Conflict : Global Storm
Stop… On arrête le suspens… Cet épisode ne déroge pas à la règle, améliorations techniques et nouveautés ne sont donc hélas pas au rendez-vous.
L’actualité au cœur du Conflict
Pivotal Games aime bien surfer sur la vague de l’actualité pour concevoir ses jeux. Assez logiquement, après avoir parcouru les latitudes arides des déserts irakiens pendant la guerre du Golf dans Conflict: Desert Storm (1&2), puis avoir visité la jungle et jouer les riziculteurs au Vietnam dans Conflict: Vietnam, c’est maintenant aux quatre coins du monde que le jeu nous entraînera. Ici nous reprenons les ingrédients des évènements récents, pas de guerre du Kosovo ou de Guerre Froide à l’horizon mais plutôt le cheval de bataille du président américain (G.W. Bush pour ceux qui viennent de sortir de leur hibernation de plusieurs années dans une grotte des hauteurs de l’Everest !). C’est donc le terrorisme qui est mis sur le devant de la scène, mais ne vous attendez pas à tuer les islamistes radicaux d’Al Quaïda mais une organisation néonazie: March 33 (en français dans le texte « Mars 1933 » une allusion à A.Hitler pour les historiens). Pour contrecarrer les plans des extrémistes vous pourrez compter sur l’aide de Foley, Jones, Bradley et Connor, membres de la Red Team déjà présente dans les Conflict: Desert Storm, les anciens reprennent donc du service.
Les début du Conflict
C’est donc le contrôle de quatre soldats, chacun étant spécialisé dans un domaine (tireur d’élite, mitrailleur, expert en explosif et fusiller), que vous aurez à gérer et pour vous y habituer on a pensé aux nouveaux. En effet deux entraînements sont disponibles, le premier ne consiste qu’en un parcours du combattant simplifié et une séance de tir et tout cela en solo. Le second nous apprend comment manier son équipe, au passage le dernier exercice (une embuscade) est très bien monté mais sera quasiment impossible à réaliser dans la « réalité », car ce jeu n’a de tactique que le titre que 2k Games lui donne.
L’intelligence du Conflict
En effet vous êtes entraînés, vous arrivez en terrain ennemi et là manque de chance, une demi second après avoir atterrit en parachute les 33’zards vous tombent dessus. Le décor est donc planté. Une fois votre problème d’emprisonnement réglé vous essaierez de mettre en application votre travail d’équipe pendant trois bonnes grosses minutes puis le côté bourrin du jeu reprendra le dessus, la faute à l’IA des ennemis ne dépassant pas le QI d’une huître pas fraîche ! Si vous avez la « malchance » de vous faire repérer, votre adversaire aura une réaction totalement logique: dans un premier temps il déclenche l’alarme (normal) puis il fonce sur vous en tirant dans tous les sens, le seul problème c’est que bien souvent lui est tout seul et vous quatre, cherchez l’erreur ! Nous sommes donc loin de l’IA d’un MGS.
En parlant d’intelligence artificielle. Vous l’aurez donc compris trois de vos équipiers sont gérés par la console et heureusement ils n’ont pas l’IA de vos ennemis. Ils gèrent assez bien le débit de leurs munitions (contrairement à moi !) mais ne peuvent ramasser les objets laissés sur le terrain, vous avez donc deux choix: soit vous switchez entre vos persos, soit vous prenez tous les objets avec un soldat puis vous les redistribuez, c’est une vrai perte de temps et c’est dommage.
La tactique du Conflict
L’intelligence artificielle a beau être pas trop mal gérée un petit problème persiste. Comme dans tous les jeux d’action tactique c’est le personnage que vous contrôlez qui donne les ordres au reste de l’équipe, seul bémol à part les actions « feu à volonté », « suivez moi » et leurs contraires il n’y a pas beaucoup d’autres actions. C’est vraiment peu pour ce genre de jeu, pas moyen d’exécuter des ordres complexes à la Rainbow Six.
La lumière dans le Conflict
Enfin la capacité à franchir des obstacles et, petit point positif, la possibilité d’utiliser des véhicules au travers des différentes missions rendent le jeu un peu moins linéaire et plus attractif. Ce sont les seules innovations par rapport aux premiers épisodes !
Source: www.play-attitude.com
Avec des graphismes assez soignés, le jeu est quand même assez loin de nous mettre une baffe. Sans être moche les personnages ont comme qui dirait un balai dans le tuuute ce qui rend leur animation peut vraisemblable.
Même avec un entraînement (peu) acharné, il est quasi impossible de réaliser des coups de fins stratèges comme les embuscades du tutorial ou des actions un peu complexes. L’IA de vos coéquipiers peut encore passer mis à part le fait qu’ils ne puissent ramasser des munitions. En ce qui concerne les ennemis, l’IA n’est vraiment pas à la hauteur des ambitions du jeu.
Le jeu est disponible en version française intégrale, un bon point direz-vous et bien non car le doublage laisse à désirer…
Avec 14 missions en solo, les même en mode coopératif (à quatre) et trois niveaux de difficulté (facile, moyen et difficile). Le jeu à une durée de vie moyenne mais ne vous attendez pas à rester des semaines devant la télévision.
Les plus chevronnés d’entre vous ne retireront quasiment rien, plus pour les novices dans le genre.
























