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Kameo : Elements Of Power



Le monde merveilleux de Disney Nintendo Rare

Pas la peine de baragouiner 107 ans, Kameo est magnifique. C’est actuellement le plus beau jeu console qui existe et c’est indéniable. Malgré tout le titre de Rare dispose d’un design assez particulier qui pourrait ne pas plaire à tout le monde, très enchanteur, rappelant les illustrations des livres de conte que l’on lisait étant enfant. Certains rabats joie trouveront peut-être l’univers trop enfantin pour eux mais personne ne peut nier la beauté des graphismes. S’il y a un jeu qui doit représenter à lui seul la Next Gen il est tout trouvé, vous serez automatiquement pantois devant les textures des décors, les reflets, les jeux d’ombre et lumière, la profondeur de champs, le nombre de personnages à l’écran sans le moindre ralentissement… Une belle baffe et qui se permet en plus d’éviter cet énervant défaut que la plupart des jeux du lancement de la Xbox 360 ont : l’effet plastique.
Vous commencez (à peu de chose près) l’aventure dans le Royaume Enchanté ayant pour objectif de retrouver les 10 lutins élémentaires pour combattre Thorn (et non pas pour décorer votre jardin), un troll super méchant et super fort qui veut raser le royaume. Chacun de ces lutins, sur lesquels je reviendrai, permettra à la fée Kameo d’effectuer une transformation (et donc d’être plus puissante en vue de pouvoir affronter Thorn). Se trouvant tous dans un village différent, vous allez donc devoir quitter le beau Royaume Enchanté. Chaque destination nous demandera une petite traversée (la plupart du temps à dos de cheval) des Badlands. Comprenant une multitude de chemin, les Badlands mènent partout et portent un tel nom à cause des volcans et de l’air chaotique qui y règne. Alors tout de suite vous vous dites que ça doit être vachement chiant de vous balader, même à dos de cheval, comme ça sur des chemins tout chaotique n’est-ce pas ? Mais en fait ces nombreuses traversées vous laisseront peut-être les meilleurs souvenirs du jeu grâce aux gigantesques armées de trolls qui glandent dans le coin dans le but de faire la peau aux armées du Royaume Enchanté. Je peux vous assurer que vous jubilerez dès l’instant où, sur le dos de votre canasson, vous foncerez en plein milieu des légions comprenant des centaines et des centaines (sans exagérer, vraiment) de sbires qui volent au fur et à mesure de votre avancement et ce sans absolument aucun ralentissement ! Le pied ! Certains passages rappellent grandement le Seigneur des Anneaux. Surtout que tout au long du jeu l’ambiance sonore nous soulève magistralement que ça soit au niveau des bruitages et des musiques.

Les différents villages au bout des Badlands ont chacun leur petit design différent, des huttes perchées au beau milieu des neiges éternelles jusqu’à celles en pleine forêt en passant par le monde sous marin. Le point noir vient du fait que l’on se sent un peu seul au sein même de ces villages et c’est justement à ce moment là que l’ont ressent le fait que le jeu fut développé à l’origine sur la génération précédente. Dans la plupart des endroits vous allez pouvoir interagir avec quelques pèlerins, acheter deux ou trois bricoles dans le magasin et basta… On pense plus à des campements qu’à des villages. Il est évident, en voyant le nombre de personnages présents dans les Badlands, que si Rare avait commencé son jeu sur 360 dès le départ il y aurait eu beaucoup plus de vie en plus des dindons et autres écureuils qui traînent par ci par là…


10 lutins élémentaires = 10 façons de jouer ?

La mécanique de gameplay est assez simple, pour ne pas dire simpliste. Vous allez devoir trouver la trace d’un lutin (le point de destination clignote sur la carte), ils sont à chaque fois retenus par un troll de l’ombre et vous aurez à chaque fois à traverser un « monde » différent. Dans ces mondes il y a quelques énigmes assez bateau à résoudre pour pouvoir débloquer le chemin, pas mal d’ennemis en tout genre et parfois même un boss (pas toujours) à abattre pour avancer. Si les énigmes sont relativement variées et laissent souvent place à l’utilisation des capacités d’un lutin pour les résoudre, si les ennemis sont assez différents pour nous obliger à utiliser chaque lutin, si les (trop rares) boss demandent presque tous une action différentes on se retrouve paradoxalement très vite à devoir faire la même chose sans cesse. Avancer avec un lutin qui concorde au monde qui nous entoure, résoudre une énigme, taper les ennemis tout au long de la quête, buter un éventuel boss et massacrer le troll de l’ombre (toujours de la même manière au passage). La chose la plus rébarbative viendra du fait que, comme dit plus haut, les 10 lutins sont prisonniers de 10 trolls de l’ombre et qu’on utilisera 10 fois la même technique pour le battre…
Pourtant nos 10 lutins nous permettent vraiment de jouer de 10 façons différentes mais c’est tout bonnement mal exploité et au final on se sent légèrement frustré. Surtout que l’utilisation de certaines transformations de Kameo est purement anecdotique. Et ce n’est pas la possibilité d’améliorer les capacités de nos lutins (comme dans un RPG) qui redorera le blason étant donné que c’est tout autant anecdotique, vous pouvez finir le jeu sans jamais avoir amélioré quoique ce soit. On regrettera aussi le fait que dès que l’on a Thermite, le tout dernier lutin, on passe son temps à l’utiliser jusqu’à la fin du jeu, on pourra même battre le dernier boss en n’utilisant que lui… On imaginait pourtant une richesse de gameplay incroyable nous demandant de changer de personnages à longueur de temps, pour battre un boss par exemple, mais ça n’arrive que trop rarement et c’est vraiment fort dommage. Autre « preuve » concernant l’adaptation 360 relativement rapide : les deux boutons de tranches de la manette ne servent à rien, on comprend que le jeu était à l’origine prévu pour un pad moins pratique…
Niveau jouabilité c’est très instinctif, rien à redire si ce n’est pour quelques soucis de visée à cause des mouvements de caméra. Par exemple vous orientez la visée vers le haut et la caméra se retrouve cachée par les hautes herbes au sol. C’est parfois très énervant !

Ceci dit je vous rassure, malgré tout ça on arrive tout de même à bien s’amuser et l’univers féerique y est certainement pour beaucoup ! Et puis même si l’idée des différents gameplay est sous exploitée elle est tout de même là, et le développement a beau avoir commencé il y a plus de 4 ans et fait 3 plateformes différentes ça reste original et presque totalement inédit dans un jeu du genre…
Les joueurs occasionnels, votre petit frère, votre grand-mère ou même votre cousin hardcore gamer pourront y trouver leur compte. Même s’il est vrai que le jeu est conçu pour le grand public, Rare ne s’en est jamais caché, les gros joueurs lutteront tout de même sur certains passages (toutes proportions gardées). En fait les phases sont simplifiées au maximum grâce à votre vieux grimoire qui vous donne des conseils selon la situation à laquelle vous faites face. Ainsi on ne sera jamais bloqué et c’est ce petit détail qui pourrait en énerver plus d’un, heureusement une option permet de totalement désactiver tout ça et je ne saurais que trop vous conseiller de le faire dès le départ car on est bien trop souvent tenté d’appuyer sur Start pour voir ce qu’il faut faire avant même d’être bloqué… Au final on torche la bête en une dizaine d’heures. Un mode Coop’ en écran splitté vous permettra de recommencer le jeu avec un pote et un système de points (comme il y en a beaucoup en ce moment) pourra motiver les plus acharnés d’entre vous qui veulent un classement « A » à chaque niveau du jeu.


Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Même s'il y a certainement et naturellement une énorme marge de progression à franchir par les développeurs au niveau technique, la Xbox 360 étant en début de vie, on imagine difficilement un jeu plus beau. C'est magnifique et c'est sans absolument aucun bug technique...
Gameplay
Jouabilité très instinctive entâchée par quelques bugs de caméra, parfois très lourd, lors de la visée. La mécanique de gameplay est quant à elle très classique et rébarbative, dommage.
Ambiance sonore
Une musique magistrale, un superbe bruitage, des bons doublages.
Durée de vie
Une dizaine d'heures pour finir l'aventure c'est un peu léger et ce ne sont pas le mode coop' en écran splitté et le système de classement par points qui tiendront le chalant en haleine.
Intérêt
Le grand public adorera, les joueurs aimeront surement un petit peu moins (quoique)... Cependant le design général et l'ambiance très féerique poseront peut-être problème à vos yeux. On aime ou on n'aime pas.
En remettant les choses à leur place Kameo est un bon jeu grand public qui avait pour prétention d'être un bon jeu grand public. Croyez moi sur parole, si nous, les joueurs, pouvions avoir un tel résultat à chaque titre floqué "familial" je jouerais sans cesse avec ma famille. Kameo même sans être parfait laissera forcément un bon souvenir à quiconque franchira le pas de l'achat en connaissance de cause.






Fiche jeu

Editeur : Microsoft Games
Développeur : Rare
Genre : Aventure
Date de sortie : 2 Décembre 2005