lifestyle gamer




EyeToy : Play 3



Premier pas
Le jeu se lance et la peur de rejouer aux mêmes mini-jeux que l'année dernière se fait sentir. Il faut reconnaître que depuis 2003, rien n'a vraiment évolué. Mis à part l'excellent Antigrav, la caméra a avant tout, été utilisée dans des compilations de mini-jeux plus ou moins marrantes mais aucunement novateur. Premier constat dans ce Eyetoy Play 3, la détection des mouvements est parfaite et il n'y a absolument rien à redire sur la qualité de l'image. La navigation dans les menus deviendrait presque agréable. Nous mettons nos craintes de côté et nous partons à la découverte des nouveaux mini-jeux.

9 nouveaux mini-jeux
Chaque épisode apporte son lot de nouveautés entre innovation et repompage. Cet opus les classe en 3 catégories : Musique, Sport et Divers.

  • A toi de Jouer
    Ce mini-jeu musical reprend en partie les gameplay de Tam-Tam et de Air Guitar dans Eyetoy Play 2. Vous avez trois concerts pour faire vos preuves (rock, blues et funk). Chaque set rajoute un instrument. On commence avec une batterie et une guitare puis le jeu rajoute le trombone et pour finir l'orgue wah-wah. Dans l'ensemble, A toi de Jouer ressemble à un bête jeu de rythme où il faut taper au bon moment. De plus, les chansons sont trop courtes pour être vraiment accrocheuses. Dans les jeux de transition, vous devrez contrôler la foule qui veut monter sur scène et slammer dans le public en délire. Pas franchement passionnant, le mélomane retournera vite taper des fûts.
    Solo : 6/10 - Multi : 7/10

  • Maestro
    Bienvenue dans l'univers symphonique de la musique classique. Eyetoy n'avait pas encore donné l'occasion aux joueurs de se transformer en chef d'orchestre. C'est donc fait aujourd'hui avec ce mini-jeu. Même si ce n'est qu'un banal jeu de rythme de plus où il faut de nouveau taper au bon moment, Maestro inclue une dimension qui fait que l'on a réellement l'impression d'être dans la peau d'un chef d'orchestre. Le mode difficile est vraiment jouissif même si, paradoxalement, il reste facile et trop accessible. Les mini-jeux de transition allie observation et sens du rythme puisqu'il faudra réécrire une partition et suivre un rythme de plus en plus rapide. L'un des meilleurs de cette troisième fournée.
    Solo 8/10 - Multi : 8/10

  • DJ
    Dans le premier Eyetoy Play, Sony nous avaient déjà convié à entrer dans une boîte pour enflammer le dance floor. DJ fait encore mieux en incluant quelques nouveautés appréciables. Tout d'abord, il faudra scratcher pour réaliser un Parfait ce qui fait que DJ est beaucoup plus qu'un simple jeu de rythme. Vous pouvez également chauffer la foule en bougeant les bras ou en appelant votre pote MC pour qu'il pose sa prose sur votre son. Les mini-jeux vous proposent quant à eux, de poser des stickers et d'en taper cinq avec un MC. Il manque juste des freestyle à plusieurs pour que la fête soit parfaite.
    Solo : 8/10 - Multi 7/10

  • Bowling
    Le Studio London n'avait pas encore exploré les salles enfumées du bowling. Dans ce troisième opus, c'est chose faite. Le gameplay est bien pensé : vous êtes "dans" la boule et c'est vous qui déterminer sa vitesse et sa direction grâce à l'impulsion de départ. Il est ensuite possible de mettre de l'effet à votre trajectoire. Sauf si vous accrochez vraiment au bowling, en solo, il ne vaut pas le détour, la faute à un rythme lent et mal maîtrisé. Mais en multi à deux sur le même écran, c'est excellent et prenant. On regrettera quelques soucis de moteur physique au niveau des quilles. Par moment, elles doivent tomber mais elles semblent glisser et restent finalement debout. Déroutant.
    Solo : 6/10 - Multi 8/10

  • Volley-Ball
    Sur les plages virtuelles de Copacabana ou de Santa Monica, on sentirait presque l'odeur du sable chaud. Le Studio London a réussi à recréer l'ambiance du beach volley. Le gameplay est intéressant : la caméra distingue bien vos mouvements et la puissance de vos coups est bien retranscrite. Certes les déplacements sont dirigés et ne vous laisse que peu de liberté, mais le plaisir de jeu est intact autant en solo qu'à plusieurs. Les parties à deux sont d'une rare intensité. Les mini-jeux de transition ne sont pas franchement innovant mais parviennent tout de même à accrocher le joueur.
    Solo 8/10 - Multi 9/10

  • Football Américain
    Sport peu commun dans l'hexagone, le Football Américain intéresse tout de même un petit millier de fans passionnés par les touchdowns de la NFL. Dans Eyetoy Play 3, le sport US a été simplifié à l'extrême pour être fun et accessible au plus grand nombre. Après que votre Quaterback ait fait sa passe, vous devez intercepter le ballon et esquiver les joueurs pour marquer un Touchdown. Le jeu demande une bonne condition physique puisqu'il faudra courir sur place pendant quelques secondes. Les mini-jeux de transition vous proposent de taper des balles pour transformer votre Touchdown ou de rentrer dans le costume d'une mascotte. En multi-joueur, l'écran est partagé sans que cela altère le plaisir de jeu.
    Solo : 7/10 - Multi : 8/10

  • Attrape-Fantômes
    Ce jeu reprend l'univers de la chasse aux fantômes du premier épisode. Le gameplay a été repensé : il fait désormais pensé à Kung-fu puisque tout est basé sur vos réflexes. Vite agaçant, ce jeu n'est vraiment pas un chef d'oeuvre et n'innove pas vraiment. La seule nouveauté concerne les éléments du décor à esquiver en se baissant ou en sautant. En solo, le jeu ne présente que peu d'intérêt; Au contraire, il devient amusant à deux sur le même écran avec notamment, un jokari-fantôme bien fendard. Pas aussi fun qu'un Kung Fu, Attrape-Fantômes fait figure de vilain petit canard de cette troisième fournée.
    Solo : 4/10 - Multi : 6/10

  • Camp d'Entraînement
    La 1er Compagnie a fait des émules. Vous rentrez dans le monde très autoritaire de l'armée de terre. Ce mini-jeu propose deux types de gameplay. Dans le premier, vous devez faire des parcours du combattant pour prouver à votre sergent-instructeur que vous avez les épaules suffisamment larges pour intégrer l'armée. Comme dans le foot ricain, il faudra courir, sauter, ramper et frapper. Très fatiguant, il requiert une bonne condition physique. La deuxième phase vous demandera de prendre les poses de combat, ordonnées par votre instructeur. Si l'idée est plutôt intéressante, la détection des mouvements est catastrophique et il n'est pas rare que la console ne prenne pas en compte votre geste. Défoulant, mais pas indispensable.
    Solo : 6/10 - Multi : 6/10

  • Salon de Beauté
    Après la boue du camp militaire, à vous la boue de la thalasso. Dans la peau d'une esthéticienne, vous devez enchaîner les clientes afin de gagner de l'argent. Ce mini-jeu rappelle l'excellent Mr Chef où vous dirigiez d'une main de maître un fast-food. Les épreuves sont dans l'esprit Venus Beauté (Institut) avec de la manucure (faire bouger une lime à ongles avec ses bras), de la coiffure (couper droit), du maquillage (choisir le bon teint), du massage (taper le dos de votre victime) et bien d'autres épreuves plus ou moins intéressantes. En solo, il plaira à tou(te)s les squatteu(ses)rs d'institut de beauté. En multi, il n'est pas aussi fun que d'autres jeux malgré des séances de massage plutôt marrantes. On est bien loin de l'excellent Mr Chef.
    Solo : 8/10 - Multi : 7/10

    Tout pour le multi !

    On avait reproché aux deux premiers Eyetoy, leur absence de vrais modes multi-joueurs. En effet, seuls quelques jeux en coopération (Wishi Washi) étaient jouables à plusieurs sur le même écran. Il fallait se contenter d'un mode en alternance soporifique. Le Studio London a entendu nos louanges et propose enfin un vrai mode écran partagé. Quatre joueurs peuvent prendre part aux épreuves multijoueurs. Plusieurs modes sont disponibles. La Partie Rapide est reprise de Eyetoy Play 2 : elle offre la possibilité de choisir rapidement son mini-jeu. Beaucoup plus intéressant, le mode Tournoi peut être comparé à un Wario Ware. En effet, les mini-jeux sont choisis aléatoirement et il faut en remporter trois pour gagner le tournoi. Ce mode parvient à insuffler un rythme rapide, inédit dans la série Eyetoy. Quasiment tous les mini-jeux sont en écran partagé. Ils reprennent les gameplay des mini-jeux présentés précédemment. D'ailleurs, il faut remarquer que les épreuves de jeux tels que Volley Ball ou Attrape-Fantôme, sont bien plus intéressantes à plusieurs qu'en solitaire. Le mode tournoi est idéal pour les parties à deux puisqu'il réussit à allier fun et rythme dans une bonne humeur définitivement communicative.

    Si vous êtes trois ou quatre, le Studio London a crée l'expérience ultime de jeux à plusieurs. Encore plus fort que Bomberman, Mario Party et les jeux de société avec papy et mamy. Le mode Fête est ce qui se fait de mieux dans le genre Party-game. Trois jeux vous sont proposés. Un Amour de Chaton et Attention Singe Méchant proposent le même challenge : gagner des épreuves pour accumuler des objets qui vous serviront dans votre quête principale (appeler le chaton avec des poissons ou détruire des immeubles grâce à la force énergétique des bananes). Ces scénarios sont un prétexte à l'enchaînement de mini-jeux. A la manière d'un Wario Ware, vous devrez affronter une multitude d'épreuves dans un temps très court (entre 10 et 30 secondes). Le gameplay est suffisamment simple pour être assimilé rapidement. Et c'est l'extase ! A quatre sur le même écran, les mains se mêlent, tel un Twister vidéo-ludique. C'est parfois le grand bazar à l'écran et il n'est pas rare que des coups (involontaires) pleuvent, certaines épreuves demandant de taper des insectes dans l'écran des autres joueurs. On regrettera que les mini-jeux ne soient finalement, pas très nombreux (une petite vingtaine). Le troisième jeu du mode Fête est une simulation d'Athlétisme avec six épreuves olympiques : le 100m, le lancer de javelot, le lancer de disque, le 110m haies, le lancer de poids et le 400m relais. Crevant mais marrant, la chasse aux records et aux médailles prend tout son sens à quatre.

    Le meilleur de la série ?

    Il faut se rendre à l'évidence : Eyetoy piétine et n'innove plus. L'émerveillement et la curiosité des débuts a laissé la place à un sentiment omniprésent de déjà-vu. Le gameplay n'a pas bougé même si la détection a été améliorée. En solo, le jeu ne vaut pas son prix. Il est vite agaçant, surtout si vous aviez déjà joué aux deux précédents volets. Eyetoy Play 3 prend tout son sens en multijoueur grâce à des mini-jeux à la Wario Ware. Pourtant, même si le fun à plusieurs est bel et bien là, il manque ce petit quelque chose qui aurait pu consacrer ce troisième (et dernier, espérons-le) épisode d'Eyetoy Play.

    Source: www.play-attitude.com

    Graphics
    Le cel-shading masque un univers pauvre en détails. Même la mascotte ne peut prétendre rester dans les annales du character design.
    Gameplay
    La détection des mouvements a été légèrement améliorée. Outre de nombreux gameplay déjà vus, on retrouve un mode écran partagé quasi-inédit.
    Sound
    Sony s'est contenté du minimum. Certes tout a été traduit en français, mais ça manque de conviction. Les musiques sont anecdotiques.
    Longevity
    Seulement 9 jeux en solo, avec une durée de 5 à 10 minutes chacun. Le jeu prend une autre dimension en multijoueur.
    Lasting appeal
    Le seul intérêt de ce troisième volet est le mode multijoueur, enfin digne de son nom. Idéal pour les soirées entre potes.
    Ce troisième épisode laisse un avis mitigé. D'un côté, on s'ennuie à mourir dans des jeux solos agaçants et longuets. D'un autre, on prend son pied en multijoueur grâce au mode écran partagé. Amateur de Party-Game, Eyetoy Play 3 est fait pour vous. Mais force est de constater que "l'accessoire qui allait révolutionner votre façon de jouer" est devenu un gadget de plus dans le catalogue Sony.




  • Game details

    Publisher : Sony Computer Entertainment
    Developer : SCEE
    Genre : Réflexion
    Release date : 7 Noviembre 2005