’arriver à cumuler compréhension du chemin, précision nécessaire et vitesse suffisante pour ne pas dépasser le chrono. Mais on s’y fait et rien n’est insurmontable, on arrive donc rapidement à s’habituer aux différents types de plateaux qui s’offrent à nous tels que les courses dans lesquelles c’est la vitesse qui compte, les plateaux de pourcentage où vous devrez perdre un minimum de votre mercure avant l’arrivée, et les plateaux de tâches qui consistent à effectuer plusieurs manipulations pour ouvrir le chemin vers la sortie.
Côté réalisation c’est plutôt moyen. Le plus impressionnant sur le plan visuel est le comportement du mercure et les effets de lumière qui s’y ajoutent, c’est bluffant. Mais voila ça s’arrête là et bien que les décors soient loin d’être moches, ils sont aussi loin d’être beaux… Pas étonnant pour ce genre de jeu. Est-il toujours besoin de préciser que c’est aliasé ? Pour finir sur le son, on retiendra des bruitages dans la moyenne et des musiques bien dans le style mais rapidement insupportables tant elles sont lentes répétitives. Enfin on a connu pire et c’est là le principal !
Source: www.play-attitude.com
Mercury se contente de peu globalement, mais à vrai dire ce n’est pas très étonnant pour le genre. On apprécie tout de même la qualité des effets sur les morceaux de mercure et leur physique très réalistes qui font oublier des décors assez pauvres.
Mercury se prend très rapidement en main grâce au stick qui répond plutôt bien jusqu’aux gênantes et habituelles fourmis dans la main (Copyright PSP). La caméra est modulable à souhait ce qui s’avère vraiment pratique dans certains cas.
Des musiques qui collent bien à l’ambiance visuelle du titre mais qui deviennent rapidement lassantes et des bruitages plutôt convaincant font de Mercury un jeu qui ne brillera pas en matière de bande son.
Il vous faudra un certain temps pour arriver au bout des différents types de parcours qui composent les niveaux du jeu. Si vous prenez bien au jeu nul doute que vous y parviendrez.
Si vous aimez le genre nul doute que Mercury vous tapera à l’œil, mais il va falloir faire chauffer votre petite cervelle jusqu’à en faire exploser le thermomètre, attention à ne pas mettre de mercure partout…

















