Avis Enslaved Odyssey to the West

Avec un titre mélangeant les genres, il faut s’attendre soit à très bon jeu, soit à une vraie déception. Surtout quand le dit jeu reprend pas mal de concepts qui ont déjà fait leur preuves et qui sont ici mal exploités.

odyssee2Prenant son inspiration dans « Le Voyage en Occident » on retrouve bien évidement un héros rappelant fortement le Roi des Singes aussi bien par son allure du dit mammifère qu’au niveau de son arme qui n’est autre qu’un bâton extensible, ou bien encore de son nuage lui permettant de pouvoir planer à raz le sol. Monkey, puisque c’est son nom, est donc un passager prisonnier, qui grâce à une inconnue, réussi à s’échapper de sa petite prison avant de devenir l’esclave de la dite inconnue. Cette jolie demoiselle répond au nom de Trip et a eu pour bonne idée de forcer notre héros à la servir et l’aider à rentrer chez elle en utilisant une couronne d’esclave. Cette couronne à pour particularité d’envoyer des décharges au cerveau de son porteur si celui ci, n’obéit pas aux règles du « maitre ». C’est donc forcé et résigné que notre ami Monkey accepte la mission qui lui est imposée et fera en sorte que la jeune fille puisse rentrer au bercail saine et sauve face aux hordes de Robots tueurs. Même si le scénario pourrai faire penser à un Terminator, nous apprécierons la façon dont il est mené, par une mise en scène remarquable et un jeu d’acteur convainquant avec en guest star Andy Serkis ayant déjà joué le rôle du Roi machiavélique dans une autre production de Ninja Theory, Cars 2 sur PlayStation 3 .

Si Trip et Monkey sont donc les deux gros protagonistes de cette aventure, Pigsy fera aussi son apparition. Cet homme porc, affectionnant particulièrement les cochons est plutôt le genre de personnage dont on se serai bien passé. Il représente le boulet que personne ne veut avec une répartie ne collant absolument pas à l’univers du reste du jeu à tel point qu’on ai l’impression que le studio ait été forcé de l’ajouter. Pour le reste, on se concentrera surtout dans la petite complémentarité des deux autres personnages, qui eux, ont vraiment été intégrés dans leur éléments. Par moment vous devrez donner des ordres à Trip pour vous suivre ou faire diversion, à d’autres vous devrez la transporter, d’autres encore, la couvrir le temps qu’elle puisse déverrouiller une porte, tout en gardant à l’esprit que si elle meurt, vous l’accompagnerez aussitôt. Dans l’ensemble, le jeu se veut quand même relativement facile. Tant au niveau des combats au corps à corps, dans lesquels vous utiliserez deux touches pour attaquer ou les combinerez pour lancer une attaque flash ou un balayage, qu’au niveau des phases de plateforme. Ces dernières sont beaucoup trop assistées voir même trop scriptées faisant qu’au final, nous avons plus l’impression d’assister à une histoire interactive plutôt que de jouer à un jeu vidéo. Le pire étant que bien trop souvent les bugs de collisions viennent semer le trouble nous forçant par exemple à prendre bien soin de positionner correctement notre personnage au bon endroit d’un rebord sans quoi, il ne sautera pas sur le suivant mais entamera une roulade dont un mur invisible l’empêchera de tomber de sa plateforme. Vous ne tomberez jamais dans Enslaved : Odyssey to the West ou alors c’est que vous avez deux mains gauches.

Certes on se retrouve totalement assisté, mais quelques part, on serait presque tenté de dire tant mieux, tant la maniabilité est approximative et la sensibilité des sticks mal dosée. Au final certains mouvements innés de notre personnage, deviennent trop peu confortables pour être appréciés, comme par exemple le simple fait de passer par dessus un muret derrière lequel on était à l’abri quelques secondes plus tôt. Ajoutez à cela une caméra trop souvent mal placée nous forçant à jouer constamment du stick droit pour pouvoir profiter des alentours quand nous avons la possibilité d’être en caméra libre, et vous comprendrez que le chalenge n’est pas forcement là où on l’attendait. On reconnaitra par contre que le titre se veut vraiment agréable à regarder, même si certaines textures paraissent un peu grossières, mais la palette de couleur utilisée nous en met plein la vue et chatouille notre rétine tant les décors sont fournis en détails en tout genre. On commence l’aventure dans un New York dévasté où la végétation à fini par reprendre le dessus sur les bâtiments. Ce mélange bitume/nature est tellement bien intégré l’un dans l’autre qu’on se laisse rêver au milieu de cet univers bucolique. Malheureusement, on remarquera aussi le fait que pendant les cinématiques certaines textures ont du mal à se charger, si ce n’est pas vraiment gênant, cela reste tout de même suffisamment flagrant pour être cité. On notera aussi que si la motion capture faciale est du même acabit que celui de Heavenly Sword, on à l’impression d’avoir ici des personnages un peu plus figés.

Enslaved : Odyssey to the West fait donc pensé à un titre mélangeant Prince of Persia et Uncharted 2 sans pour autant exploiter le tout comme il faut. On se retrouve donc avec un titre visuellement agréable mais paraissant dans le fond comme non fini. La faute à de nombreux bugs plus ou moins impardonnables de nos jours et à une durée de vie plutôt courte qui veut simplement s’aligner sur les standards du genre. De plus, si on à la possibilité de casser un peu le rythme par des séquences de shoot dont l’ergonomie est à revoir ou des similis courses poursuites trop courtes, on remarquera une certaines répétions tout au long des 14 chapitres tous plus ou moins construits de la même façon. On arrive dans une zone, on la scanne, on casse du Robot, puis on la traverse en utilisant les corniches, et on recommence pour la suivante.

1 Rétrolien / Ping

  1. Avis Enslaved Odyssey to the West - life style ...

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*