FIFA 06
Sepp Blatter Football 2K6
FIFA, on connait, c'est un gameplay accessible et des licences officielles par milliers. Cette version PSP ne déroge pas à la règle d'un jeu qui doit sa réussite avant tout aux exclusivités qu'il a acheté à grands coups de ludo-dollars. On retrouve donc les joueurs officiels des équipes officielles avec leurs maillots et sponsors tout aussi officiels dans des stades qui ne le sont pas mois, enfin vous avez compris le truc je pense. Ainsi tous les fans devraient être contentés, qu'il s'agisse de la groopie de Zizou ou de l'éventuel supporter d'une obscure équipe de D2 allemande. On remarque pourtant quelques données non mises à jour, enfin oui, je sais, parler de « données » est un peu impersonnel, les joueurs de foot sont des hommes libres et pas de simples numéros. Ainsi, le jeu a commis quelques oublis et certains joueurs ne se trouvent pas au bon endroit (il est quand même possible de réparer ces erreurs en se connectant sur internet avec sa console), comme Cana qui a usé de sa liberté de ne pas vouloir être remplaçant et de quitter le club ou il avait fait ses débuts pour rejoindre une équipe rival. Enfin bon, je ne sais pas pourquoi je dis ça, ce n'est pas mon problème, et en plus, je suis censé être supporter de l'OM. Arrêtons là le coming out et la digression pour en revenir au jeu. FIFA est aussi connu pour ses modes de jeux, et là on peut être un peu déçus de l'absence de mode carrière. Seule petite nouveauté, un je de jongle façon Dance Dance Revolution, marrant pour décompresser quelques minutes mais dont l'utilité profonde est relativement discutable ou un mode avec des scénarios où vous devez marquer un certain nombre de buts en un temps donné.
On refait le match
Techniquement, le jeu est plutôt une réussite. Les graphismes font honneur à la portable de Sony même si le tout apparaît un plus grossier en gros plan. En revanche, les temps de chargement sont assez longs et énervants. Coté son, EA a là aussi sorti le chéquier pour signer des morceaux de quelques artistes connus du moment, ce qui est plaisant à écouter lors de passages dans les menus mais qui reste un peu anecdotique à l'échelle du jeu. Pour les commentaires, les développeurs ont eu la fausse bonne idée de faire appel à Eugène Saccomanno, le trublion sexagénaire de la presse footbalistique et radiophonique, animateur du cultissime « Ooon reeeeeefait lee maaatch » sur RTL. Bon coup sur le papier, les interventions de Maitre Sacco se révèlent parfois un peu trop caricaturales et trop longues, de sorte qu'elles ne suivent plus trop le cours du jeu. Cette impression est accentuée par son compère Franck Sauzée, avec son accent du sud façon entraîneur de rugby qui font que les échanges entre les deux homme apparaissent vite démesurés et décalés. Ce qui permet de rendre un match d'une heure et demie distrayant en audio uniquement à la radio n'est pas forcément parfaitement adapté au format plus court du match en jeu, peut être même encore plus sur portable.
Loin des yeux...
Coté gameplay, on reste dans la lignée des FIFA avec un jeu accessible mais relativement arcade. Après on retombe dans l'éternel débat entre Pro Evolution Soccer et FIFA: le type de jeu plait à un certain public et pas à un autre et cela restera sûrement comme ça. On est quand même obligé de reconnaître que le jeu de FIFA est moins réaliste avec un manque d'organisation défensive et une faiblesse aussi bien dans la récupération que la construction face à son rival japonais. Malgré tout, il s'agit de la seule alternative plus ou moins crédible pour les (hérétiques) allergiques à la simulation de Konami. Les équipes d'Electronic Arts ont bien tenté d'ajouter quelques éléments tactiques mais on s'aperçoit très vite que cette version PSP souffre de quelques défauts très handicapants.
Ainsi il est possible d'adopter plusieurs types de stratégie en temps réel via la croix directionnelle. Au delà de l'utilité intrinsèque d'une telle chose dans un FIFA, le problème vient surtout du fait qu'il est donc obligatoire de jouer au stick analogique. Or celui-ci se révèle pas très bien placé et surtout manquant de sensibilité et de précision, réduisant de manière drastique les possibilités d'orientation du jeu long ou de constructions rapides et limpides. D'une manière générale, le plus petit nombre de boutons de la portable de Sony oblige à des combinaisons de touches pas toujours très pratiques pour certains gestes, le jeu d'EA payant ainsi son parti pris de la multiplication des touches utilisées par rapport à l'intuitivité d'un PES. Enfin, dernier problème et non des moindres: la vue bien trop éloignée. Il y a bien plusieurs caméras qui sont même censées être réglables, mais le résultat est toujours le même: la caméra est toujours trop haute et ne permet pas de bien voir ses joueurs, le jeu.... tout quoi. Or une vue qui ne permet pas de bien voir c'est plutôt dommage, surtout que le gameplay est déjà assez frustrant à la base.
Source: www.play-attitude.com
Des graphismes qui font honneur à la console sans non plus être somptueux. Des temps de chargement un peu longs mais rien de catastrophique non plus.
Du FIFA arcade et accessible mais avec en plus un maniement au stick imprécis, des combinaisons de touches peu pratiques et une caméra trop éloignée qui empêche de vraiment s'amuser à développer du jeu.
Des morceaux de musiques sympa mais peu utiles. Des commentaires relativement originaux pour le genre mais qui s'avèrent aussi par moments mal adaptés, trop accentués et un peu décalés et donc irritants. L'ambiance dans les stades est plutôt réussie.
De nombreuses équipes et compétitions officielles. On regrette l'absence d'un mode carrière malgré la présence de modes multijoueurs en wi-fi ou via internet..
FIFA n'arrive pas à véritablement convaincre sur PSP. Ce n'est pas non plus sur la portable de Sony que la série va réussir à s'imposer face à celle de Konami.

















