Batman : Arkham Asylum… le test

Avec deux millions d’exemplaires vendus en deux semaines, Batman : Arkham Asylum est LE carton de la rentrée vidéoludique 2009. Un hit qui a cependant sa part d’ombre… tout comme son héros le Dark Knight !

Bien avant de faire l’unanimité auprès des joueurs du monde entier, Batman : Arkham Asylum avait déjà rallié à sa cause l’ensemble de la presse spécialisée avec un tir groupé de bonnes appréciations tout à fait remarquable : 19/20 dans IGN, 18/20 sur Metacritic, Excellent sur Kotaku , 8/10 sur gamekult (ça a pas l’air mais c’est une super note chez gamekult), … N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Batman begins

Ce qui frappe dans Batman : Arkham Asylum, et qui explique en grande partie son succès, c’est son ambiance résolument adulte, très sombre, en prise directe avec les Batman de Franck Miller, Tim Burton ou Christopher Nolan (la scène d’intro m’a d’ailleurs fait penser à celle de Batman 2 : le défi).
L’ensemble de l’aventure se déroule de nuit (normal pour une chauve-souris me direz-vous), sur l’île d’Arkham, et plus précisément dans les bâtiments de l’asile : un simili huis clos dans une ambiance glauque et étouffante, avec une densité de vilains au m² plutôt élevée. « Chic, chic, chic !  » diront les fans en regardant le Joker organiser ce petit bal des horreurs, en compagnie de Harley Quinn, Bane, Killer Croc, l’Epouvantail, Gueule d’Argile ou encore l’Homme Mystère.
Bref… enfin du vrai bon Batman dans un jeu vidéo avec, cerise sur le couscous, une histoire qui tient la route.

As-tu déjà dansé avec le diable au clair de lune ?

Question jouabilité, Batman : Arkham Asylum nous propose un curieux mélange de baston bien bourrine à vingt contre un et d’infiltration. Force est de constater que ça fonctionne diablement bien. Les deux séquences de jeu s’appuient sur une prise en main intuitive, appuyée par une mise en scène efficace. On prend un pied immense à se glisser dans la peau de l’homme chauve-souris… que ce soit quand on enchaine les mawashi renversés et les coups de coudes dans la glotte ou quand on attend patiemment assis sur une gargouille avant de fondre sur un ennemi pour l’étrangler en silence. Le temps du jeu, vous deviendrez Batman et ça, ça n’a pas de prix !

Batman : Arkham Asylum est un bon jeu, voire même un très bon jeu pour les fans du super héros. Mais il lui manque un petit quelque chose pour être considéré comme un grand jeu : le côté épique… l’impression à la fin du jeu d’avoir vécu une grande épopée vidéoludique qui vous marquera à jamais… le truc qui fait que vous parlerez encore de ce jeu à vos petits-enfants dans cinquante ans…

Que quelqu’un relève le petit Batounet !

Mais pour quelle raison Batman : Arkham Asylum reste-t-il à la porte du Panthéon des Jeux Vidéo ?
Le manque de challenge… tout simplement.
Premièrement : la difficulté du jeu n’est pas suffisamment élevée. Les modes facile et normal sont sans intérêt pour qui a déjà joué à n’importe quel jeu du même genre. Mais même en mode difficile… Sans être un joueur d’élite, comptez une dizaine d’heures à peine. Beaucoup diront que c’est le tarif actuel. Pour le commun des jeux vidéos peut-être, mais pas pour un jeu qui postule au grandiose.

Deuxièmement : les boss… Grosse déception ! Ces derniers sont trop faciles, trop fades voire carrément inintéressants. C’est d’autant plus rageant que graphiquement ils sont hyper réussis.

En conclusion, Batman : Arkham Asylum reste un bon jeu, dont on ne peut que conseiller l’achat. Etant donné le nombre d’exemplaires vendus, vous n’aurez aucun mal à le trouver d’occas à un prix très raisonnable.
Batman : Arkham Asylum entre dans l’histoire comme le premier jeu vidéo digne du super héros. De là à y voir les prémisses d’une série dans la lignée des Splinter Cell ou des Prince of Persia il n’y a qu’un pas, que le fan que je suis aimerait sauter le plus rapidement possible… avec ou sans bat-grappin.

Allez… To the Batmobile, let’s go !

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