Avis Splinter Cell Double Agent – suite

suite de la revue sur Splinter Cell Xbox 360

Gameplay Splinter Cell Double Agent

Venons-en maintenant à l’essentiel, l’essence même de tout jeu vidéo : Le Gameplay !
Que les habitués de la série se rassure : Splinter Cell Double Agent est bel et bien un jeu d’infiltration, il n’y a aucun doute là-dessus. Alors même si effectivement il vous sera possible lors de certaines scènes de bourriner à coups de fusil d’assaut, la plupart du temps ce genre de tactique minimaliste vous enverra brouter les pissenlits par la racine en moins de temps qu’il n’en faut pour… pour… euh… pour faire un truc qui ne prend pas beaucoup de temps. Il est à noter d’ailleurs, que si toute liberté (ou presque) vous est donnée pour atteindre vos objectifs, finir le jeu avec une fiche statistique à 100% passera par contre obligatoirement par l’achèvement de l’intégralité des missions sans faire la moindre victime, sans même assommer un gredin de garde vous bloquant le passage au détour d’un couloir. Si ça ce n’est pas la preuve avec un grand P que nous sommes en présence d’un jeu d’infiltration, alors je ne vois pas ce qu’il vous faut !
Bref, si vous êtes un habitué, non seulement vous ne serez pas déçu, mais en plus vous ne serez pas dépaysé car, fonctionnalités dues aux boutons de tranche du pad 360 mis à part, les commandes restent les mêmes que lors des précédents volets et on retrouve très vite ses automatismes oubliés depuis la fin de Chaos Theory.
Cependant, notre ami Fisher profite de l’occasion de passer sur Next Gen pour nous gratifier de quelques nouveaux mouvements pas désagréables, comme briser la glace en étant sous l’eau pour faire tomber mercenaire se tenant au dessus et l’étriper d’un coup de couteau bien placé ou bien encore envoyer une manchette in his fucking face au garde qui s’approche avant de lui râper les nasaux contre la paroi pour le faire parler.
De nouveaux mouvements donc, mais j’ai bien également l’impression qu’on n’en ai perdu au passage : En l’occurrence, je n’ai jamais pu trouver le moyen de placer le grand écart mural pour me placer au-dessus de mes ennemis dans un couloir. Parait-il que la figure serait pourtant expliquée dans la notice (j’en sais rien, nous sommes privés de notices nous, les rédacteurs), reste à trouver s’il y a réellement la possibilité de le sortir.
Mais la grande nouveauté dans le gameplay de ce Double Agent, ou plutôt l’une des grandes nouveautés, la première étant les jauges de confiance sur lesquelles je me suis étendu dans le premier paragraphe, c’est l’arrivée de mission d’infiltration en plein jour. Et là, autant dire que ça change tout !
Fini le bon temps où on se planquait dans un coin sombre d’un couloir, invisible à l’œil du soldat qui passe en vous frôlant (j’ai essayé de mater les filles au boulot en agissant de la sorte, ça ne marche pas… même habillé en noir dans le couloir le plus sombre du bâtiment, j’ai de suite été repéré, la sécurité est arrivée, ils m’ont jeté dehors et j’ai été licencié… merci Splinter Cell !). Désormais donc, il va falloir compter avec des missions d’infiltration en plein jour, voire même en plein cagnard pour ce qui est de celle de Kinshasa.
Egalement au programme, le grand moment de l’évasion de la prison où, pour la première fois, vous aurez à agir sans l’aide de votre fameuse paire de lunettes et de ses multiples visions bien pratiques pour repérer les ennemis dans l’obscurité.
Parmi les défauts notables de ce nouveau volet, on pourra citer pêle-mêle une I.A. bien perfectible, une map absolument incompréhensible ne vous aidant en rien à vous repérer dans les niveaux gigantesques qui constituent cette nouvelle aventure ou ce fameux manque d’incidence des jauges de confiance.

Alors même si Splinter Cell : Double Agent ne constitue pas en soi LE jeu ultime, s’il nous laisse un léger goût d’amertume dû aux promesses pas toujours tenues de son scénario, il n’en reste pas moins un excellent titre, la référence en matière d’infiltration, qui a le mérite d’être un véritable tournant dans la série et de poser les bases d’un futur Splinter Cell 5 qui s’annonce d’ores et déjà incontournable.

Technique
Graphiquement l’Unreal Engine 2.5 montre ses limites sur Xbox 360 avec ce quatrième épisode de Splinter Cell. Loin d’être moche, bien au contraire, le titre phare d’Ubisoft affiche tout de même ses lacunes sur certaines textures un peu en deçà et de nombreux, très nombreux bugs d’affichage et de collision. Coté animation, même si les développeurs s’en sortent plutôt pas mal comme ça, une petite séance de Motion Capture ne serait pas du luxe pour affiner l’ensemble. Les effets de lumières quant à eux, sont, comme d’habitude, impressionnants.
Gameplay
Alors qu’aux vues des différents trailers, nous avions tous plus ou moins pris peur concernant l’orientation de la série vers un genre plus action, nous voici rassurés avec ce Double Agent plus infiltration que jamais puisque pour remplir une fiche de stat’ à 100%, il faudra finir le niveau sans avoir tué ni assommé qui que ce soit. Les choix tant promis par les développeurs sont peu nombreux au final mais ont une véritable importance dans le déroulement de la partie (et même sur la fin d’ailleurs) et les nombreux objectifs fixés par la NSA et le JBA offrent une certaine rejouabilité que n’avaient pas les épisodes précédents. Le panel des mouvements du chat Fisher reste toujours aussi complet, même si je n’ai pas trouvé quand et comment placer le grand écart mural et au chapitre des défauts récurrents qu’on aimerait voir disparaître sur Next Gen : L’I.A. est parfois à la limite du misérable.
Ambiance sonore
Le choix des acteurs est toujours aussi judicieux, les voix des différents protagonistes étant pour le coup, parfaitement dans le ton. Les musiques sont entraînantes et varient en fonction de l’action et les bruitages très bien rendus.
Durée de vie
C’est malheureusement un syndrome très répandu de nos jours, les jeux vidéos se terminent désormais tous (ou presque) en moins de dix heures. Ce Double Agent ne déroge pas à la règle et vous devriez en venir à bout en un peu plus de sept heures. Ceci dit son potentiel rejouabilité et les modes Xbox Live, devraient permettre d’y passer beaucoup, beaucoup plus de temps.
Intérêt
Le scénario de ce Double Agent est bien plus étoffé qu’à l’accoutumée et le personnage de Sam Fisher apparaît un peu plus humain. C’est une bonne chose tant ce dernier nous paraissait lisse dans les premiers volets. On regrettera cependant que le décès de sa fille de l’affecte pas plus que ça et que les relations latente qu’il tisse avec les différents PNJ ne soit pas plus explicites et développées.

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