Project Gotham Racing 3



Life begins at 170 mph

Dès le premier trailer diffusé, Bizarre annonçait la couleur. Toutes les voitures présentes dans Project Gotham Racing 3 allaient dépasser 170 mph soit environ 273 Km/h, autant dire que le nombre de véhicules potentiels se voyait réduit drastiquement. Au final, on se retrouve avec 75 sportives issus de divers constructeurs, britanniques pour la plupart (Les développeurs, anglais, sont basés à Liverpool…). Comme dans tout PGR qui se respecte, on trouve aussi une collection de Ferrari plutôt conséquente, de la mythique F40 à la rarissime F50 GT en passant par la petite dernière, la F430 (le « premier prix » de chez Ferrari actuellement…). Après Need For Speed Most Wanted, c’est le grand retour des Lamborghini. Miura, Diablo, Countach, elles sont toutes là (ou presque). En parlant de NFS, EA ayant obtenu la licence exclusive de Porsche, ce sont des RUF qui sont présentes dans PGR3. RUF est le plus gros préparateur officiel de Porsche, alors même si vous ne trouverez pas la Carrera GT, la dernière Cayman ou encore la fameuse 911 GT1 disponible dans le deuxième opus, vous pourrez toujours vous consoler avec des 911 (modifiée) de divers époques. Tout cela pour dire qu’à défaut d’avoir la quantité (75, c’est peu finalement), nous avons la qualité. Du côté des villes, pas grand chose de nouveau, il faut bien l’avouer, surtout si l’on est un habitué de la série. Seule Las Vegas n’avait pas encore fait son apparition dans un PGR, Tokyo, Londres et New York figurant sur la liste du premier opus. On retrouve le fameux circuit du Nürburging, présent en plusieurs versions : le circuit de F1 actuelle et la partie nord de l’original, le Nordschleif. Autant dire que les environnements sont beaucoup moins nombreux que dans le précédent, la durée de vie ne peut qu’en pâtir. C’est d’ailleurs là que se situe le principal défaut de ce PGR3. Le jeu est beaucoup trop facile et donc court. Pour preuve, j’ai terminé le jeu presque entièrement en or (il doit me manquer moins de dix médailles) en une quinzaine d’heure. Certes il y a le challenge de finir le jeu en platine mais si la motivation n’est pas là de la part du joueur… Il y aura toujours l’éditeur de circuit qui vous permettra de rallonger la durée de vie mais là encore, on sent le manque de contenu. L’espace modélisé, et donc éditable, est très réduit, on a un peu l’impression de courir toujours sur les mêmes circuits, à fortiori quand il n’y a pas beaucoup de villes… Enfin dernier défaut concernant les circuits, la rareté des dénivelés. Où est donc passée la grande ascension/descente du château d’Edimbourgh ?
De nouveaux modes de jeu ont fait leur apparition comme le capture the track dans lequel on doit effectuer le meilleur temps sur toutes les portions du tracé, le Time vs Kudos et quelques autres qui permettent de renouveler le genre mais qui ne sont malheureusement pas intégrés à la carrière...

Le gameplay a toujours été un élément important dans la série : réglé aux petits oignons, un mix quasi-parfait entre l’arcade et la simulation, bref du pur bonheur. Visiblement c’est comme le vin, cela se bonifie avec le temps. Ce nouvel opus apporte quelques subtilités propres à la simulation. On sent, par exemple, davantage les différences entre les véhicules. Ces derniers ont des réactions plus vraisemblables même si de temps à autre on aperçoit quelques écarts et une impression de voiture sur coussin d’air. Paradoxalement, si le jeu gagne en réalisme (c’est un bien grand mot ! On n’est pas dans G.T.R. hein !), il gagne aussi en facilité puisque l’ensemble est plus laxiste. Frôler une voiture ou un mur ne vous pénalisera plus en terme de kudos et les voitures patinent beaucoup moins facilement. La nouvelle vue cockpit diminue également la difficulté selon moi en raison de sa facilité d’accès de son point de vue qui permet d’anticiper plus facilement les courbes. C’est bien simple, on n’en avait plus fait des comme ça depuis les premiers ToCA sortis sur PS One et PC.

Wouaaaaa…..euuuhhh on m’aurait menti sur « l’ére HD » ? (aliasing inside)

Indubitablement, le jeu arrache la rétine. Certains plans sont réellement proches du photoréalisme. La modélisation des voitures est véritablement bluffante, les courbes sont enfin des courbes et les fameux intérieurs sont très proches de la réalité. On remarquera tout de même des optiques avants qui font un peu tâche. Les environnements sont criants de réalisme. Pour avoir eut l’occasion d’aller à Londres plusieurs fois, je peux vous dire que Trafalgar, Piccadilly Circus et tous les autres endroits de cette cité sont modélisés à la quasi-perfection. Toutefois, on observe des textures en deçà du standing général, le bug à la Halo 2 avec des textures (voir même des morceaux entiers d’environnements) qui apparaissent une ou deux seconde après le changement de plan, pas terrible pour un jeu « next-gen »… Enfin au chapitre des fautes techniques on notera un aliasing souvent très présent sur les voitures qui est en partie dû au fait que l’image du jeu soit upscalée. En effet, la résolution native du jeu (c’est-à-dire la résolution du rendu de l’image) est inférieure à 1280x720, la console grossit donc l’image ce qui a pour effet d’ajouter de l’aliasing.
L’animation est très bonne et l’impression de vitesse est améliorée grâce à l’application d’un motion blur.

Ah ! Ça c’est une Ferrari ! Ah ! Ca c’est une américaine !

Et à quoi on les a-t-on reconnu ? AA leur symphonie ! S’il y a bien un endroit où PGR3 réalise le sans fautes c’est bien dans l’ambiance sonore. On avait déjà pu avoir une idée de ce qui nous attendait via le site officiel et les quatre extraits audio, et bien c’est bel et bien ce qu’il y a dans le jeu. Chaque voiture a son propre son, ses petits détails que l’on peut distinguer en tendant l’oreille comme le sifflement d’un turbo… On distingue aisément les Américaines et leur moteur rauque, guttural des Ferrari et leur bruit de moteur si caractéristique. La localisation est excellente et change du tout au tout selon la vue choisie. D’ailleurs l'atmosphère de l’habitacle est très bien rendue avec une ambiance entièrement étouffée hormis la musique. Du côté de la bande son, il y en a pour tous les goûts, au pire vous pourrez mettre vos propres musiques.

Je suiiiiissss passéééééé à la téléééééé !

C’était lors d’une studio update que Bizarre avait annoncé en détails les fonctionnalités de Gotham TV. Cette chaîne de télévision virtuelle permet de suivre des courses courues par des joueurs du monde entier en direct. Dans la réalité, cette fonctionnalité marche très bien et ne souffre pas du lag. Du reste, l’interface du lobby est assez désorientante au début (un peu comme toute l’interface du jeu) puis on s’y fait. En fait le live reflète un peu l’idée générale que l’on peut se faire du jeu : il y a des petits détails qui manquent ou qui nous exaspèrent, comme par exemple l’impossibilité de savoir qui nous parle en live. Cela n’empêche pas le fun d’être omniprésent, et c’est bien cela le principal !

Source: www.xbox-attitude.com

Technique
Certainement l’un des plus beau jeu du lancement de la console. Toutefois on remarque ça et là des bugs, des textures moyenne et de l’aliasing qui traîne.
Gameplay
Le gameplay a su évolué dans le bon sens en s’enrichissant de petites subtilités issues de la simulation, tout en restant très (trop ?) accessible. On distingue vraiment les différences entre chaque voiture et on sent que le moteur physique est plus abouti. Le jeu tend à être trop facile par rapport à ses prédécesseurs...
Ambiance sonore
Je crois que c’est la meilleure ambiance sonore qu’il m’ait été donné d’entendre dans un jeu de course. Les sons des moteurs, le bruit étouffé de l’habitacle, du tout bon. Certains pourraient ne pas aimer la bande-son, qu’importe, avec le custom track disponible n’importe quand, ce souci n’en est plus un.
Durée de vie
Si vous n’avez pas le live, elle est bien trop courte par rapport à PGR2, un peu plus d’une quinzaine d’heure pour avoir tout en or. Vous aurez toujours l’éditeur de circuit mais cela reste une bien maigre consolation. En revanche si vous êtes un membre gold du live, alors là, la durée de vie est quasi-infinie. La note prend en compte le live, si vous ne le possédez pas, vous pouvez enlever 1 ou 2 points selon votre degré de persévérance pour avoir avoir les médailles en platine.
Intérêt
Si vous devez choisir un jeu de course c’est celui-ci qu’il faut prendre au lancement. D’autant que, nous autres européens ne pourrons goûter aux joies du drift qu’en janvier. Encore une fois, si vous n'avez pas le live, l'intérêt retombe pas mal...
Ce PGR3 est un excellent jeu de voiture, mais l’on sent bien que les développeurs ont du « rusher » pour êtres prêts au lancement. Le manque d’environnements et la petitesse de la superficie jouable se font vite sentir. Le planning séré se perçoit dans le manque d’optimisation se traduisant par les bugs de textures qui ne devraient plus avoir lieu d’être sur next-gen. Bref on comprend maintenant pourquoi les développeurs désiraient six mois de plus, sûrement pas uniquement pour le framerate…




Fiche jeu

Editeur : Microsoft Games
Développeur : Bizarre Creations
Genre : Course
Date de sortie : 2 Décembre 2005