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WRC avec Sebastien Loeb Edition 2005



Seb c'est bien

Déjà associé au jeu l'an dernier, Sebastien Loeb récent vainqueur du titre mondial pour la deuxième année successive devient le parrain officiel du jeu auquel il prête même son nom. L'alsacien apporte ainsi sa notoriété grandissante et une caution technique au jeu d'Evolution Studio. La présence du pilote numéro un du circuit se retrouve dans l'habillage du jeu ainsi que dans de courtes vidéos pour introduire les différents modes de jeu et enfin dans de petits conseils de pilotage lors des écrans de chargement. On retrouve même le champion de chez Citroën dans un mode challenge dans lequel on lui est opposé; l'occasion pour la baron rouge des rallyes de se la péter un peu, ce qui est facile quand on est double champion du monde et que l'on part en plus avec plusieurs secondes d'avance. En plus du pilote français, WRC bénéficie de la licence complète et exclusive du championnat du monde des rallyes. On retrouve donc les pilotes et voitures officielles ainsi que les différentes étapes du championnat. Le tout donne un environnement de jeu classieux et sobre. On se réjouit d'un habillage plus équilibré après des premiers épisodes aux allures de propagande d'office du tourisme.

The Real Rallye Simulation

Grâce à la licence officielle on retrouve donc le véritable championnat dans deux catégories de voitures. Les 1600 qui sont des voitures pas très puissantes pour commencer puis les courses WRC avec de plus grosses cylindrées. Pour ce dernier championnat, trois niveaux de difficulté sont d'ailleurs disponibles. Vous choisissez parmi les écuries officielles et les véritables pilotes de la saison qui vient de s'achever. Les épreuves de championnat respectent donc les étapes officielles mais comme toujours il s'agit d'une version light du véritable championnat WRC car vous disputez moins de spéciales (courses) que les pilotes du circuit ne le font dans la réalité.
Comme lors de la compétition officielle vous disposez avant chaque rallye de la possibilité de faire des essais et réglages sur la surface lors du shakedown. Toujours du coté de la simulation, votre voiture subira des dégâts et avaries en cas de chocs, vous pourrez les réparer entre les spéciales mais dans une limite de temps donnée et vous serez pénaliser si vous la dépasser. Il vous est possible de choisir également entre le véritable calendrier qui suit l'ordre des courses ou bien de faire les épreuves de façon plus libre. D'autres modes sont également présents qui vous permettent de faire une épreuve de rallye ou une simple spéciale seule, ou encore de participer à des challenges avec d'anciennes voiture de rallye ou opposé à des concurrents sur la même piste.

Whaa Rhaa Cé boo

Toutes les étapes du championnat du monde vous mèneront aux quatre coins de celui-ci dans des paysages variés. De la Finlande à l'Australie, de la Corse au Japon vous pourrez donc conduire sur des pistes aux décors et revêtement très différents. La qualité graphique des niveaux et le level design des tracés des courses constituent l'un des principaux points forts du jeu. Le niveau visuel du jeu n'a pas forcément énormément évolué depuis le dernier épisode mais le rendu est d'excellente facture. Non seulement les environnements varient entre les différents rallyes mais même les spéciales se révèlent diversifiées et vivantes. Le mérite en revient à la longueur des tracés serpentant au milieu de forêts, de villages, près de lacs, au bord de falaises ou bien en pleine campagne. De plus la météo évolue en cours de course de sorte que l'on peut se retrouver sur la pluie ou au milieu d'un brouillard épais qui pourra plus tard se dissiper. Enfin pour encore plus de dynamisme, certains éléments peuvent différer d'une course à une autre comme un éboulement de pierre par exemple. Les voitures ne sont pas en reste et sont parfaitement modélisées d'autant que les dégâts son apparent.

L'agument de poids

Coté gameplay, le jeu se veut être une simulation accessible. Une approche louable qui souffre pourtant du refus d'un véritable positionnement du titre. Lors des premières course et encore plus si l'on commence en 1600, la première chose qui frappe est le poids des véhicules. Contrairement à nombre de jeux du genre où les voitures semblent flotter sur la piste, WRC offre un moteur physique très travaillé dans lequel on ressent vraiment la masse des voitures. Cependant ce coté réaliste est contrebalancé par des aides au pilotage qui relèvent plus du pilotage automatique. Il est donc conseillé de réduire ces dernières très tôt dans le jeu à moins d'être un fan de la conduite accompagnée. Sans cela c'est tout juste si votre voiture ne freine pas toute seule dans les virages, ce qui réjouira les inconditionnels de K2000 mais risque d'énerver les pilotes virtuels en herbe.
Au bout de quelques courses on se rend vite compte du manque de puissance de ces voitures qui semblent presque lutter en cote et on décide de se tourner vers la classe supérieure des WRC. Ces dernières sont bien plus puissantes ce qui paradoxalement fait un peu moins ressentir l'impression de poids, voire de lourdeur des 1600 pourtant plus petites. Ces bolides s'avèrent être des animaux plus intéressants à dompter grâce à leur vitesse accrue. Les sensations sont ici plus impressionnantes, presque trop lorsque la vitesses dépasse les 150 km/h et que les décors deviennent floues et que la caméra tangue. On s'y fait un peu à la longue mais la différence est peut être un peu trop marquée même si elle nous permet de ressentir le danger de la conduite et nous oblige soit à tenter le tout pour le tout soit à être plus raisonnable pour garder le contrôle de la voiture.
La direction peut aussi poser quelques problèmes. Allant de paire avec le poids des voitures, celle-ci est assez rigide. Le tout passe bien en conduisant parfaitement avec le bon dosage de freinage mais en cas d'impair il est assez difficile de récupérer la voiture qui, même en lâchant les gaz en courbe a tendance à être irrémédiablement attiré par le bas coté. Pour les courses les plus sinueuses on en viendra même à changer la sensibilité dans le menu commandes car le réglage par défaut pour chaque spéciale n'est pas optimal.

WRC c'est de la dynamique !

La conduite dans le jeu demande donc une concentration de tous les instants. Non seulement vous risquez l'accident à chaque virage mais en plus les courses sont assez piégueses et les fautes parfois lourdement sanctionnées. Les développeurs ont dû passé pas mal de temps à peaufiner le moteur physique du jeu. Chaque choc affecte la trajectoire de la voiture et les accidents plus importants causent des dommages au véhicule. En cours de course vous pouvez donc perdre des éléments de carrosserie mais c'est surtout la mécanique qui vous causera des soucis. Tapez un peu fort et vous abîmerez la direction ou le radiateur ce qui aura pour effet de rendre la voiture moins performante. A l'écran vous pourrez voir une inquiétante fumée en provenance du capot alors que le moteur râlera de manière non moins alarmante. Une gestion de dégâts intéressante qui pèse comme une véritable épée de Damocles lors des courses bien que les chocs même les plus violents ne sont pas fatales.
Le dynamisme et les sensations viennent également des conditions de courses qui peuvent parfois vraiment surprendre. On se réjouit des éboulement de pierre ou des abandons de certains adversaires mais on pourra trouver un peu plus limite et moins crédible la présence de ballots de paille formant un véritable slalom ou d'un énorme camping car garé dans un virage à angle mort.
De plus le copilote vous fait vraiment vivre la course. Ses conseils sont toujours avisés et bien donné à par quelques cas où il vous signale un retard imaginaire. On s'amuse de ses réactions de joie à la fin d'une course victorieuse ou de peur quand il vous hurle de freiner et vous demande si vous essayez de le tuer.

Source: www.play-attitude.com

Technique
Les graphismes du jeu n'ont pas forcément énormément évolués depuis le dernier épisode mais c'est tout simplement car il paraît difficile de faire mieux sur PS2 à l'heure actuelle. Les décors et voitures sont parfaitement modélisées.
Gameplay
WRC tente d'offrir un compromis entre arcade et simulation. Tous les joueurs devraient y trouver leur compte et leur lot de sensations mais le jeu aurait mérité un positionnement plus clair car il en résulte des réglages pas toujours optimum.
Ambiance sonore
En dehors des menus pas de musique, le joueur doit se concentrer sur sa voiture dont les bruitages qui évoluent selon les dégâts sont parfois un poil répétitifs. Le copilote fait lui un très bon travail.
Durée de vie
Le championnat du monde officiel dans deux catégories avec trois niveau de difficulté très progressifs ainsi que des challenges annexes donnent une bonne durée de vie au titre. On aurait pu apprécié un mode carrière plus travaillé mais le mode online et le multi à 4 assurent un nombre d'heures de jeu plus que convenable.
Intérêt
Incontestablement le jeu de rallye du moment d'autant que la concurrence ne suit plus. Un jeu destiné aussi bien aux novices qu'aux pilotes aguerris qui veut peut être un ratisser trop large.
En lisant le test de Samy de l'épisode précédant j'ai lu ceci : « Dans un bon jeu, c’est le gameplay qui s’adapte aux joueurs et non l’inverse ». C'est peut être là le seul défaut de WRC. A vouloir contenter tous les types de joueur, il n'est pas toujours facile pour les joueurs justement de se situer face au gameplay du jeu qui quoique très bon souffre de quelques problèmes de réglages. Malgré tout, WRC reste une production de très bonne qualité et la référence actuelle en matière de jeu de rallye.






Fiche jeu

Editeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Evolution Studios
Genre : Sports
Date de sortie : 2 Novembre 2005