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Burnout Revenge



Le changement dans la continuité
Dans le genre surexploité des jeux de courses, Burnout avait réussi à innover en resservant une mixture certes classique mais avec de vrais morceaux d'accidents à l'intérieur. On avait donc droit à des voitures ultra rapides avec une conduite assez arcade mais les courses se faisaient en plein trafic. Ainsi la conduite dangereuse vous donnait droit à des « boost » mais un choc trop violent avec une voiture de passage causait un impressionnant accident au ralenti. Ces orgies de toile froissée pimentaient l'action mais la bonne idée restait un peu inachevée. Le troisième épisode peaufinait le tout grâce à une réalisation plus léchée, des voitures au look moins « Majorette » et surtout grâce aux « Takedowns » effectués en poussant un adversaire dans le décor ou dans une voiture adverse. Cette invention permettait enfin de mettre à profit le moteur du jeu et le système de crash.
Dans Burnout Revenge on passe encore un cap car maintenant les voitures du trafic participent enfin vraiment à la fête. Concrètement il est maintenant possible de provoquer des carambolages au milieu de trafic ou bien de se servir des autres voitures pour effectuer un « takedown » sur un adversaire. Il est possible de heurter les voitures du trafic, mais pas les bus ou camions ni les véhicules en sens contraire. Finie donc l'impression des voitures du trafic qui suivent un rail, le dynamisme est encore plus grand.

La rage au volant
Burnout Revenge se veut encore plus spectaculaire et nerveux que son prédécesseur qui mettait déjà la barre assez haut. Les circuits disposent de plusieurs embranchements avec des raccourcis tentants mais aussi très piégeurs. Vous croiserez également de nombreux tremplins qui permettent des sauts spectaculaires pour passer au dessus des embouteillages et remplir votre jauge de boost. Le principe du jeu reste le même, les courses sont divisées en différentes catégories qui vous demandent de réaliser un certain nombre de takedowns, de réaliser un temps contre la montre, il y a aussi un mode dans lequel le dernier à chaque tour est éliminé et enfin un mode dans lequel il faut causer le plus de dégâts possible dans le trafic.
Pendant les courses vous pouvez donc toujours faire des takedowns sur les adversaires en les poussant à la faute, en les poussant directement dans le décor ou contre une autre voiture. Lorsque vous êtes vous même victime d'un takedown, vous pouvez tenter un « aftertouch » en dirigeant la voiture pendant la séquence ralentie, vous disposez aussi parfois d'un « crashbreaker » pour provoquer une explosion. Enfin la petite nouveauté qui donne son nom au jeu, vous pouvez réaliser un « takedown revenge » en punissant d'un crash l'adversaire qui a causé votre accident. Enfin le mode crash dans lequel il faut réaliser le plus gros carambolage possible est toujours de la partie. Les différents bonus ont disparu mais il est maintenant possible d'utiliser des rampes et de diriger la voiture durant le saut.

Burnout 3.5 ?
On le voit donc, c'est le tout pour l'action et le jeu y parvient très bien. D'autant que la réalisation technique est impressionnante. Les effets sont superbes, les voitures très bien modélisées et les décors très détaillés. Comme d'habitude, la bande sonore du jeu est composée de chansons rock sous licences efficaces mais qui manquent un peu de variété et lassent forcément tôt ou tard. Criterion aurait peut être intérêt à aller chercher du coté d'une musique plus interactive en adéquation avec l'action et les sensations du jeu. Burnout Revenge remplit donc son contrat en poussant un peu plus loin le concept du troisième épisode mais on peut quand même trouver quelques motifs de déception.
Le jeu sacrifie au spectaculaire une certaine part de « finesse ». Oui bien sûr Burnout n'a jamais été un jeu « fin » mais on a l'impression que la conduite devient secondaire par rapport à de réflexes ou une conduite bourrine qui consiste à mettre son boost et à défoncer les voitures sur sa route. On peut un peu regretter les plongées dans le trafic en sens inverse des épisodes précédents. On s'amusait alors à essayer de battre les records de nombre de boost d'affilé ou de distance parcourue en sens inverse sur un circuit. Maintenant le rythme est devenu presque trop rapide de sorte qu'il faut connaître les circuits par coeur pour prendre les bons embranchements et il devient presque difficile de trouver son chemin au milieu de tous les effets pyrotechniques.
On se retrouve donc avec un jeu beau, fun, agréable à jouer et défoulant mais qui manque un peu de profondeur d'autant qu'il arrive à peine un an après l'épisode précédent et sans grande nouveauté.

Source: www.play-attitude.com

Graphics
Rien à redire, Criterion maîtrise la Playstation 2. Les environnements sont variés et très détaillés, les voitures très bien modélisées et les effets pyrotechniques impressionnants.
Gameplay
Burnout Revenge reprend la recette du précédent épisode en y apportant un peu plus de dynamisme. Le plaisir est immédiat mais un peu primaire.
Sound
Une bande son rock qui colle parfaitement à l'ambiance mais qui manque de variété.
Longevity
De très nombreuses voitures et épreuves à débloquer. Le jeu offre de nombreuses heures de jeu notamment online. Cependant mieux vaut jouer à petites doses pour éviter la répétitivité.
Lasting appeal
Le jeu parfait pour évacuer le stress du travail, des embouteillages ou autres. Cependant Burnout Revenge apporte peu par rapport à la recette de l'épisode précédant.
Fidèle à lui-même le jeu parvient à offrir un expérience fun et immédiate mais il n'apporte que peu de véritables nouveautés.





Game details

Publisher : Electronic Arts
Developer : Electronic Arts Games
Genre : Course
Release date : 22 Septiembre 2005