Onimusha Dawn Of Dreams
Onimusha May Cry
Initiée en 2001 sur Playstation 2, Onimusha était à la base un savant mélange de survival-horror et de beat'em all. La trilogie achevée 5 années plus tard, Onimusha Dawn Of Dreams opère un virage à 90 degrés déjà amorcé dans le troisième épisode. Exit les décors précalculés et la progression survival, on prend de nouveaux héros, de nouveaux méchants et on fait dans le spectaculaire démesuré façon Devil May Cry. Si DoD constitue bien une véritable évolution dans la série il n'en renie pas pour autant l'héritage avec toujours de très belles scènes cinématiques et une superbe plongée mythique et mystique dans le Japon féodal.
Le méchant est mort, vive le nouveau méchant
Après les évènements des précédents épisodes, Nobunaga a enfin été vaincu et la paix semble enfin régner sur le Japon. Ce répit est pourtant de courte durée puisque le seigneur Toyotomi Hideyoshi, grand artisan de l'unité japonaise tombe dans une folie des grandeurs destructrice et démoniaque et revoilà le pays infesté de genma, sortes de samouraïs zombies de l'au-delà. Pour les affronter, le joueur prend le contrôle de Soki, aussi connu sous le nom d'Hideyasu ou du démon bleu, un guerrier surpuissant bientôt rejoint par quatre autres compères.
L'esprit de coopération
L'une des grandes nouveautés du jeu est la présence de ces personnages multiples. En cours de jeu vous pourrez ainsi être accompagné d'un autre guerrier qui sera géré par la console. Il sera possible de switcher entre les deux personnages ou de juste lui donner des ordres. Une bonne idée d'autant que tous ont des styles de combat vraiment différents mais la gestion de l'intelligence artificielle n'est malheureusement pas à la hauteur. A noter qu'il est possible de jouer à 2 en coopération en faisant une manipulation à l'écran titre mais que ce mode bonus n'est pas totalement au point.
Front de Libération des Caméras
Le gameplay de base reste le même à savoir un jeu axé beat'em all 3D mais cette fois la caméra est libre pour des combats plus rapides et dynamiques. Lors de certains passages la caméra reste fixe en hommage peut être aux précédents opus ou par simplicité de programmation sinon elle se contrôle avec le stick analogique droit. La plupart du temps donc la caméra est libre et même totalement puisqu'au contraire de la plupart des jeux elle se contente de suivre le personnage sans se fixer automatiquement sur l'action. Une volonté d'éviter les ratés inhérents à la caméra 3D mais qui oblige le joueur à toujours cadrer lui même alors que le pouce droit sert aux boutons d'action, pas forcément très pratique donc. Pour éviter ces désagréments les développeurs ont quand même pensé à inclure un système de ciblage qui permet de « locker » un adversaire et donc la caméra sur lui, la possibilité étant laissée de switcher entre les cibles par une petite pression du stick assez pratique. Malgré tout ce choix de la vue libre se paye un peu avec une vision pas toujours optimum d'autant que pour les phases d'exploration il n'est pas forcément possible d'incliner la caméra de bas en haut.
Survival is dead
Avec une caméra libre et plus proche du joueur, l'accent a donc été mis sur des combats plus speed et spectaculaires. Le nombre d'ennemis a augmenté et les coups et magies sont encore plus impressionnants. Le coté beat'em all 3D a donc complètement pris le pas sur le coté survival des derniers opus qui ne transparaît plus que par les objets dans l'inventaire qu'il faudra soit même trouver et combiner et par les énigmes plus ou moins présentes selon les niveaux. Autre signe de la nouvelle orientation du jeu, la présence de certains niveaux ou passages qui ne sont plus de simples couloirs mais des espaces assez vastes qui permettent de vrais combats de masse.
Une longue et belle aventure
Une des belles surprises du jeu est d'ailleurs la présence de nombreux niveaux (17) dans des environnements et des configurations très variés. Le jeu qui tient sur 2 DVD promet ainsi une vingtaine d'heures de jeu avec en plus pas mal d'annexes comme les niveaux à revisiter pour tout explorer, des modes de difficultés supplémentaires et le dark realm, sorte de donjon annexe à finir en mode survie. Une durée de vie record presque pour un jeu du genre. Pour ne rien gâcher, le jeu est très bien réalisé avec de belles musiques et des décors de plus en plus beaux au fur et à mesure que le jeu avance et qui donnent lieu à de superbes mises en scène à base par exemple de lumière diffuse et de pétales de cerisiers qui magnifient littéralement les combats. On regrettera juste de ce coté là les voix américaines qui cassent vraiment la magie.
Et la petite touche de génie ?
Série mythique, nouveautés, durée de vie conséquente, gameplay soigné et réalisation maîtrisée, le jeu fait semble-t-il un sans faute pourtant il ne convainc pas totalement non plus. DoD garde quelques fautes de goûts propres à la série comme des juxtapositions de couleurs contestables au début du jeu, certains personnages un peu trop exubérants et creux. Le scénario se veut assez travaillé en explorant le passé de chaque personnage et le confrontant à son ennemi intime mais le tout reste assez convenu et parfois un peu caricatural, ce en quoi les voix américaines n'aident pas. L'inspiration Devil May Cry se paye aussi un peu avec un héros un peu trop poseur et surtout des combats à rallonge contre les boss. Le jeu est assez dur (au début juste contre les boss, après tout le temps) mais aussi un peu répétitif malgré un système d 'évolution intéressant. Un très bon jeu réalisé avec talent malgré quelques défauts mais auquel il manque juste un petit quelque chose pour devenir un grand jeu.
Source: www.play-attitude.com
Un jeu vraiment visuellement impressionnant sur le plan technique et graphique malgré quelques fautes de goûts.
Une évolution du concept où le beat'em all 3D prend le pas sur le coté survival. Un gameplay plus spectaculaire mais un système de caméra libre et une IA pas toujours optimal.
De très belles musiques oscillant entre les mélodies japonisantes et certains rythmes plus modernes mais les voix américaines mal synchronisées de surcroît nuisent vraiment à l'ambiance.
Une vingtaine d'heures de jeu et pas mal d'annexes, un très bonne surprise pour un jeu du genre mais la progression pêche un peu par la répétitivité malgré la présence de plusieurs personnages et d'un bon système d'évolution.
Un jeu de qualité dans tous les domaines mais qui manque un peu de personnalité.


















