lifestyle gamer




Pro Evolution Soccer 5



Les développeurs nous avaient promis une surprise pour la version européenne, la cinématique d’introduction nous la dévoile. Une séquence très novatrice et bien réalisée qui tranche avec les habituelles animations d’actions de jeu. Le tout, sur Club Foot de Kasabian. Si la surprise est réussie, la transition avec la musique du menu n’en est que plus sévère. Ceux qui ont eu la chance de jouer à la version japonaise ne seront pas dépaysés puisque les musiques des menus n’ont pas changé, à notre grand regret.

Les différents modes de jeu

On retrouve dans PES 5 tous les modes de jeu habituels. Le match simple, les championnats, les coupes, l’entraînement et bien sur la Ligue Master. Pas de nouveauté de ce côté-là.
L’entraînement se décompose en 4 phases. L’entraînement libre permet au joueur de sélectionner une équipe et de s’entraîner aux domaines que l’on choisit. La mise en situation, permet de pratiquer l’art du dribble, de la passe, du tir, de l’attaque et de la défense dans des situations choisies par la console où vous devrez accomplir un objectif précis, à la façon d’un didactitiel. Le challenge entraînement, permet lui une vraie compétition de maîtrise du ballon avec un système de score et de récompense (les points PES). Enfin, l’entraînement pour débutants apprendra à jouer à ceux qui ignorent totalement ce qu’est le football par l’intermédiaire de pages de texte expliquant les règles ainsi que des mises en situations toutes simples.

Le mode « coupe » vous permettra de jouer des coupes « Internationales » (coupe du monde), « Européennes » (Euro), « Africaines », « Américaines », « Asie-Océanie » ou « Konami » (personnalisée).
Le mode championnat suit le même principe avec les compétitions anglaise, française, italienne, espagnole, allemande, hollandaise et une personnalisée.

La « Ligue Master », quant à elle, propose de suivre une équipe lors de plusieurs saisons. Vous jouerez comme dans la réalité, un championnat, une coupe et selon vos résultats l’équivalent de la coupe de l’UEFA ou de la ligue des champions. Vous pourrez entraîner votre équipe, effectuer des transferts lors des périodes prévues à cet effet et vous occuper de changer vos maillots (pour les clubs qui ne sont pas sous licence). Du côté des nouveautés, on n’est plus obligé de lancer une séance d’entraînement pour régler la condition physique des joueurs. Un réglage automatique est disponible en appuyant sur une seule touche. Le système de création de maillot a été entièrement revu. On pourra ainsi créer nos tenues en différentes étapes pour arriver à un résultat beaucoup plus complet. La majorité des motifs existants en réalité sont ainsi reproductibles. De même, les numéros, les sponsors, et les noms disposent de polices plus diverses et de nouveaux positionnements (on peut par exemple écrire les noms des joueurs en bas des maillots ou rajouter un deuxième sponsor dans le dos). La LM offre le principal de la durée de vie du jeu pour les joueurs solo (ou jusqu’à 8 dans une même équipe) tandis que les matches simples sont souvent préférés lors des soirées entre ami(e)s. A signaler que la neige fait son apparition lors des matches simples.

Un gameplay proche de la perfection

D’un point de vue technique, PES reste encore et toujours largement au dessus de Fifa. Le jeu, revenu à une plus pure tradition simulation a encore progressé sur le rendu réaliste du football. Il faudra maintenant autant vous appliquer sur le timing de vos passes que sur leur qualité. Une passe intelligente lancée au mauvais moment vous forcera à courir pour la récupérer ou obligera votre joueur à effectuer un contrôle périlleux. Au contraire, dès que vous arrivez à utiliser vos passes au moment juste, vous jubilerez des magnifiques combinaisons que vous réaliserez. Les passes longues sont plus accessibles qu’avant et participeront en grande partie au plaisir de la construction puisque les transversales en plein milieu d’une action vont devenir choses courantes. Le réalisme des contacts, permet également de renforcer cette impression. Lors d’un contact entre deux joueurs, il n’est pas rare de voir le ballon rebondir d’une manière aléatoire. Les pertes de balles sont si fréquentes lors de matches disputés que ce réalisme agacera quelques fois. Le seul vrai point négatif dans le gameplay du jeu est ressenti le plus souvent à deux joueurs. Lorsque l’on sélectionne un joueur, il n’est pas rare de voir celui-ci marquer un léger retour en arrière. Le timing de vos actions risque d’en souffrir assez fréquemment.

Les mouvements disponibles et animations des joueurs sont toujours plus réalistes. Même si ce nouvel opus n’apporte pas grande nouveauté sur ce sujet, les gestes techniques (dont certains réservés à des joueurs particuliers, comme Ronaldhino), offrent de multiples possibilités tout en restant réalistes. Les secteurs ayant reçu le plus d’attention sont la protection de balle et l’agressivité de vos joueurs (dans le bon sens du terme). Sans grande révolution, la Team Winning, peaufine toutes les animations pour que l’on ait l’impression de voir évoluer de vrais joueurs sous nos yeux. Lorsque vous jouerez des coudes avec votre adversaire pour obtenir la balle, vous aurez le plaisir de découvrir tous ces petits détails qui font la différence.

Les techniques de coup franc ont, elles, été revues (tout du moins dans l’utilisation des touches). Les décalages sont maintenant beaucoup plus faciles à réaliser. Les fautes à l’abord de la surface pourront ainsi devenir de véritables armes pouvant renverser le court d’un match. Entre les trajectoires en force du côté ouvert, celles travaillées au dessus du mur en direction de la lucarne ou les décalages (sans oublier les feintes lorsque vous les tirez à deux joueurs), vous pourrez créer la surprise à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit.

Une technique honorable

D’un point de vue technique, PES 5, est très correct. Les pro-FIFA diront qu’il n’est pas à son niveau alors que les pro-PES diront que les graphismes sont plus réalistes et plus fins. Tout le monde sera d’accord pour dire que le jeu fait des progrès à chaque nouvel opus (encore merci, c’est quand même le but). Celui-ci ne déroge pas à la règle sur le plan des modélisations faciales et de l’impression graphique générale. Par contre, le public n’a pas eu cette chance et est une fois de plus carrément minable. Il a même disparu lors des phases de jeu. Quand vous envoyez le ballon en touche et que la caméra nous montre les tribunes, elles sont complètement vides. Le titre essaie tout de même de faire illusion à ce sujet puisque certains supporters en 3d ont été modélisés pour les animations d’avant match ou lors de buts. L’arbitre, lui est présent sur le terrain. D’ailleurs en parlant de l’arbitrage, celui-ci est bien meilleur que dans le précédent. Si les erreurs « humaines » existent, elles sont très rares  comparé à PES 4 où l’homme en noir devait jouer les touches à pile ou face. Dans cette version, on regrettera juste une trop grande sévérité lors des contacts entre joueurs.


La Team Winning serait elle sourde ?

Comme chaque Pro Evolution Soccer, celui-ci n’échappe pas à la règle des commentaires minables et des musiques insupportables. N’importe quelle personne normalement constituée n’ayant pas envie de ranger son jeu définitivement au fond d’une armoire devra, au plus vite, enlever les commentaires de Christian Jeanpierre et Jean-Luc Arribard, voir même les musiques des menus. La musique de la scène d’intro ne suffira pas à nous contenter et toute l’ambiance sonore du jeu reste le gros point noir de Konami. Les supporters quant à eux, n’ont pas non plus fait l’objet d’une grande attention. Ils réagissent certes mieux aux actions mais l’ambiance dans les stades n’est pas près de vous donner des frissons. Les chants des supporters doivent encore faire l’objet de grosses évolutions avant de créer une ambiance digne d’un stade de foot.

Les licences

Comme on peut le voir dès le menu principal, John Terry, Didier Drogba et Thierry Henry apportent leur image de marque au jeu. Les licences de leurs clubs, Chelsea et Arsenal, sont elles disponibles. De même que celles du Celtic Glasgow et de Porto. Vous devrez donc, comme tous les ans, passer quelques heures dans le menu « éditer » pour réécrire tous les noms des joueurs (certains pays comme l’Allemagne ou la Hollande pour l’Europe n’ont pas les vrais noms de joueurs pour les sélections nationales), et surtout des clubs (à moins d’aimer jouer avec Ile de France ou Bouches du Rhône.). Pour les plus courageux, les stades et les écussons attendent aussi d’être modifiés. Enfin, certains transferts (heureusement assez rares) ne sont pas non plus effectués.

Source: www.play-attitude.com

Graphics
Les détails ne sont pas au rendez-vous mais le niveau graphique général est bon. Les visages vont de la quasi perfection avec Robert Pires par exemple, à un grand n’importe quoi pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir été modélisés. Le public fait quand même perdre un point pour sa réalisation où l’on doit pouvoir compter les pixels utilisés à l’œil nu.
Gameplay
Le gameplay est proche de la perfection. Même FIFA qui ne propose habituellement pas les mêmes combinaisons de touches possède un mode « secondaire » calqué sur celui de PES. La construction des actions est formidable et le timing des matches, s’il surprendra au début, ravira les fans au bout de 4-5 matches.
Sound
L’ambiance sonore est déplorable tout simplement, indigne du reste du jeu, mais bon on a l’habitude. En enlevant les commentaires, vous pourrez vous-même corriger le tir en jouant les commentateurs (de mauvaise fois bien sur mais ça fait tellement plaisir).
Longevity
Une durée de vie excellente. Comme tous les jeux de sports, on peut y jouer toute l’année sans se lasser. De plus, ceux qui voudront voir leur salle des trophées complètement remplie vont y passer un certains nombres d’heures (qui dépend aussi de la durée que vous fixez pour les matches).
Lasting appeal
PES 5 remporte sans hésitation la guerre qui nous est promise chaque année entre le poulain de EA et celui de Konami. Cette guerre a-t-elle tout simplement lieu quand on voit l’avance de PES ? Les passionnés de football sont sûrs de ne pas se tromper en achetant ce titre.
Le plaisir. C’est le mot que l’on a à la bouche après avoir enfiler nos crampons sur PES 5. Si Konami n’a pas l’air de vouloir écouter les joueurs en ne faisant pas d’effort réel sur les licences et sur l’ambiance sonore (principalement les commentateurs), le principal est tout de même là avec une réalisation parfaite et un plaisir de jeu qui atteint des sommets dès qu’on maîtrise cette opus plus réaliste que jamais.



Game details

Publisher : Konami
Developer : Konami Tokyo
Genre : Sports
Release date : 15 Octubre 2005